L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Après son triomphe l’an dernier, la rejoneadora nîmoise foulera à nouveau le sable des Arènes de Nîmes ce lundi 29 mai. Un retour de l’enfant prodige chez elle pour les 10 ans de son alternative. Entretien.

Ce lundi 29 mai, vous êtes de  retour à Nîmes pour une corrida de rejón face à 6 toros de Fermín Bohórquez. Quel est votre état d’esprit à quelques heures de l’événement ?

C’est un plaisir de revenir chez moi. Je suis heureuse aussi de montrer que les toreros français sont au rendez-vous pour des grands événements taurins comme l’est la Feria de Nîmes. Ça va être une belle fin de matinée avec Guillermo Hermoso de Mendoza avec qui je partage l’affiche et avec qui je m’entends très bien. Et surtout, j’ai un très bon souvenir de la feria de Pentecôte de l’an dernier où je suis sortie par la Porte des Consuls, ma cinquième me semble-t-il !

Comment êtes-vous tombée amoureuse de la corrida ?

Je monte à cheval depuis petite et mon père, figure nîmoise qui aimait l’art de la tauromachie et la feria de Nîmes, m’a amenée dès mon plus jeune âge voir le rejón. Mais mon amour pour la corrida a vraiment débuté lors d’une corrida de Paco Ojeda. À l’époque étudiante au lycée Daudet, j’avais un petit boulot dans les arènes. Je devais placer les gens pendant les corridas. J’ai été subjuguée par l’engouement du public, par ces frissons qui parcouraient l’amphithéâtre. Paco Ojeda est devenu depuis un ami (le torero est réapparu en septembre 2013 pour donner l’alternative à Léa Vicens, ndlr).

En tant que femme, cela a-t-il été difficile de vous imposer dans le monde taurin qu’on considère généralement comme très masculin ?

Vous savez quand vous avez un rêve, en l’occurrence devenir torera et une « figura » de la tauromachie, vous travaillez sept jours sur sept et plus que les autres. Petit à petit, malgré quelques bâtons dans les roues, je me suis imposée. Et vous savez, finalement, homme ou femme, Français ou Espagnol, nous sommes tous égaux devant le toro.

L’affiche de cette Feria est dédiée à Conchita Cintrón, figure féminine de la tauromachie. Comment trouvez-vous cette affiche ?

Elle est très belle. Elle me rappelle la douceur de l’esthétique de la corrida. Je n’ai pas connu Conchita Cintrón mais je connais son histoire et elle a dû faire face au machisme de la société de l’époque. C’est un bel exemple.

Aujourd’hui nos traditions sont fortement attaquées. Que faut-il faire pour les défendre ?

Tout le monde a un rôle à jouer. L’Empresa se doit de faire des cartels de qualité, les toreros d’essayer de proposer un spectacle de haut niveau et le public de venir remplir les arènes.
Venir en nombre, c’est notre meilleur argument.

BIO EXPRESS

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22 février 1985
naissance à Nîmes
Équitation depuis petite
à la tour Magno gardiano.
2003-2016
se forme au domaine des frères Rafael Peralta et Angel Peralta près de Séville.
2011
première saison
de sa carrière
14 septembre 2013
reçoit son alternative à Nîmes
2016
elle finit première de l’escalafón
2022
elle réitère l’exploit d’ouvrir la grande porte à Madrid et triomphe à Nîmes et Bayonne 

+ d’infos :
• Corrida de rejón avec Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza. Lundi 29 mai à 11h30 aux Arènes de Nîmes. Infos en cliquant ici
 • Retrouvez notre dossier sur la feria de Nîmes en cliquant ici

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