L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

Feria : 70 ans dans le rétro

D’hier à aujourd’hui

Leurs meilleurs souvenirs

La ville en fête

Feria : 70 ans dans le rétro

D’hier à aujourd’hui

Leurs meilleurs souvenirs

La ville en fête

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Feria : 70 ans dans le rétro

Moteur économique et touristique, événement incontournable de la scène tauromachique internationale, moment de partage et de célébration des traditions, la Feria de Nîmes dans toute sa diversité est le précieux héritage des Nîmois. Elle fait son retour après deux ans d’absence du 1er au 6 juin.

photographie, tourisme, Nimes
C’est un 5 mars 1952 que cinq clubs taurins, sur un coin de table du bar Le Napoléon, créent le premier comité officiel d’organisation de courses de taureaux à Nîmes. Les acteurs locaux, élus et commerçants, s’associent opportunément à cette initiative pour mettre en place un premier événement sur les trois jours du week-end de Pentecôte, composé d’une course camarguaise et de deux corridas. Pierre Gamel, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’époque, choisit de la dénommer « Feria », en référence aux fêtes espagnoles. Pour autant, malgré leur interdiction en 1894, les spectacles tauromachiques n’avaient cessé de se
produire dans notre cité rebelle. Depuis le Moyen Âge, on s’enthousiasme avec ferveur pour les jeux de taureaux, à tel point que la reconversion de l’amphithéâtre, alors occupé d’habitations, en lieu de spectacle, est vivement encouragée par l’un des premiers préfets du Gard en 1813. La corrida espagnole, qui connaît alors un véritable engouement partout en France, y fait son entrée au milieu du XIXe siècle sous les pas du matador El Tato.

Un retour aux fondamentaux

Devenue scène tauromachique internationale et lieu de fête attirant de nombreuses célébrités, la Feria de Nîmes, devient l’un des événements les plus courus de France. Aficonados, festaïres, touristes… : 1 million de personnes s’y retrouvent chaque année depuis quarante ans. Pour les Nîmois, c’est un temps de pause festive et de retrouvailles pour les uns, un pic d’activité pour les autres. « C’est un moment de communion et de mixité à l’occasion duquel toutes les strates sociales se mélangent et se rencontrent. Pour la Ville, c’est une organisation très lourde qui mobilise 300 personnes pendant cinq jours », explique Fédéric Pastor, adjoint au maire délégué aux Festivités. « Après deux ans d’épidémie et de restrictions sanitaires, on espère un retour massif des gens dans la rue. Nous avons misé sur les fondamentaux : le caractère populaire, le lundi de Pentecôte, des nouveautés comme la corrida portugaise en nocturne le vendredi soir. »

Plus de

70 millions

de visiteurs en 70 ans

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Pour cette Feria anniversaire, la Ville organise des projections exceptionnelles de photos d’archives sur la Maison Carrée et met en avant sur la grille des Arènes les portraits des 7 toreros les plus mémorables depuis la création de l’événement.

D’hier à aujourd’hui

La Feria, c’est un ensemble de rituels bien rodés qui se forgent dès les premières éditions ou qui se sont progressivement installés. Tout Nîmois qui se respecte les connaît sur le bout des doigts. Petit inventaire non exhaustif.

Les ferias sont au départ des foires commerciales auxquelles sont associées des courses de taureaux. Nées dans le sud de l’Espagne, elle sont popularisées en France au XIXe siècle. Depuis 1952, la Feria de Nîmes a forgé ses traditions qui font désormais partie de son identité. Dans les trois premières décennies, l’événement était circonscrit au week-end de Pentecôte, centré sur les spectacles tauromachiques où se produisaient les grands matadors espagnols. Un contexte favorable à l’émergence de toreros français et nîmois, avec l’ascension de Nimeño II. Dans les années 80, sous l’impulsion du maire Jean Bousquet et de Simon Casas, il prend une autre dimension avec des moyens accrus, s’allonge sur une semaine de fête dans la rue et de spectacles taurins, ce qui favorise l’essor des bodegas et attire nombre de personnalités et people. La Feria des Vendanges est créée et en 1988 la Feria d’hiver sous la bulle des Arènes. C’est l’époque des grandes pégoulades, scénarisées par Royal de Luxe. En 2002, alors que la ville compte 80 clubs taurins, la célébration du cinquantenaire de la Feria marque cette apothéose et offre l’opportunité d’ouvrir le musée des Cultures Taurines, qui explore chaque année une dimension culturelle, historique ou artistique des cultures taurines à travers des expositions temporaires. Aujourd’hui, la Feria rayonne à travers son image de fête et cherche à rassembler toutes les générations et publics, locaux ou visiteurs, autour de ses propositions gratuites pour la plupart.

