L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Bien dans mon école

Nîmes, pionnière de l’école inclusive

Léo-Rousson : un transfert réussi au Mas Boulbon

Bien dans mon école

Nîmes, pionnière de l’école inclusive

Léo-Rousson : un transfert réussi au Mas Boulbon

ACCUEILDOSSIERS > À Nîmes, une rentrée scolaire 2023 à bonne école

Bien dans mon école

Depuis le 4 septembre, les 12 220 élèves inscrits pour cette année 2023-2024 ont repris le chemin de l’école. En coulisse, les services municipaux ont œuvré tout l’été dans les 83 écoles municipales pour améliorer toujours plus ce lieu de vie et de travail.

Avec plus de 40 M€ alloués chaque année, l’Éducation dispose du plus gros budget de la collectivité. Un projet éducatif pensé à l’échelle du territoire, et des lieux d’accueil sans cesse améliorés pour que l’école reste un lieu d’apprentissage et d’épanouissement pour ces futurs citoyens. Qu’il s’agisse de la rénovation du groupe scolaire Émile-Gauzy ou de la reconstruction de l’école Léo-Rousson, des travaux pour plus de confort au quotidien, ou de la cantine scolaire plus éco-responsable grâce à la mise en place du pré-paiement, la Ville de Nîmes travaille tous azimuts pour le bien-être des petits Nîmois. Ces 20 dernières années, pas moins de 15 écoles ont été réhabilitées, agrandies ou (re)construites.

Un suivi éducatif renforcé

S’ajoutent au volet travaux des moyens matériels et humains que la Ville déploie, au-delà même des préconisations de l’Éducation nationale. Plus de 700 agents (tous postes confondus) travaillent au quotidien, et, parmi eux, 210 Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) sont déployés dans les classes pour soutenir et accompagner tous les apprentissages. Sur le temps périscolaire, en plus des activités facultatives des Alaé (Accueil de loisirs associé à l’école), la Ville propose et finance des études dirigées après l’école, encadrées par des professeurs ou des étudiants, pour un montant global de 500 000 € (210 postes sont à pourvoir chaque année). « Nîmes fait partie des rares villes de France à proposer ce suivi éducatif renforcé. Nous travaillons aussi à ce que nos écoles publiques soient plus inclusives et deviennent un lieu de travail et de vie pour chaque élève, à besoin particulier ou non », explique Véronique Gardeur-Bancel, Adjointe déléguée à l’Éducation et à la Réussite éducative.

Tous ensemble

Depuis la « loi handicap » de 2005, le nombre d’enfants handicapés accueillis à l’école en milieu ordinaire s’est accru fortement. Nîmes va plus loin en proposant une expérience unique en France à l’école Marie-Curie, initialement dédiée à des enfants ayant besoin de soins particuliers. Deux nouvelles classes viennent tout juste d’y ouvrir pour accueillir à l’inverse des élèves dits ordinaires. Un apprentissage de la différence dans cette école au cadre privilégié qui connaîtra des travaux d’aménagement plus conséquents à l’été 2024 pour recevoir, à terme, près de 150 élèves.

40 M€

alloués chaque année

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700

classes (180 de maternelles + 520 élémentaires)

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12 220

élèves

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Nîmes, pionnière DE L’éCOLE INCLUSIVE

La Ville s’engage pour l’inclusion des élèves « à besoin particuliers ». Elle joue un rôle de précurseur avec une école unique en son genre du fait de son implantation dans un Pôle d’animation et d’éducation inclusive.

L’inclusion scolaire est une démarche qui vise à rendre accessible l’école ordinaire à tous les enfants. Pas simple : il faut réussir à adapter l’environnement pour permettre l’accueil des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. Cela passe par des mesures de soutien favorisant leur apprentissage à l’intérieur de classes et d’écoles ordinaires afin de suivre le programme national.

L’école Marie-Curie, unique en France

Ce sera le seul établissement de ce genre en France et un modèle au niveau national. À Nîmes, l’école primaire Marie-Curie, située dans le quartier Kennedy et anciennement baptisée école de Plein Air, accueille des enfants à besoins particuliers du fait de leur état de santé : trouble du comportement, du développement ou de l’attention. Cette école à taille humaine a été pensée pour environ 40 élèves en prenant en compte la gestion de leur bien-être : grands espaces arborés qui participent au bonheur des enfants et classes limitées à 12 élèves pour un suivi personnalisé. Dans chaque classe, l’enseignant est formé et accompagné d’un Agent territorial spécialisé dans les écoles maternelles (Atsem). L’établissement fait évoluer ses modalités d’accès pour la rentrée 2023 en s’ouvrant à tous les écoliers, avec la création de deux classes d’une dizaine élèves ordinaires et le souhait d’en accueillir 150 d’ici quatre à cinq ans. Objectif : la rencontre des publics et le développement de l’éducation partagée et inclusive. Les élèves cohabiteront et partageront des projets mais les espaces resteront autonomes. Ce changement, voulu par les professionnels qui travaillent au sein de l’école, est dû aussi aux dynamiques urbaines et démographiques de la ville. Il permet d’assurer l’occupation optimale des écoles nîmoises.

