LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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La rue Notre-Dame

La rue Notre-Dame

Dans le quartier historique des hôtels de voyageurs, ancien point de départ des diligences vers Avignon, elle relie le centre-ville à la rue Pierre Sémard. Ses commerces de proximité à l’âme conviviale et ses associations en font un lieu de vie et de passage agréable.

La rue est dénommée ainsi depuis le XIXe siècle pour sa partie supérieure allant du square de la Couronne à la rue Séguier,

en raison d’un hôtel présent au XVIe qui s’appelait le logis de Notre-Dame. De nombreux hôtels se trouvaient en effet à la porte des remparts de la ville. Le carrefour de l’actuelle rue Séguier fut appelé au Moyen Âge le Pilier des sorcières, en référence sans doute à un gibet de potence. Cette frange du faubourg des Carmes fut longtemps vouée aux activités agricoles, ponctuée de mas et de petites demeures de jardiniers. Le quartier s’urbanise surtout à partir de 1850.

Les Bains Bérard

On y trouve les ancien bains et lavoirs municipaux achetés par la Ville à Antoine Bérard et sa Société des Bains en 1914. La Ville fait une affaire : elle acquiert un dispositif de 120 places de lavoir avec étendage, un service d’hydrothérapie avec bains-douches et bains sulfureux, une piscine de 70 mètres sur 16, qui sera longtemps l’une des plus grandes de France, une buanderie et une blanchisserie. Si l’activité blanchisserie est vite abandonnée, le bassin Bérard sera longtemps l’unique piscine municipale. Son activité se poursuit jusqu’à la fin des années 80. En parlant d’eau, notons aussi en sous-sol le passage du cadereau du Vistre de la Fontaine, qui traverse la place de l’Écluse et l’avenue Carnot, autrefois aménagée en quais. Il fut recouvert en 1881. Du XIIe siècle à 1860, on trouvait un moulin rue Notre-Dame.

« L’abribus »

En 1987, le designer et architecte Philippe Starck à qui l’on doit le fameux clou-logo de la Ville de Nîmes, déploie ici les mêmes emblèmes sous la forme d’une œuvre originale, plus évidente en vision aérienne. Le palmier, bien réel, est accompagné d’un crocodile de marbre-arc de triomphe-abribus. On discerne sa colonne vertébrale sous forme de sièges cubiques.

L’hôtel du Louvre

Édifié en 1773 par Pierre Troupenas, l’hôtel reste dans un état d’authenticité remarquable, malgré un incendie qui mit fin à l’activité cinéma qui y avait pris place. Un programme immobilier proposera bientôt 17 logements préservant les caractéristiques patrimoniales du bâtiment, en particulier sa façade, son escalier monumental en pierre, ses salons voûtés et vestibule d’entrée.

Pizzeria That’s Amore

Dans un décor à la fois simple et typique, ce restaurant de quartier est un repaire d’habitués connaisseurs, de touristes guidés par les bonnes critiques et de tours opérators italiens en recherche de bonnes « pastas ». Une cuisine latine généreuse faite maison y est servie pour un prix raisonnable, avec un service attentif et souriant. Depuis dix ans, Nino le Sicilien, aujourd’hui secondé de ses deux fils Alessio et Christian, y déploie son savoir-faire. 04 66 40 72 93, http://thatsamore8.wixsite.com/palermo

Boucher Michel

Patrick Salendres est sans doute le commerçant qui présente la plus belle longévité dans le quartier. C’est d’ailleurs lui qui préside l’association des commerçants de la rue. Arrivé en 1977, il reprend la boutique de son patron Maurice Michel. À la retraite, ce dernier habite toujours dans la rue ! Boucherie-charcuterie proposant des races à viande, limousines, d’Aveyron ou de Lozère, l’établissement fait aussi traiteur maison (tous les plats sont confectionnés sur place). La clientèle apprécie le choix et la convivialité : « La plus-value du quartier, ce sont ses commerces », glisse une habitante fidèle. 04 66 67 50 33. www.traiteur-michel.com
Point de dépôt de Vivre Nîmes.

Annick Longuet, Association Le regard

Cette ancienne étudiante des Beaux-Arts de Nîmes enseigne les arts plastiques sous toutes leurs formes au sein de son association depuis 2005. Dessin, peinture, volume, manga, BD…. s’y pratiquent. « On travaille à la demande, chacun fait ce qu’il souhaite » durant des séances collectives de plus de deux heures où règnent concentration et plaisir de créer. Au sein d’un vaste local où se trouve tout le matériel nécessaire, elle propose des cours du lundi au vendredi pour un public âgé de 6 à 86 ans (âge de la doyenne de la centaine de membres). 06 87 08 86 82 

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