« FÊTE, FERIA ET FIESTA » AU MUSÉE DES CULTURES TAURINES

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Du 1er juin au 30 octobre se tient une exposition anniversaire au musée des Cultures Taurines Henriette et Claude Viallat, pour fêter les 20 ans du musée et les 70 ans de la Feria de Nîmes. Une première partie de l’exposition sera consacrée à l’histoire des fêtes taurines et à la Feria de Nîmes à travers notamment une série d’affiches et de programmes de la Feria depuis sa création en 1952. Un mur d’images d’archives permettra d’évoquer « ceux qui font la Feria », du public aux personnalités en passant par les organisateurs. Pour vous mettre totalement dans l’ambiance, une bodega sera reconstituée avec des instruments de musique d’époques et de nombreux objets de la collection du musée.

Lisa Laborie-Barrière,

Conservatrice du musée des Cultures Taurines.

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Quelles sont les origines du musée des Cultures Taurines ?

Situé à côté des Arènes, il a été inauguré en 2002 à l’occasion du 50e anniversaire de la Feria. Ouvert de la Feria de Pentecôte à la fin octobre, il rassemble les collections tauromachiques de la Ville de Nîmes, un fonds important et unique en France dont la valeur est à la fois historique, scientifique, artistique et ethnographique. La collection est constituée de plus de 30 000 œuvres d’art et objets du quotidien évoquant la tauromachie espagnole, la course camarguaise et les traditions tauromachiques régionales et internationales. Il accueille une partie des collections du musée du Vieux Nîmes sur le sujet, ainsi que celles d’Henriette et Claude Viallat et de l’association des Amis du musée. L’acquisition de la bibliothèque Pierre Dupuy en 2013 a permis aux collections de s’enrichir de 10 000 documents d’archives et de bibliothèque.

 

Comment allez-vous fêter les 20 ans du musée ?

Nous avons prévu de faire un clin d’œil à cet anniversaire en mettant en avant 20 œuvres marquantes des expositions précédentes. Dans l’exposition « Fête, Feria et fiesta », un parcours sera dédié aux petits avec des jeux et quinze œuvres à hauteur d’enfants. Nous avons aussi prévu un programme varié, en marge de l’exposition, avec des ateliers et des visites guidées.

L’Abrivado n’a pas pris une ride
Les lâchers de taureau dans les rues, encadrés par des gardians et défiant les attrapaïres sont toujours très prisés par le public nîmois.

Les bandas ambiancent les rues
Ces fanfares ambulatoires sont traditionnellement constituées d’aficionados musiciens amateurs, associées à un matador. Dans l’arène, elles servent à occuper les spectateurs venus en avance pour être bien placés. Elles se déportent dans les rues pour créer une animation autour de l’Arène. À l’heure actuelle, c’est la Ville qui les programme pour assurer l’ambiance de fête.

Corrida sous la bulle
Recouvert de sa toiture “bulle”, l’amphithéâtre accueillait une Feria en février dans les années 90.

L’affiche millésimée, une œuvre d’art
Depuis le milieu des années 80, l’affiche des Ferias est confiée à de grands artistes internationaux ou locaux. De Francis Bacon en 1992 à Claude Viallat en 1986 et 2008, en passant par Gérard Garouste, Combas et Vincent Bioulès en 2022, chaque édition est millésimée et fait le bonheur des collectionneurs. Des tirages sont disponibles à la vente à la librairie de Carré d’Art.

Joutes languedociennes
Organisées le lundi matin de Pentecôte, depuis le milieu des années 1970, ce tournoi permet aux équipes venues du Grau du Roi, de Sète et plus largement de l’Hérault de s’affronter sur le petit périmètre très technique du canal de la Fontaine.

Majorettes
Jusqu’à la fin des années 80, la Feria mettait en scène les groupes gardois de majorettes. Un concours réunissait des championnes à la Fontaine les dimanches de la Feria.

Pégoulade
Du méridional « pégoulado » qui veut dire « pagaille », ou « pégo » qui désigne une retraite aux flambeaux avec des torches imbibées de poix, ce défilé présent dès la première Feria dans une forme restreinte (associations, alguazils à cheval et à pied, groupes folkloriques) s’est imposée comme le rendez-vous familial, humoristique et associatif de la cité.

Lisa Laborie-Barrière,

Conservatrice du musée des Cultures Taurines.

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Quelles sont les origines du musée des Cultures Taurines ?

