L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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Une rentrée à bonne école

Adapter l’école au climat

Pour une école de la réussite

Une rentrée à bonne école

Adapter l’école au climat

Pour une école de la réussite

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Une rentrée à bonne école

Les 83 écoles publiques de Nîmes ont repris vie après la trêve estivale. Elèves, communauté éducative et services municipaux sont à l’œuvre pour offrir tous les atouts de réussite aux jeunes Nîmois. Avec à la clé des nouveautés et changements mis en place par la Ville pour une école plus durable et plus inclusive.

photographie, tourisme, Nimes
C’est un moment fort pour les familles, les élèves, les enseignants, mais aussi pour la Ville qui consacre chaque année un budget de 40 M€, qu’il s’agisse du personnel (Atsem, animateurs, agents techniques ou administratifs), des fournitures, du mobilier ou des bâtiments qu’il faut entretenir et adapter aux exigences d’aujourd’hui et de demain. La rentrée scolaire, c’est toute une chaîne humaine et matérielle mobilisée aux côtés de l’Éducation nationale, avec une préparation estivale intensive pour un démarrage sans encombre. Et si la fréquentation des établissements scolaires publics nîmois reste stable, pas de rentrée sans son lot de nouveautés !

Moderniser et transformer l’école

Cette année 2022/2023 est avant tout marquée par un changement de prestataire pour la restauration scolaire depuis le 1er septembre, pour aller encore plus loin dans les saveurs, le bio et les circuits courts, sans hausse de tarif malgré l’inflation. C’est la société familiale et expérimentée Dupont Restauration qui remplace SHCB. Le grand chantier de l’école Léo Rousson démarrera après les vacances de février pour une durée de 20 mois : ses occupants élémentaires rejoindront alors le Mas Boulbon et la maternelle du Clos d’Orville le bâtiment C de l’école émile Gauzy. Celui-ci a débuté son réaménagement complet cet été pour 1,2 M€. D’importants travaux ont également été menés ces deux derniers mois pour permettre la fin du déploiement des classes à demi-effectif en grande section de maternelle ou des ouvertures de classes et poursuivre la rénovation thermique des bâtiments. Pour accompagner la transition climatique, des expérimentations écologiques et thermiques sont initiées dans plusieurs écoles.

12 400

élèves

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7 000

repas servis par jour dans 54 restaurants scolaires

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+ de 700

agents municipaux (Atsem et animateurs)

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40 M€

de budget annuel

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Adapter l’école au climat

La Ville poursuit son ambition d’une école à la fois innovante et éducative en matière de protection environnementale.

Plus de 900 000 € de travaux de rénovation thermique sont en cours à l’école de la Gazelle.

Une restauration scolaire durable aux saveurs locales

Depuis le 1er septembre, la société Dupont Restauration a pris les manettes de la cuisine centrale, pour une durée de six ans. Elle succède à la société SHCB avec laquelle la Ville avait déjà élargi son recours aux circuits courts, mettant à profit un partenariat réussi avec la Chambre d’agriculture du Gard, proposant 40 % de produits bio. Ce changement de délégataire est motivé par la volonté d’aller encore plus loin. Devant atteindre 50 % au plus tard en 2026, Dupont Restauration entend mener chaque année une progression vers cet objectif. De plus, elle intensifie le tri des déchets dans les cantines scolaires. Les repas non consommés sont toujours offerts à des associations caritatives, notamment la Banque Alimentaire.

Confort thermique

Depuis plus de dix ans, la Ville s’efforce d’améliorer le confort thermique de ses équipements scolaires et table sur les normes les plus actuelles d’éco-construction pour ses nouvelles écoles. Pour les autres, d’importants travaux d’amélioration des performances énergétiques ont été menés depuis 2017 pour réduire de 60 % les déperditions de chaleur, dans les écoles qui le nécessitaient :

Confort thermique

Depuis plus de dix ans, la Ville s’efforce d’améliorer le confort thermique de ses équipements scolaires et table sur les normes les plus actuelles d’éco-construction pour ses nouvelles écoles. Pour les autres, d’importants travaux d’amélioration des performances énergétiques ont été menés depuis 2017 pour réduire de 60 % les déperditions de chaleur, dans les écoles qui le nécessitaient : c’est le cas de La Gazelle et Jean Jaurès cette année, avec le remplacement des menuiseries, isolation et étanchéité. Ce programme intensif s’accompagne de nombreux travaux de rénovation dans toutes les écoles où la Ville investit 4 M€/an. Par ailleurs, des sondes sont installées dans les écoles et permettent de vérifier le niveau de température été comme hiver.

« Nous avons sélectionné une offre ambitieuse sur la proportion de produits locaux et de produits bio dans les menus qui sont servis aux enfants, avec des agriculteurs locaux rémunérés au juste prix, grâce à notre collaboration avec la Chambre d’agriculture du Gard »

Aurélie Prohin,
conseillère déléguée à la restauration scolaire et à l’adaptation aux changements climatiques dans les écoles

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c’est le cas de La Gazelle et Jean Jaurès cette année, avec le remplacement des menuiseries, isolation et étanchéité. Ce programme intensif s’accompagne de nombreux travaux de rénovation dans toutes les écoles où la Ville investit 4 M€/an. Par ailleurs, des sondes sont installées dans les écoles et permettent de vérifier le niveau de température été comme hiver.