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classes ULIS ou spécialisées à Nîmes, c’est plus que Rennes ou Grenoble

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« L’école Marie-Curie fera figure d’exemple. On peut affirmer que l’ambition est d’en faire un modèle de l’école inclusive du XXIe siècle.»

Véronique Gardeur-Bancel,
Adjointe déléguée à l’Éducation et à la Réussite Éducative

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Deux écoles s’ouvrent au polyhandicap

Gustave-Courbet et Jean d’Ormesson, seront concernés par l’ouverture, lors de cette rentrée 2023, de deux Unités d’enseignement externalisées (UEE) implantées pour la première fois à Nîmes en éducation prioritaire. Afin de créer l’une des deux premières écoles élémentaires ouvertes aux enfants polyhandicapés en Occitanie, la Ville a souhaité collaborer avec l’établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés de Montaury et jouer la carte de l’inclusion. Ainsi, Gustave-Courbet vient d’intégrer sept ou huit enfants résidents de Montaury avec la création d’une classe dédiée. Pour cela, des travaux ont été réalisés afin d’accueillir ces nouveaux élèves dans l’établissement, et une enseignante spécialisée a été recrutée. À titre d’exemple : la pratique des échecs, dont les élèves de Gustave-Courbet sont des spécialistes, pourra permettre de faire se rencontrer les classes ordinaires et polyhandicapés afin de faire oublier un instant leurs différences et favoriser l’intégration de ces nouveaux élèves. Jean d’Ormesson s’engage pour sa part dans un partenariat avec l’IME les Genévriers.

DES EMPLOIS PLUS STABLES POUR LES AESH

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Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) sont essentiels pour favoriser l’autonomie des élèves en situation de handicap au sein des classes et sont le moteur du projet de l’école inclusive. Malheureusement, ces emplois sont souvent précaires, tant en termes de salaire qu’en termes de statut. Depuis 2022, une loi est venue faciliter la stabilité de ces emplois avec la possibilité pour un établissement de recruter en CDI les AESH ayant exercé pendant trois à six ans, soit potentiellement à l’issue d’un seul CDD, contre deux auparavant. Leur salaire s’est vu aussi augmenter de 10 % pour cette rentrée scolaire 2023. Pour parvenir à rémunérer les AESH sur un temps complet, la Ville de Nîmes partage le financement de leur salaire avec l’État, celui-ci prenant en charge le temps scolaire, et la mairie, le temps périscolaire. Cette démarche expérimentale est menée en partenariat avec la Direction Académique du Gard et le Rectorat de l’Académie de Montpellier.

Léo-Rousson : un transfert réussi au Mas Boulbon

En mai, plus de 200 élèves de l’école élémentaire Léo-Rousson ont pris leurs quartiers dans le cadre idyllique de l’accueil de loisirs du Mas Boulbon. Une installation qui durera jusqu’à ce que leur école d’origine soit totalement reconstruite, début 2025.

« On avait une certaine appréhension mais finalement l’adaptation s’est faite immédiatement. Les classes avaient été adaptées, les tableaux numériques fonctionnaient parfaitement. Dès le premier jour on a pu faire cours sereinement. » Julien Joly, directeur de l’école Léo-Rousson, l’assure : le déménagement de ses élèves et des équipes enseignantes au Mas Boulbon est une réussite.

Travaux et reconstruction

Retour en arrière. Le jeudi 11 mai, 13 classes élémentaires, soit 213 élèves, de l’école Léo-Rousson, située au Clos d’Orville, ont rejoint sans encombre l’espace éducatif et de loisirs municipal du Mas Boulbon (un écrin de nature de quatre hectares à l’entrée de la ville près de la route de Bouillargues). À cela, il faut ajouter six classes (116 élèves) de maternelle qui, elles, ont rejoint l’école Émile-Gauzy, quartier Beausoleil (voir encadré).
Pourquoi un tel transfert ? Car la Ville a entamé la reconstruction totale de l’école Léo-Rousson. Une école des années 60 qui renaîtra début 2025. Cet été, un désamiantage du bâtiment a été entrepris.

