L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Samedi 13 janvier, l’ASS Nîmes, dédiée aux sportifs sourds et malentendants, reçoit la troisième journée de championnat de France de futsal de deuxième division au complexe Pablo-Neruda. Gros plan.

Créée en 1968, l’Association sportive des sourds de Nîmes (ASS Nîmes) se donne pour objectif de rassembler la population sourde et malentendante en proposant des activités sportives et de loisirs. Le club, soutenu par la Ville, propose à ses 74 membres plusieurs activités comme la randonnée, la marche ou la spéléologie, de la pétanque, du tennis ou du padel et, enfin, une section dédiée au foot et au futsal (football en salle, cinq joueurs dans chaque équipe).

Championnat de France

L’ASS Nîmes reçoit, le samedi 13 janvier, la 3e journée de championnat de France de futsal de deuxième division à Pablo-Neruda. Une compétition ouverte au public où l’équipe nîmoise affrontera le Club sportif des sourds de Montpellier et l’Association des sourds de Cognin. « J’encourage les gens à venir soutenir notre équipe. Ce genre d’événement participe à faire reconnaître le sport des sourds, à informer au maximum le public que nous sommes là, et à le sensibiliser sur la surdité », explique Julien Masson, président du club nîmois. Pour cette journée, le championnat commencera à 11h et finira à 18h. L’entrée est gratuite pour les membres et coûte deux euros pour les non-adhérents.

Une équipe de foot en première division

En parallèle de l’équipe de futsal, l’équipe de football classique du club évolue actuellement en première division. Après une belle saison 2022-2023, l’équipe a été promue en juin dernier en remportant la 2e division du championnat de France de football des sourds et en étant finaliste de la « coupe d’espérance ». Et elle a démarré fort en occupant la première place du championnat et se qualifiant en demi-finale de la coupe de France.

« Les règles sont les mêmes »

« Pour le futsal, en ce qui concerne le sport en lui-même, les règles sont les mêmes que pour les valides mais le sifflet est remplacé par un chiffon voyant. Dans les équipes, il y a des personnes qui sont sourdes et n’entendent rien et d’autres “moins sourdes” qui entendent mais peu« , précise Julien Masson. La Commission fédérale de football des sourds accepte en effet d’accueillir les sportifs ayant une perte d’au moins 55 décibels de la meilleure oreille sur trois fréquences déterminées.

Par Julien Ségura

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