L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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Urne cinéraire : Ulysse et les sirènes.
Deuxième moitié du IIe siècle av. J.C. En albâtre.

Etrusques :

une civilisation de
la Méditerranée

Etrusques :
une civilisation de
la Méditerranée

Du 15 avril au 23 octobre, le Musée de la Romanité met à l’honneur une civilisation antique méconnue et pourtant l’une des plus fascinantes et raffinées de la Méditerranée : les Étrusques.

Leurs contemporains les définissent comme étant « anciens, différents de tous les autres ». Des gens de la terre mais aussi de la mer, capables d’imposer pendant longtemps un véritable contrôle commercial sur toute la Méditerranée ancienne, avec les Phéniciens et les Grecs. L’histoire de ce peuple d’habiles navigateurs et d’artisans raffinés se développe à partir du IXe siècle av. J.-C. Elle connaît son apogée entre le VIIe et le Ve siècle av. J.-C, et finit par tomber progressivement sous la domination débordante de Rome, entre le IVe et le Ier siècle av. J.-C.

Plus de 140 œuvres présentées

Développement du commerce, structure sociale, politique et urbaine, influence, religion, pratiques rituelles, funéraires, et bien plus encore sont mis en lumière par des prêts d’œuvres exceptionnelles provenant du Musée archéologique national de Florence et du Musée étrusque « Guarnacci » de Volterra, en Toscane. Le parcours est enrichi de pièces issues de la collection Campana conservées au Musée de la Romanité, ainsi que d’objets provenant de fouilles archéologiques, notamment des fouilles sous-marines menées en France méridionale. Au total, ce sont plus de 140 œuvres qui sont présentées : objets de la vie courante, amphores, urnes cinéraires, attirails de guerre, bijoux, statuettes. L’exposition des pièces originales est accompagnée de projections vidéo, de dispositifs technologiques et interactifs, et de reconstitutions captivantes.

L’Etrurie et au-delà

À partir d’un panorama sur le territoire de l’Étrurie et sur son contexte historico-géographique, la première section met l’accent sur l’importance du commerce et des contacts des Étrusques avec les autres peuples de la Méditerranée. Le parcours continue avec l’illustration de ce qu’était la société étrusque, sa structure sociale, politique et urbaine, et les us et coutumes de la vie quotidienne dont le niveau de raffinement et de luxe caractérise le style de vie des classes dirigeantes. Elle se détermine aussi par l’émancipation considérable des femmes, sans égal dans le monde antique, et par l’importance attribuée au symposium, ce banquet qui est l’un des moments fondamentaux de la vie sociale de l’Antiquité.

Les deux sections suivantes sont dédiées d’une part à la religion étrusque, aux croyances et aux pratiques de dévotion, et d’autre part à la conception de l’au-delà et aux rites funéraires complexes, les Étrusques croyant en effet à une vie après la mort, dans un autre monde. Enfin, la cinquième et dernière section accompagne le visiteur à la découverte de l’un des aspects les plus intrigants de cette civilisation : l’héritage que les Étrusques ont transmis à la civilisation romaine. En effet, le monde romain doit au monde étrusque un extraordinaire patrimoine culturel et technologique : vie privée, vie religieuse, vie publique et politique, compétences en matière d’agriculture, d’hydraulique et d’architecture. Un héritage spécial qui imprègne les profondes racines de Rome depuis sa fondation, conditionnant son développement, même si les Romains conquièrent les territoires centraux de l’Étrurie et les soumettent peu à peu jusqu’à provoquer la disparition de leur « monde ».

POUR EN SAVOIR PLUS 
museedelaromanite.fr
« La civilisation étrusque a duré près de mille ans et a profondément inspiré les croyances, les mœurs,les superstitions ou encore l’art de l’Empire romain. Le public découvrira une culture et un peuple antique d’une immense richesse, qui a habité le nord de l’Italie, dans l’actuelle Toscane. »

Léa Flori,
Guide-conférencière au Musée de la Romanité.

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Paire de boucles d’oreilles en « barillet « . Fin du VIe s. av J.-C. En or. Véritables chefs-d’œuvre d’orfèvrerie, ces bijoux témoignent du très haut niveau technique atteint par les artisans étrusques. Les femmes, richement vêtues, portent des colliers, bracelets ou anneaux pour tenir leur tresses.

CYCLE DE CONFÉRENCES

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• Vendredi 15 avril, 18h30
De la terre à la mer : les Étrusques en Méditerranée. Par Carlotta Cianferoni. Le rôle des Étrusques sur la mer est particulièrement important de la période villanovienne (IXe-VIIIe siècle av. J.-C.), lorsque les centres de l’Étrurie côtière participent déjà aux échanges commerciaux et culturels en Méditerranée, jusqu’au VIe siècle où leur participation active à ces commerces est à son apogée.

• Mardi 24 mai, 18h30
Les réseaux étrusques en Gaule méridionale. Par Éric Gailledrat. Tantôt partenaires, tantôt concurrents des Grecs phocéens qui ont fondé Marseille vers 600 av. J.-C., les Étrusques ont été les acteurs d’un commerce multiforme, dont témoigne notamment la diffusion de leurs amphores vinaires sur le pourtour du golfe du Lion.

Programmation complète sur museedelaromanite.fr

Cratère. Deuxième moitié du IVe s. av. J.-C. En céramique à vernis noir. Dans les banquets étrusques, comme ceux des Grecs et ensuite des Romains, le vin est mélangé avec de l’eau, sans doute à cause de sa très forte teneur en alcool. Le cratère peut être considéré comme le vase le plus important du banquet.

 

Canope à tête de femme. Deuxième moitié du VIIe s. av. J.-C. Terre cuite appelée « Impasto ». Le but de l’anthropomorphisation de ces urnes cinéraires est de rendre au défunt l’intégrité physique perdue avec la crémation.

 

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