L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

La tour de 14 étages, le Pollux, située à l’entrée Sud du quartier Pissevin a entamé le jeudi 20 juillet sa déconstruction. Un chantier porté par le bailleur social « Un toit pour tous » et qui s’intègre dans le Nouveau Projet National de Renouvellement Urbain (NPNRU).

Ouvrir le quartier

« Cette déconstruction est l’une des plus importantes menées à Nîmes », explique l’entreprise sociale pour l’habitat, « Un toit pour tous« . Construit en 1975, le bâtiment comprend 118 logements répartis sur deux bâtiments : le petit Pollux (16 logements sur 8 étages) et le grand Pollux (102 logements sur 14 étages et 3 niveaux de sous-sol).

En supprimant le grand Pollux et le petit Pollux, le bailleur social contribue à rompre l’organisation autarcique de cette partie du quartier. Une ouverture qui sera matérialisée dans le futur par l’aménagement d’un grand parc paysager sur l’espace libéré qui représente environ 5 240 m². Un projet qui intègre donc pleinement le nouveau programme de rénovation urbaine décidé par les pouvoirs publics et seule condition pour permettre d’ouvrir le quartier.

La Tour Pollux à Nîmes quartier Pissevin

Les familles relogées

« Un toit pour tous « a souhaité dès la fin de l’année 2020 accompagner le relogement des familles par l’ingénierie sociale en confiant à la société Urbanis une Maîtrise d’Œuvre Urbaine et Sociale (MOUS). Ainsi, à chaque étape essentielle du relogement, la MOUS s’est retrouvée aux côtés des habitants pour les conseiller et les accompagner afin de garantir aux familles un parcours résidentiel positif en les rendant pleinement acteur de leur parcours de relogement.

Le chantier

Le petit Pollux, le parking (6240 m² sur 3 niveaux) et le parvis de l’immeuble seront démolis par grignotage à l’aide d’une
pelle mécanique de plus de 100 Tonnes dotée d’un bras de 34 mètres, tandis que le grand Pollux fera l’objet d’un écrêtage
jusqu’au R+9 puis d’un grignotage.

© Un toit pour tous

Le planning du chantier a pris en compte les périodes scolaires, en particulier pour la démolition du petit Pollux, pour une réalisation durant l’absence des élèves de l’école Paul Langevin proche du chantier.
Par ailleurs, une dépollution intégrale du site sera réalisée pour plus de 130 tonnes d’amiante. Toutes les phases du chantier ont été méticuleusement préparées, ce qui permettra d’achever la déconstruction de Pollux d’ici fin juillet 2024.

Sécurité

La proximité du Pollux avec l’école Paul Langevin et la mosquée de la Paix n’a de conséquences que sur le seul procédé de
déconstruction. La sécurité est un enjeu crucial. Pendant le grignotage, une protection mécanique par un tablier métallique suspendu sera ainsi mise en œuvre, un arrosage des zones démolies permettra de limiter l’émanation de poussières. Depuis le démarrage du chantier, un mur anti-bruit est installé à proximité de la cour de l’école et des tests acoustiques sont régulièrement réalisés ; la mosquée bénéficiera également d’une protection mécanique. Enfin, les arbres seront conservés et protégés et deux oliviers seront ramenés en pépinière

Montant global de l’opération (coûts techniques, sociaux et financiers) : 8 654 000 € TTC dont 4 795 200 € TTC de travaux (concessionnaires, sécurisation, dépollution et démolition). Subventions : ANRU : 6 765 781 € (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Nîmes Métropole : 296 000 €.

+ d’infos :

  • Retrouvez notre article « Ils orchestrent la Rénovation urbaine » en cliquant ici.
  • La page dédiée au NPNRU ici.

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