« Nous avons sélectionné une offre ambitieuse sur la proportion de produits locaux et de produits bio dans les menus qui sont servis aux enfants, avec des agriculteurs locaux rémunérés au juste prix, grâce à notre collaboration avec la Chambre d’agriculture du Gard »

Aurélie Prohin,
conseillère déléguée à la restauration scolaire et à l’adaptation aux changements climatiques dans les écoles

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Cold classes

Située dans une zone parmi les plus chaudes de France, Nîmes se doit de trouver des solutions pérennes faiblement consommatrices d’énergie pour accompagner ses établissements au réchauffement climatique. C’est pourquoi elle a initié un plan de réadaptation climatique, qui consiste à imaginer un panel de solutions au cas par cas et qui a vocation à s’étendre à l’ensemble des 83 écoles nîmoises sur la décennie. Des expérimentations sont ainsi développées dans plusieurs écoles « tests », déployables à plus grande échelle si les effets s’avèrent positifs.

ESPACES SANS TABACS

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Tous les abords des écoles deviennent « Espaces sans tabac ». Objectif : préserver la santé future des jeunes élèves qui ne seront pas tentés d’imiter les adultes fumeurs.

D’ici 2026 :

50 %

de repas scolaires bio

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10 000

arbres plantés

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Rafraîchissement naturel et ventilateurs de plafonds

Déjà présente au Musée de la Romanité et à l’école Henri Wallon, la technique du « free cooling » est la déclinaison automatisée, à l’échelle d’un équipement public, du geste pratiqué souvent chez soi : il s’agit de rafraîchir la nuit l’ambiance intérieure en laissant entrer l’air frais nocturne. Une technique efficace dans les bâtiments à forte inertie, à condition que les usagers en journée veillent à maintenir les ouvertures fermées. Un dispositif sera mis en place cette année à l’école Marie Soboul, à partir du printemps prochain. Changeant de sens de rotation pour mieux répartir l’air chaud ou froid selon la saison, des ventilateurs de plafonds ont également été installés aux écoles La Gazelle et Émile Gauzy.

Cours oasis

Le principe de ces cours, selon une expérience menée à Paris avec l’ADEME : s’appuyer sur la végétalisation pour rafraîchir les bâtiments (via l’ombre portée) lorsque ceux-ci sont orientés au sud, et bénéficier de l’évapotranspiration des couvre-sols. D’ici au printemps 2023, celle de l’école de la Cigale sera totalement réaménagée : 2 000 m2 seront désimperméabilisés, des arbres et des plantes basses seront plantés ainsi que des îlots de biodiversité. Suivront ensuite les établissements Prosper Mérimée et Armand Barbès. Trois modèles de taille différentes que l’on pourra ensuite reproduire dans les écoles où cela sera pertinent et possible. Cette opération test est conditionnée à sa validation par l’Agence de l’Eau, qui pourrait prendre à sa charge une partie du coût.

D’ici 2026 :

50 %

de repas scolaires bio

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10 000

arbres plantés

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La végétalisation des cours sera mise en œuvre cette année dans trois écoles comme ici à la Cigale.

« Depuis que les travaux de rénovation thermique ont été faits, ce n’est plus du tout la même école l’hiver.On a vraiment gagné en confort thermique. Cela nous demande un peu de rigueur, pour maintenir les portes d’entrée fermées. »

Jean-Michel Bourdoiseau,
directeur de l’école élémentaire
Paul Langevin

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Forêt des enfants

Cet automne encore, environ 1 600 arbres seront plantés par la Ville, avec chaque élève entrant au CP. L’objectif est double : sensibiliser les générations futures à la protection de la nature et végétaliser le territoire. Après le domaine de la Bastide en 2021, c’est au tour de l’aérodrome de Courbessac de faire l’objet de cette vaste plantation.

Jean-Paul Fournier et Chantal May, adjointe à la végétalisation, lors de la plantation de la première « Forêt des enfants » au Domaine de la Bastide.

Jean-Paul Fournier et Chantal May, adjointe à la végétalisation, lors de la plantation de la première « Forêt des enfants » au Domaine de la Bastide.

Pour une école de la réussite

La Ville accompagne au mieux la communauté éducative pour réunir les conditions favorables à l’épanouissement scolaire et à l’inclusion de tous les élèves.

©HB More Architectes

La future école Léo Rousson ouvrira ses portes en 2024. Ouverte sur le quartier, proposant des espaces mutualisés, sa conception pend en compte les attentes des enseignants et parents d’élèves et adapte les volumes aux arbres existants pour créer un meilleur confort thermique.