Situé à côté des Arènes, il a été inauguré en 2002 à l’occasion du 50e anniversaire de la Feria. Ouvert de la Feria de Pentecôte à la fin octobre, il rassemble les collections tauromachiques de la Ville de Nîmes, un fonds important et unique en France dont la valeur est à la fois historique, scientifique, artistique et ethnographique. La collection est constituée de plus de 30 000 œuvres d’art et objets du quotidien évoquant la tauromachie espagnole, la course camarguaise et les traditions tauromachiques régionales et internationales. Il accueille une partie des collections du musée du Vieux Nîmes sur le sujet, ainsi que celles d’Henriette et Claude Viallat et de l’association des Amis du musée. L’acquisition de la bibliothèque Pierre Dupuy en 2013 a permis aux collections de s’enrichir de 10 000 documents d’archives et de bibliothèque.

 

Comment allez-vous fêter les 20 ans du musée ?

Nous avons prévu de faire un clin d’œil à cet anniversaire en mettant en avant 20 œuvres marquantes des expositions précédentes. Dans l’exposition « Fête, Feria et fiesta », un parcours sera dédié aux petits avec des jeux et quinze œuvres à hauteur d’enfants. Nous avons aussi prévu un programme varié, en marge de l’exposition, avec des ateliers et des visites guidées.

L’affiche millésimée, une œuvre d’art
Depuis le milieu des années 80, l’affiche des Ferias est confiée à de grands artistes internationaux ou locaux. De Francis Bacon en 1992 à Claude Viallat en 1986 et 2008, en passant par Gérard Garouste, Combas et Vincent Bioulès en 2022, chaque édition est millésimée et fait le bonheur des collectionneurs. Des tirages sont disponibles à la vente à la librairie de Carré d’Art.

Joutes languedociennes
Organisées le lundi matin de Pentecôte, depuis le milieu des années 1970, ce tournoi permet aux équipes venues du Grau du Roi, de Sète et plus largement de l’Hérault de s’affronter sur le petit périmètre très technique du canal de la Fontaine.

Majorettes
Jusqu’à la fin des années 80, la Feria mettait en scène les groupes gardois de majorettes. Un concours réunissait des championnes à la Fontaine les dimanches de la Feria.

Pégoulade
Du méridional « pégoulado » qui veut dire « pagaille », ou « pégo » qui désigne une retraite aux flambeaux avec des torches imbibées de poix, ce défilé présent dès la première Feria dans une forme restreinte (associations, alguazils à cheval et à pied, groupes folkloriques) s’est imposée comme le rendez-vous familial, humoristique et associatif de la cité.

Leurs meilleurs souvenirs

Ils sont les visages de la Feria de Nîmes dans toutes ses composantes multigénérationnelles, tauromachiques, festives, et nous livrent leur attachement à cet événement qui fait intimement partie de leur vie.

« La rue vibre au rythme de l’Arène »
Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes
Il se souvient de sa première corrida comme si c’était hier. Il avait une dizaine d’années et cela se passait aux « amphis » : « C’était une corrida avec Antonio Ordóñez et son beau-frère Luis Miguel Dominguin, deux têtes d’affiches qui étaient souvent là. Il fallait y aller très tôt pour être sûr d’avoir une place. C’était un moment impressionnant, de passion et d’émotion » à l’époque où « chacun se cherchait une place sur un bout de tribune ». Mais le souvenir le plus fort reste cette corrida du 16 septembre 2012, lorsque José Tomas accomplit une faena historique devant 15 000 spectateurs suspendant leur souffle : « On l’entendait parler doucement au toro. » Performance bien difficile à surpasser depuis. Aujourd’hui encore « la rue vibre au rythme de ce qui se passe dans l’arène. Il n’y a pas un café, où il n’y a pas des images de toros ». C’est pourquoi, pour faire vivre la Feria encore longtemps « il faut faire revenir le public et les jeunes dans les Arènes, que les gens se l’approprient en insistant sur la compréhension de ce spectacle très codifié ». Mais avant l’aficionado, il y a le maire : « C’est une responsabilité. Je dois notamment veiller chaque nuit à ce que le public soit en sécurité. Si la Feria s’est bien passée, je relâche mon inquiétude. »

« La Feria de Nîmes, c’est toute mon enfance »
El Rafi, matador
À tout juste 22 ans, le matador nîmois El Rafi ne cesse de briller. Celui qui est sorti l’année dernière par la porte des consuls des arènes de Nîmes ouvrira la temporada nîmoise aux côté de Curro Diaz et Juan Leal le vendredi 3 juin à 18h. « La Feria de Nîmes représente toute mon enfance. Elle se passe exclusivement dans l’Arène. C’était pour moi le moment le plus important de l’année, lorsque j’étais aux côtés de mon grand-père au toril. C’est ce qui m’a poussé à m’inscrire à l’école Taurine de Nîmes à l’âge de dix ans. »

