L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Grand photographe, René Robert a dédié sa vie au flamenco. Décédé en janvier 2022, le Théâtre de Nîmes lui rend hommage à travers une belle exposition pendant son Festival de Flamenco.

Expo du mardi 10 au samedi 21 janvier

Au Théâtre de Nîmes, René Robert était surnommé « l’homme au chapeau ». Depuis plus de 30 ans, affublé de son couvre-chef, ce photographe, né à Fribourg en Suisse, était un habitué du Festival de Flamenco de Nîmes. Appareil argentique en bandoulière, il sillonnait coulisses et salles pour capturer les moments magiques de l’art immémorial du flamenco. Ses photos, toujours en noir et blanc, ont su capter la malice de Rocío Molina, l’excentricité d’Israel Galván mais aussi les artistes iconiques tels que Paco de Lucía ou Camarón de la Isla. C’est bien simple, René Robert a voué son existence au flamenco.
Décédé en janvier 2022 à Paris à l’âge de 85 ans, le Théâtre de Nîmes lui rend hommage en exposant des images sélectionnées par l’artiste lui-même en 2020. Des photos à retrouver dans le hall et coursive du théâtre du mardi 10 janvier au samedi 21 janvier. Le vernissage est prévu mercredi 11 janvier à 18h.  (Retrouvez tout le programme du Festival de Flamenco en cliquant ici.)

La chanteuse Aurora Vargas photographiée par René Robert en 1987 à La Puebla de Cazalla.

Disparition tragique

C’était un homme discret et toujours bienveillant 

Houria Marguerite, responsable communication presse qui a côtoyé René Robert pendant tous les Festivals de Flamenco de Nîmes.

Apprécié de tous, les circonstances de sa disparition ont ému ceux qui l’ont connu. Le photographe est mort d’hypothermie, jeudi 20 janvier 2022, à l’hôpital Cochin, à Paris. Il y avait été emmené d’urgence après avoir passé la nuit dans la rue, victime d’un malaise. Le photographe est ainsi resté seul sur le bitume plus de huit heures sans que personne ne lui vienne en aide à l’exception d’un SDF qui appellera les pompiers au petit matin. Une mort solitaire, choquante, qui tranche avec son art photographique fait de rencontres, de partage, d’enthousiasme et de flamboyance.  

Le chanteur Camarón de la Isla et le guitariste Tomatito par René Robert à Arcos de la Frontera, 1983

Intense et intime

C’est dans les années 60, alors photographe à Paris, que René Robert tombe amoureux du flamenco. Il rencontre par hasard une jeune Suédoise venue suivre des cours de danse flamenco. Celle-ci l’emmène au Catalan, un bar où se produisent les plus grands noms du chant et de la danse de l’époque. René Robert est alors époustouflé par la liberté, l’irrévérence et l’audace de cet art. Ses portraits à la fois intenses et intimes, réalisés de 1967 à 2009, ont d’ailleurs fait l’objet de nombreuses expositions à travers l’Europe. Des photos aujourd’hui léguées à la Bibliothèque nationale de France. Un trésor dont une partie est donc visible pendant le Festival de Flamenco de Nîmes.  

Portrait de René Robert © DR

+ d’infos, lire notre dossier sur le programme du Festival de Flamenco de Nîmes en cliquant ici
Retrouvez également le programme du Off du festival de Flamenco de Nîmes, ici.