L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Nîmois d’adoption, Marco La Via est un jeune réalisateur de talent qui compte déjà deux longs métrages à son actif. Son film « Au fil des saisons », coréalisé avec Hanna Ladoul, sort en salle le 21 février. Interview.

Bio express

1990 : né à Santa Barbara (USA)
1996 : s’installe à Nîmes avec sa famille
2006 : étudie au lycée Daudet
2010 : entame des études de journalisme
2012 : coréalise le documentaire « Le Populisme au féminin »
2013 : déménage à Los Angeles
2016 : réalise le court-métrage « Diane from the moon », prix du public au Festival du film lesbien et gay de Seattle
2018 : coréalise « Nous les coyotes », présenté lors du 71e Festival de Cannes
2024 : coréalise « Au fil des saisons »

Quel est votre lien avec la ville de Nîmes ?

Ma mère est française et mon père est américain. Ils ont décidé de s’installer à Nîmes lorsque j’avais 6 ans. C’est la ville où j’ai grandi. Je faisais du skateboard, de la guitare et j’ai commencé à faire mes premières vidéos ici. Je suis passé par le lycée Daudet avant de me lancer dans des études de journalisme à Cannes. Nîmes est une ville très inspirante et j’espère qu’un jour elle sera le décor de l’un de mes films.

« Nîmes est une ville très inspirante et j’espère qu’un jour elle sera le décor de l’un de mes films. »

Comment s’est passé votre expérience en école de journalisme ?

Je me suis vraiment épanoui. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser au documentaire, notamment grâce au Gardois et documentariste renommé Joël Soler. Il m’a beaucoup appris. A l’école, j’ai aussi rencontré Hanna Ladoul, ma compagne, avec qui nous avons réalisé le documentaire « Le Populisme au féminin ».

Comment êtes-vous passé du journalisme au cinéma ?

Pour Hanna et moi, ce n’était pas une opposition mais une suite logique. Le point commun entre le journalisme et la fiction, c’est le fait de raconter une histoire. Il y a un côté anthropologique dans nos films et dans nos documentaires, on suit un personnage. Il y a aussi un côté social et politique, on traite souvent de sujets actuels comme la précarité des jeunes dans notre premier film « Nous les coyotes », le néo-ruralisme dans « Au fil des saisons ». D’ailleurs, nous continuons à réaliser des reportages. Aller sur le terrain, c’est aussi une source d’inspiration pour nos fictions.  

Pourquoi ce choix de Catherine Deneuve dans le rôle principal ?

C’était pour nous une évidence. Elle joue une Française dans un casting entièrement anglophone. Catherine Deneuve incarne pour nous la France. On a écrit le scénario pour elle est c’est la première personne à qui nous avons demandé de rejoindre l’aventure. C’était juste avant le Covid et elle n’a jamais lâché le projet. Nous lui en sommes très reconnaissants.

Autre tête d’affiche : Martin Scorsese, à la production. Comment s’est fait la rencontre ?

L’un de nos productrices le connaît. C’est comme cela que nous avons pu lui envoyer le scénario de « Au fil des saisons » et il a beaucoup aimé. Au départ, on s’est demandé pourquoi. C’est quand même très loin de son cinéma. En écoutant ses interviews, on s’est rendu compte qu’il aimait les relations mère-fille, c’est pour lui un sujet inépuisable et intriguant. C’est certainement cet aspect qui l’a intéressé dans notre film. Il a eu un vrai rôle artistique sur le projet, dans le sens où il nous a fait des notes sur le scénario et sur le montage, tout au long de la réalisation.

Propos recueillis par Yann Benoit

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