LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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Rue Clérisseau

Tout le quartier autour de la rue Clérisseau était appelé « Terre du Fort » au 19e siècle. Il était délimité par l’ancienne prison du fort Vauban et le boulevard Gambetta.

Il existait 3 parties dans la rue Clérisseau que nous connaissons : la rue Balore, la rue Basse-du-Fort et la rue Clérisseau.

À son origine elle s’étendait de la rue porte d’Alais à la rue Bachalas. En 1857, l’ensemble fut nommé rue Clérisseau. Cette rue aujourd’hui très fréquentée dispose de 2 établissements scolaires d’importance avec le collège de la Révolution et la faculté de Vauban.

La percée Clérisseau

Il y a 10 ans, le quartier a eu droit à un lifting avec le projet de la percée Clérisseau. Ce projet d’espace urbain centralisé autour d’une placette a permis de moderniser une partie de la rue. Éclairage festif des façades et de la voirie, aménagement paysager, mise en place d’équipements et mobiliers urbains viennent habiller ce passage avec goût. Cet espace de circulation en Zone 30 où le piéton et le vélo sont prioritaires, permet de prolonger la rue vers la rue d’Aquitaine. Avant les travaux, une campagne de fouille a été menée par l’INRAP et a mis à jour la plus grande maison romaine connue à ce jour à Nîmes.

Charles-Louis Clérisseau, qui es-tu ?

Charles-Louis Clérisseau, peintre et architecte français né en 1720 fut destiné, dès le commencement de sa longue carrière, à la culture des arts. Il se rendit à Rome où il séjourna longtemps pour y étudier les modèles de l’antiquité. À son retour d’Italie, Clérisseau fait un arrêt à Nîmes, il y séjourne assez longtemps pour faire une étude spéciale de ses monuments romains, et en 1778, il publie un superbe volume intitulé Les Monuments de Nîmes, contenant 42 planches.

C’est, paraît-il, pendant le séjour de Clérisseau à Nîmes, que les travaux exécutés parmi les constructions formant l’ancien château et les murs de la ville, ont mis à jour l’ancienne porte Romaine dite d’Auguste, et que sur ses conseils, on reconstitua ce nouveau monument inconnu de la population.
Source : Les Rues de Nîmes d’Aimat Serre / Nîmes et ses rues d’Albin Michel

Lieu et place du street-art

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Depuis presque 9 ans, la rue Clérisseau et les rues adjacentes ont vu fleurir des fresques de street-artistes de renommée nationale et internationale. Des œuvres appréciées par les habitants et les curieux et qui en font un passage obligé pour les amoureux d’art et de peinture. Ces créations originales, monumentales et éphémères voient le jour chaque année à l’occasion de l’Expo de ouf. D’années en années de nouvelles fresques apparaissent, en remplacent d’autres ou complètent la panoplie de peintures street-art déjà importante.

N°2 – CENTRE SOCIAL ÉMILE JOURDAN

Ourda, Nelly et Thomas travaillent dans ce centre social situé au cœur du quartier Gambetta. Déplacé et rénové en 2015  à l’initiative de la Ville de Nîmes, le centre dispose d’un espace public numérique et propose toute l’année des activités à destination des enfants, jeunes, adultes et seniors. Véritable espace d’échanges et de rencontres, son but premier est de créer du lien social et d’impliquer les habitants au service de l’amélioration de la vie quotidienne. Il contribue au développement local et à l’animation du quartier.
Ouvert de 9h à 12h et de 14h à 18h du lundi au vendredi. 04 30 06 77 40.

N°31 – LA TABLE DE LYDIE

Lydie, 45 ans, est nîmoise d’adoption, elle a longtemps travaillé comme étalière aux Halles pour la charcuterie Bruguier. Animée par l’envie d’ouvrir son propre lieu, elle a eu l’opportunité de récupérer cette affaire il y a 4 ans. Son snack-restaurant, chaleureux et convivial, brasse une clientèle diversifiée et de tout âge. Son cuisinier Kais propose des plats simples, aux prix abordables mais confectionnés avec des produits de qualité : frites maison, légumes, viandes et fromages des Halles.
Ouvert de 7h30 à 15h du lundi au vendredi. 04 66 36 24 74.

N°32 – CLAUDE VIALLAT

Artiste-peintre contemporain incontournable, fondateur du mouvement Supports-Surfaces, Claude Viallat est un Nîmois mondialement reconnu pour son travail artistique. Il a œuvré comme directeur des Beaux-Arts de Nîmes pendant de longues années à partir de 1979 et ses œuvres sont encore largement présentes dans des musées partout dans le monde. Aficionado invétéré, le musée des cultures taurines de la Ville de Nîmes porte son nom et celui de sa femme Henriette. Âgé aujourd’hui de 84 ans, il habite la rue depuis 1990. Sa grande maison, accolée à la Faculté de Vauban, est aussi son atelier, son entrepôt et abrite la galerie La Vigie gérée par sa fille Isabelle. Cet imposant bâtiment est un ancien relais de la Poste.

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