« Le public nîmois me porte. »
Léa Vicens, torera à cheval
La rejoneadora nîmoise sera doublement présente à la Feria de Pentecôte, puisqu’elle sera au paseo de la corrida portugaise du 3 juin et de la corrida de rejon le lundi matin. Celle qui a gravi à force de passion et de travail toutes les étapes de l’escalafón et qui est déjà sortie trois fois par la porte des consuls et trois fois par la porte des cuadrillas vit avec émotion chacun de ses passages dans sa ville natale. « Lorsque mon père m’a emmenée la première fois au “boudin”*, j’avais à peine 3 ans. La Feria est pour moi synonyme de joie, elle fait partie de l’identité de Nîmes et de son rayonnement. J’ai la chance de toréer chaque année à Nîmes, et lorsque j’y triomphe, c’est un bonheur indescriptible. Le public nîmois me porte. Quant aux festivités, je ne m’autorise à la détente que si je suis satisfaite du travail que j’ai produit dans l’Arène. »
*Première rangée des gradins de l’amphithéâtre.

« L’une des plus grandes Ferias au monde »
Simon Casas, empresa des Arènes de Nîmes
Depuis quarante-deux ans, le Nîmois Bernard Domb, alias Simon Casas, organise les spectacles tauromachiques des Arènes de Nîmes. C’est la figure incontournable de la Feria, qui a porté son développement. « C’est le fruit de mon travail et de ma vision. En 1980, lorsque je deviens l’empresa des Arènes de Nîmes, je crée la Feria des Vendanges et je prolonge la Feria de Pentecôte de 3 jours à une semaine. Aujourd’hui, c’est le grand rituel de la cité qui fait régner la convivialité. » Ses souvenirs les plus forts se cristallisent sur une date, le 17 mai. « J’ai 17 ans, le 17 mai 1964, lorsque j’assiste à la corrida historique d’El Cordobès à Nîmes. Un choc : elle me fait plonger corps et âme dans la tauromachie, je ne suis plus le même. Le 17 mai 1975, je prends mon alternative, puis ma retraite de torero le soir même, alors que Nîmeño II triomphe pour la première fois. Et le 17 mai 2002, à l’occasion des 50 ans de la Feria, j’organise une rencontre inédite entre deux grandes légendes, Paco Ojeda et El Cordobès, qui n’avaient jamais torréé ensemble. »

« Un pastiche avec deux glaçons ! »
Eddie Pons – dessinateur
Bien connu pour sa contre-affiche, il parodie depuis vingt ans le visuel officiel de la Feria de Nîmes qu’il dévoilera cette année le 31 mai. Ce pastiche de l’affiche s’inspire de l’actualité avec un trait d’humour bien sûr. En plus de son talent de dessinateur, Eddie est un fidèle invétéré de la Feria : « Nîmes m’a attrapé il y a quarante ans et je ne suis plus jamais parti. Depuis 1973 je n’ai pas manqué une seule Feria, c’est un événement qui marque une période dans la vie de la ville. Ce que j’aime le plus c’est l’ambiance dans les rues et le côté populaire. On retrouve toujours cet esprit de fête et cette atmosphère indescriptible. » Véritable aficionado, Eddie collectionne des souvenirs dans les Arènes, mais l’un d’entre eux est indélébile : « Dans les années 1990, j’ai présenté la pégoulade dans l’amphithéâtre devant des milliers de personnes. Je n’avais jamais vécu un moment comme celui-ci. C’était un instant de fête intense. » Eddie est aussi le président des Avocats du Diable, qui remet chaque année pendant la Feria le prix Hemingway : « C’est la 18e édition de ce prix qui récompense une nouvelle inédite sur le thème de la tauromachie. »

« Pour le closing de la Feria, nous avons vu les choses en grand. »
Greg Delon – DJ
DJ reconnu sur la scène électro nationale, il est le fondateur du label Way Of House. Nîmois pure souche, Greg Delon garde des souvenirs de la Feria depuis son plus jeune âge : « La pégoulade, les abrivados, les apéros et les nombreuses fêtes. Des moments passés plus jeune avec mes parents, et aujourd’hui avec mes amis et mes enfants. J’ai eu aussi la chance de me produire deux fois en tant que DJ sur la scène de la Maison Carrée et l’an dernier sur l’Esplanade. » En plus de ces scènes prestigieuses, Greg Delon a su créer un rendez-vous immanquable pour le closing de Feria au bar le Victor Hugo : « Tout a commencé en 2002. Au départ on voulait simplement se retrouver entre amis pour finir la Feria comme il se doit et passer de la musique. Petit à petit ce closing a pris de l’ampleur et s’est installé comme une soirée à part entière. C’est un rendez-vous important dans mon calendrier que je ne manquerai pour rien au monde. Pour l’édition 2022, nous allons proposer une programmation inédite avec un DJ international aux platines. »

La ville en fête

Du 1er au 6 juin, nouveautés et grands classiques de la Feria feront vibrer le cœur de la cité où les festaïres et aficionados sont attendus en nombre. Le programme complet ici.

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