Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : Bonjour à tous, on vous amène aujourd'hui à la découverte de la Contemporaine de Nîmes. C'est la triennale de création contemporaine qui s'est ouverte le 5 avril. Cette triennale de création contemporaine vit sa 1re édition autour du thème « Une nouvelle jeunesse ». Pour en parler on va retrouver Anna Labouze et Keimis Henni qui sont les deux directeurs artistiques de cet événement d'ampleur nationale et internationale. - Bonjour Anna. Anna Labouze, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Bonjour Mathieu. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Alors, avant toute chose, pourquoi ce thème « Une Nouvelle Jeunesse » ? Anna Labouze, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : Avec « Une Nouvelle Jeunesse », notre envie c'était d'adresser les sujets et les préoccupations qui animent la jeunesse actuelle, les nouvelles générations. Et puis aussi parler de la transmission intergénérationnelle que ce soit au sein d'une famille ou bien d'une communauté ou même au fil des générations à l'échelle de la grande Histoire. Et notre souhait derrière cela c'était d'imaginer une manifestation artistique qui soit fédératrice, créatrice de lien entre les gens, entre des générations qui peuvent avoir tendance à s'opposer. Et puis aussi de proposer une nouvelle triennale dans une ville aux racines millénaires et que l'on puisse découvrir Nîmes sous un jour nouveau. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - En investissant notamment l'espace public pour être accessible au plus grand nombre comme ici dans les Jardins de la Fontaine avec cette œuvre monumentale, de quoi s'agit-il ? Anna Labouze, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Alors ici je suis devant une installation monumentale paysagère qui a été conçue par deux artistes de générations différentes : Feda Wardak et Tadashi Kawamata qui ont tous les deux proposé un projet en lien avec la transmission des savoir-faire ancestraux notamment liés à la gestion et à la conservation de l'eau. La première partie blanche derrière moi, c'est un aqueduc qui a été conçu par le jeune artiste, Feda Wardak. Après dans la deuxième partie donc l'eau est transmise à l'artiste plus établi : Tadashi Kawamata qui lui a construit une gouttière aérienne qui vient traverser les Jardins de la Fontaine jusqu'à ce que l'eau retombe à sa source dans la fontaine. Cette œuvre c'est l'une de l'exposition phare de la Contemporaine : « La Fleur et la Force » qui se déploie aussi sous la forme d'un parcours à travers les différents musées de la ville. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Je vous propose de continuer la visite. Anna Labouze, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Très bien. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Bonjour Keimis. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Bonjour Mathieu. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Alors on est maintenant au Musée du Vieux Nîmes qui héberge dans le cadre de cette Contemporaine un très grand nom de la peinture. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Alors oui, le musée du Vieux Nîmes est le théâtre d'un face-à-face exceptionnel entre une jeune artiste textile : Jeanne Vicerial et un monument de la peinture récemment disparu : Pierre Soulages. C'est le principe général de cette exposition « La Fleur et la Force » que d'associer des jeunes artistes à des figures plus reconnues, établies ou historiques avec ce principe de binôme intergénérationnel. Ici, Jeanne Vicerial a voulu rendre hommage à Pierre Soulages qui a été une figure très importante dans son parcours. Par rapport à la question du noir, par rapport à la possibilité dans l'art d'ouvrir des portes vers d'autres mondes. Le principe ici c'est, du coup, d'avoir une installation multisensorielle qui rend hommage à Pierre Soulages et où on voit le commun entre les pratiques des deux artistes puisque le fil et le sillon laissés par la peinture ont parfois tendance à s'interchanger, à correspondre et on ne sait plus vraiment qui est qui et qui a fait quoi dans cette installation, et c'est ça finalement qui est assez merveilleux. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Un projet qui a pu être mené à bien avec la participation de jeunes du lycée Hemingway parce que de manière générale, depuis des mois, beaucoup de Nîmois sont impliqués dans cette Contemporaine. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Oui tout à fait, ce qu'on appelle la double chaîne de transmission c'est que l'exposition se construit autour de ces binômes intergénérationnels d'artistes et aussi avec la participation de groupes d'habitantes et d'habitants de Nîmes. cela peut-être une école, une association, une école supérieure... Donc il y a plein de structures qui ont été associées, au total ce sont plus de 500 Nîmoises et Nîmois qui ont directement participé à la création des œuvres. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Alors les Nîmois sont impliqués, il y a aussi des lieux de la ville bien connus qui participent à cet événement notamment le Spot, Anna nous y attend, je vous propose d'aller la retrouver. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Allons-y ! Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Alors nous voici au Spot, le tiers-lieu du quartier Gambetta, qui est changé durant 3 mois en Maison de la Contemporaine. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Oui tout à fait, donc on a voulu proposer des Maisons pour la Contemporaine qui sont des espaces de convivialité, de partage, de rencontre, aussi des espaces de repos dans le parcours de l'exposition. Et l'idée c'était d'inviter, avec ces acteurs artistiques nîmois, des artistes ou des collectifs en résidence pour mener des projets artistiques participatifs. Donc en tout on a 3 Maisons : la Maison du Spot avec Green Resistance, la Maison de l'Hôtel-Dieu avec Nîmes s'illustre et Jonathan Bréchignac, et puis la Maison de Carré d'Art avec le collectif Monstera. Ici on se trouve dans la Maison du Spot avec Green Resistance où on a invité ce collectif à mener un projet artistique participatif autour de la végétalisation du quartier Gambetta. Donc ils ont mené des ateliers de création avec les habitants pour les accompagner dans la végétalisation de leur façade et des ateliers de création plus largement autour de la végétalisation. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Plusieurs acteurs culturels de Nîmes ont aussi été invités à présenter une programmation. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Oui on a invité 12 acteurs culturels nîmois à donner leur propre interprétation de la thématique « Une Nouvelle Jeunesse » autour d'une programmation. Il peut y avoir des expositions, c'est le cas avec le CACN, Negpos ou le lycée Alphonse-Daudet, un festival avec l'école d'art l'Esban qui a proposé toute une programmation pour le week-end d'ouverture ou encore c'est le cas avec le cinéma le Sémaphore qui propose le ciné-club de la Contemporaine avec plusieurs projections de films liés au sujet de l'adolescence. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - Anna, Keimis, merci beaucoup pour cette visite guidée. Keimis Henni, directrice artistique de la Contemporaine de Nîmes : - Merci Mathieu. Mathieu Lagouanère, Chef de service information de la Ville de Nîmes : - La Contemporaine de Nîmes court jusqu'au 23 juin. Vous pouvez retrouver le programme complet de l'événement sur le site : contemporainedenimes.com Les vidéos de notre série « Suivez le guide ! » elles sont à voir et à revoir sur la chaîne YouTube de la ville de Nîmes.