Dédoublement de classe, suite et fin

Toutes les grandes sections de maternelle des secteurs REP et REP + disposent cette rentrée de classes dédoublées. À Nîmes, 5 écoles maternelles n’avaient pas pu sauter le pas l’année dernière faute de place suffisante, les locaux n’étant pas toujours extensibles. Les écoles Vaillant 1 et 2, Casanova, Lakanal, Pont de Justice et Camus ferment ainsi le rang de cette séquence de dédoublement à travers l’aménagement d’anciens logements d’instituteurs. Une opération menée cet été pour 700 000 €. Ces classes limitées à 14 élèves facilitent les apprentissages et l’entrée dans la lecture. Elles s’échelonnent sur le cycle 2 pour s’arrêter au CE2. Au total, Nîmes compte désormais 175 classes à petits effectifs.

Ambassadeurs de la Maison Carrée

Afin d’expliquer aux élèves nîmois l’histoire de la Maison Carrée et pourquoi elle est candidate à une inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco, des ateliers seront organisés par le service Valorisation et diffusion des Patrimoines de la Ville pour tous les élèves de CM1 cet automne. Du 26 septembre au 7 octobre, ils pourront assister avec leur enseignant à une visite guidée du monument, suivie d’un atelier créatif. Les mercredis 28 septembre et 5 octobre, ce seront les accueils de loisirs élémentaires qui participeront à ces ateliers. Une documentation et un ensemble de ressources pédagogiques sont également proposés aux enseignants pour aborder ce sujet durant l’année scolaire.

Unesco : des ateliers sont organisés cette rentrée par la Ville auprès des CM1 nîmois sur la Maison Carrée. Ils bénéficient ainsi d’une sensibilisation à l’histoire du monument pour comprendre les valeurs qu’il véhicule et qui font l’objet de la candidature au Patrimoine mondial.

Expérimenter des pédagogies innovantes

Fini le temps où l’école était toujours conçue de la même manière. La requalification et la création d’un bâtiment scolaire, justifiées par son état ou l’évolution démographique du secteur de rattachement, sont l’occasion pour la Ville d’expérimenter de nouvelles formes d’approches éducatives, en collaboration avec l’Éducation nationale. C’est ainsi que le Pôle Jean d’Ormesson, qui comprend une bibliothèque publique au sein de l’école, a été élaboré avec des objectifs de réussite éducative ambitieux. L’école Léo Rousson, au Clos d’Orville, qui sera livrée en 2024, a de même vocation à inclure davantage les habitants à la vie de l’école tandis que sa configuration a été étudiée pour le plus grand confort des apprentissages. À Pissevin, où la maternelle Paul Langevin doit être reconstruite d’ici 2026 en raison des aménagements de rénovation urbaine, c’est un projet de pédagogie innovante qui se dessine, à dimension internationale et numérique. Le cahier des charges sera élaboré pour le premier trimestre 2023.

Unesco : des ateliers sont organisés cette rentrée par la Ville auprès des CM1 nîmois sur la Maison Carrée. Ils bénéficient ainsi d’une sensibilisation à l’histoire du monument pour comprendre les valeurs qu’il véhicule et qui font l’objet de la candidature au Patrimoine mondial.

©HB More Architectes

De nouvelles pratiques et collaborations pédagogiques pour le plein épanouissement et la réussite scolaire constituent la marque de fabrique du pôle Jean d’Ormesson.

RYTHME DE CROISIÈRE POUR LE PÔLE
JEAN D’ORMESSON

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Ouverte début 2020, cette école ambitionne la réussite des élèves du Mas de Mingue, un quartier marqué par les difficultés sociales, avec un équipement ouvert aux associations complété d’une ludo-médiathèque et d’un fab lab. Une véritable dynamique et continuité pédagogique s’est mise en place entre les enseignants, les animateurs périscolaires et la ludomédiathèque. Une ambiance où les 300 élèves évoluent sans rupture et dans le calme. L’association Carrefour Associatif, chargée d’une mission de médiation auprès des familles, remplit activement son rôle. Le jeudi, l’École des parents et des éducateurs y tient une permanence et le Lieu d’Accueil Parents Enfants lui succède l’après-midi.

Véronique Gardeur Bancel,

Adjointe déléguée à l’éducation et à la réussite éducative

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Sous quels auspices s’ouvre cette rentrée ?

Les meilleurs ! L’école s’engage dans une nouvelle dynamique, dégagée des contraintes des protocoles sanitaires. Les enfants vont pouvoir retrouver le visage de leur enseignant, renouer des interactions avec leurs adultes référents et leurs camarades. Ce retour à la normale verra celui des sorties et des fêtes. Autant de conditions et de moments qui constituent la vie à l’école et qui favorisent les apprentissages.

 

Quels sont les enjeux de cette année scolaire à Nîmes ?

Le beau projet de l’école Léo Rousson va prendre vie en février. Les élèves bénéficieront d’un nouveau cadre durant deux ans, le Mas Boulbon et l’école Émile Gauzy. C’est une très belle page qui va s’écrire avec les familles et tous les professionnels de l’école associés. Avec les grandes sections allégées à 14 ou 24 enfants, on va dans le sens de la qualité éducative. Notre autre ambition est d’être pilote sur l’adaptation des écoles nîmoises au changement climatique, en travaillant sur ce thème avec l’Éducation nationale. C’est le sujet du moment.

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