20 ans de Prix Hemingway offerts au musée des Cultures taurines à Nîmes

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Publié le 29 mars 2024 Article

Par Marjorie Gourdou


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Ce vendredi 29 mars, l’association des Avocats du diable a remis l’ensemble de la collection des nouvelles du Prix Hemingway, depuis sa création en 2004, au Musée des Cultures taurines Henriette et Claude Viallat.

L’Association Les Avocats du diable a remis à la Ville de Nîmes et au musée des Cultures taurines Henriette et Claude Viallat, vendredi 29 mars, l’ensemble de la collection des nouvelles du Prix Hemingway, depuis sa création en 2004. Cette donation vient enrichir les collections du musée ainsi que sa bibliothèque et permet de tisser des liens encore plus étroits avec cette association nîmoise, fondée il y a 20 ans par Marion Mazauric des éditions Au diable vauvert et Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes.

« Conçu comme une arme de paix »

Pour la 20e année consécutive, le Prix Hemingway, présidé par le dessinateur nîmois Eddie Pons, va récompenser une nouvelle sur le thème de la tauromachie, d’un auteur français ou étranger. Plusieurs étapes de sélection sont nécessaires pour trouver le lauréat, dont l’histoire sera lue en public le samedi soir de la Feria de Pentecôte (le 18 mai 2024), à l’issue de la corrida, sur la piste des Arènes.

« C’est avec une grande émotion que nous remettons ce coffret de 19 recueils. Plus de 300 nouvelles originales sont ainsi mises à l’honneur à Nîmes et le seront également en Espagne car nous offrons conjointement ce coffret à deux musées espagnols. Le Prix Hemingway s’exporte désormais à l’étranger. Il a été conçu à l’origine comme une arme de paix, pour que la tauromachie soit reconnue en tant que patrimoine culturel », explique Marion Mazauric, écrivaine et fondatrice des éditions Au diable vauvert, présente aux côtés du dessinateur Eddie Pons, du Maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, de Frédéric Pastor, Adjoint délégué à la Tauromachie, et de Sophie Roulle, Adjointe déléguée à la Culture.

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A noter que le jeune peintre nîmois Jules Milhau signe l’affiche des 20 ans du Prix Hemingway.

Le jury au travail

Depuis la mi-mars, la quinzaine de membres du jury de pré-sélection étudie avec attention les 176 nouvelles en lice pour le 20e Prix Hemingway : 150 écrites en français, 25 en espagnol, 1 en anglais. Mi-avril, le groupe de lecteurs remettra sa sélection aux membres du jury, présidé par la journaliste Laure Adler. En plus des 2 000 € de gains, la nouvelle lauréate sera publiée chez l’éditeur Au diable vauvert, et sera disponible chez tous les libraires nîmois au mois de septembre, pour la Feria des vendanges (du 13 au 15 septembre 2024).
L’an passé, Sébastien Ambit avait remporté le titre avec « La clémence de Titus », l’histoire d’un revistero (chroniqueur en français) privilégiant l’opéra à une corrida, et demandant à un ami de lui faire le compte rendu.