13,2 M €

coût global

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Puis viendra le temps de la démolition et de la reconstruction. Des visites du chantier destinées aux familles seront d’ailleurs mises en place par la mairie dans le courant du premier trimestre.

Sécurité et concertation

Quatre kilomètres séparent les deux sites. Pour assurer le transfert au quotidien, sept bus sont affrétés par la Ville tous les matins à 7h30 pour diriger les bambins vers leurs nouvelles classes. Une quinzaine d’animateurs encadrent les enfants sur ce temps périscolaire. Les élèves qui arriveraient un peu en avance sont accueillis à l’école Jean-Zay. Un protocole pensé en concertation avec les parents d’élèves. Prochain défi : accueillir la cinquantaine de nouveaux enfants (niveau petite section et cours préparatoire) pour cette rentrée de septembre.

LES ÉLÈVES DE LA MATERNELLE À ÉMILE-GAUZY

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Les 116 enfants de la maternelle Léo-Rousson ont, quant à eux, rejoint l’aile rénovée du groupe scolaire Émile-Gauzy, quartier Beausoleil. Cette aile, désormais équipée d’une belle avancée de préau isolé phoniquement, d’une toiture neuve, d’une salle de motricité et d’un accès PMR, bénéficiera aux jeunes élèves du Clos d’Orville. Une rénovation de 1,7 M€.

Cantine : la réservation des repas comment ça marche ?

Pour limiter au maximum le gaspillage à la cantine, la Ville lance la réservation des repas avec paiement à la commande. Depuis le 16 août, les parents ont commencé à réserver les repas pour leurs enfants pour le mois de septembre. Mode d’emploi.

• Qu’est ce qui change ?

Pour la rentrée de septembre, il est demandé aux parents de réserver les repas de cantine au moins quatre jours avant consommation. Ils ont la possibilité de choisir les dates de consommation par jour /semaine /mois. Aucun délai de traitement, la réservation est immédiate après paiement.

• Comment réserver ?

Depuis le 16 août, en ligne sur www.nimes.fr puis rubrique « démarches » et rechercher le mot « cantine ». Les parents peuvent aussi se présenter au guichet de la Cuisine centrale de Nîmes (3 214 route de Montpellier). Attention, le Dossier unique enfant (DUE) doit être valide (la création et la mise à jour du DUE sont possibles tout au long de l’année).

• Peut-on modifier ?

Il y a la possibilité de modifier et/ou d’annuler la réservation jusqu’à 48 heures avant la consommation.
Pour le cas d’un repas annulé dans les temps, vous avez un avoir sur le prochain repas réservé ou la réservation des repas du prochain mois (pas de remboursement mais des régularisations).

6 500

repas servis en moyenne par jour dans 54 restaurants scolaires.

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Le prix des repas à la charge des familles varie de

1 à 7 €

en fonction de leurs ressources. La Ville prend le reste à sa charge.

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• Et si on se trompe ?

Quoi qu’il arrive, l’enfant pourra toujours bénéficier d’un repas dans sa cantine. En revanche, le repas non réservé sera, bien sûr, facturé et des frais supplémentaires de 30 €/mois seront demandés. Enfin, si un repas est réservé mais que l’enfant ne se présente pas à la cantine, il ne sera pas remboursé sauf cas de remboursement listé(s) dans le règlement de fonctionnement (hospitalisation avec opération / maladie longue / maladie relevant des cas d’éviction réglementaire de l’école.)

• En cas de difficulté ?

Un numéro de téléphone : 04 66 76 70 55.

Aurélie Prohin

Conseillère déléguée aux Crèches et à la Petite Enfance, à la Restauration Scolaire, à l’Adaptation aux Changements Climatiques des Écoles

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Quel est l’objectif de cette nouvelle démarche ?

Avant tout, réduire le gaspillage. La Ville s’engage pour que les enfants puissent manger des produits de saison, de qualité et venus de producteurs locaux. Pour continuer cet effort et travailler davantage avec les producteurs, avoir le nombre de repas en amont est important. Rappelons que plus de 30 % des aliments servis quotidiennement sont issus de l’agriculture biologique et 40 à 50 % des produits viennent de filières courtes et locales.

 

Les parents sont-ils accompagnés ?

Déjà, je veux rassurer les parents : aucun enfant ne sera laissé sans déjeuner dans les cantines de la Ville. Ensuite, une communication a été réalisée au mois de juillet avec notamment des flyers explicatifs distribués lors de la dernière semaine d’école. Évidemment, la Ville accompagne les parents pour que cette nouvelle démarche rentre dans leurs habitudes.

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