L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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La vie reprend, restons vigilants

Le chemin retrouvé de la culture

Le réveil touristique

La vie reprend, restons vigilants

Le chemin retrouvé de la culture

Le réveil touristique

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La vie reprend, restons vigilants

Flâner dans le centre-ville alors que montent les températures, franchir la porte des commerces de proximité, savourer un verre ou un plat en terrasse avec des amis, assister à un spectacle, à un concert, à un match, retourner dans les salles obscures… : après tant de privations, le bonheur de ces retrouvailles avec une vie (presque) normale coïncide avec la pleine saison des animations qui font vibrer la cité.

photographie, tourisme, Nimes

Depuis le 19 mai, commerces non alimentaires et terrasses de restaurants et de café ont rouvert, au plus grand bonheur d’une clientèle frustrée depuis des mois de ces petits plaisirs du quotidien. « C’est un réel soulagement de pouvoir rouvrir la boutique et de prendre le temps de parler aux clients. Il y a toute cette dimension relationnelle qui manquait et que l’on ne peut pas vraiment compenser avec le drive qui marchait pourtant bien », s’enthousiasme Yannick, gérant d’une enseigne sportive. D’autres en profitent pour fréquenter un centre-ville plein de promesses et croiser des connaissances qu’ils n’avaient pas revues depuis longtemps « Bien que travaillant près du centre-ville, je n’y venais plus. Cela fait vraiment du bien de le retrouver aussi vivant », se délecte Marie, quadra dynamique. Le 9 juin, si les indicateurs sont au vert, la clientèle pourra être mieux accueillie avec 4 m2 par personne au lieu de 8, en attendant le retour à la normale le 30 juin dans le respect des distanciations. Le desserrement progressif du télétravail va également favoriser le retour d’une clientèle méridienne dans la restauration comme dans les boutiques.
La Ville accompagne cette reprise qui va crescendo avec l’octroi d’extension de terrasses lorsque cela s’avère possible et conforme aux normes de sécurité.

Retour en salle, retour en scène

Les équipements de la ville se sont également mis au diapason et suivent les étapes successives : après l’accueil exclusif des mineurs dans le cadre scolaire ou périscolaire, les gymnases et salles sportives municipales, les bassins intérieurs des piscines sont autorisés à rouvrir pour le grand public ce 9 juin ainsi que la Maison des Associations. Les bibliothèques ont de nouveau la possibilité de recevoir dans les espaces de consultation (pratique pour réviser bac et brevet) et en ateliers. Les services culturels et festivités se mobilisent pour une programmation estivale dense à laquelle s’ajoutent les événements reprogrammés. Sans oublier la centaine d’agents intervenant chaque jour, avec la communauté territoriale des professionnels de santé, pour faire fonctionner le centre de vaccination qui tourne à plein régime. Car n’oublions pas que ce n’est qu’à la condition d’une couverture vaccinale suffisante que pourra s’apprécier à sa juste valeur cette liberté retrouvée.

30

extensions de terrasse ont été permises pour la reprise

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LE CHEMIN RETROUVé de la culture

La Ville a mis en place un programme attractif et renouvelé pour amorcer cette reprise progressive avec intensité.

De belles soirées d’été en perspective.

Quatre musées de Nîmes ont déjà rouvert leurs portes en mai. Dès le 9 juin, la limitation des jauges est levée et l’accueil du public retrouve sa configuration normale, dans le respect de mesures précisées à l’entrée de chaque établissement. Le public peut apprécier de nouveau les collections permanentes des musées d’art contemporain Carré d’Art, de la Romanité, du Vieux Nîmes et
des Cultures Taurines Henriette et Claude Viallat et découvrir des expositions temporaires de qualité.

Des expositions ambitieuses

Au premier chef, L’empereur romain, un mortel parmi les dieux, visible au Musée de la Romanité, a vocation à séduire un public large par son ampleur et son caractère inédit. Un partenariat avec le Louvre, qui prête 30 œuvres époustouflantes, tout comme les 12 autres musées français et italiens partenaires, lui confère le label rare d’intérêt national attribué par le Ministère de la Culture. « Nous espérons retrouver progressivement les niveaux de fréquentation de 2019 qui était une très belle année » projette Fabrice Cavillon, Directeur général du Musée de la Romanité. La population a soif de sorties et de culture. L’exposition de l’été 2021 va permettre de donner un coup d’accélérateur : en témoignent les nombreuses demandes de journalistes sur
le sujet. »

Partenariat avec les Rencontres d’Arles

Du côté de Carré d’Art, trois propositions sont associées aux courues Rencontres d’Arles dès le 15 juin avec les photos du Berlinois Jeff Weber en Project Room. Puis Walid Raad prend possession dès le 1er juillet de la Chapelle des Jésuites tandis que la bibliothèque rendra hommage au précurseur du cinématographe Eadweard Muybridge à travers une installation vidéo interactive et immersive. Cette association culturelle entre les deux villes a fait la preuve de son efficacité et promet de nouvelles retombées touristiques avec l’ouverture le 26 juin de la Tour Luma. Promotion audacieuse d’un jeune talent émergent du monde de l’art contemporain, l’exposition de l’artiste plasticien Tarik Kiswanson est à voir depuis le 19 mai au deuxième étage du musée de Carré d’Art.

Réouvertures progressives

Tandis que le Musée du Vieux Nîmes célèbre le centenaire de son ouverture au public et rend hommage à son fondateur, Henry Bauquier, avec des œuvres encore jamais présentées, celui des Cultures Taurines Henriette et Claude Viallat met en lumière le fonds taurin unique en France qu’il a hérité de Charles Dupuy, critique et bibliophile passionné des élevages camarguais et de la tauromachie. À compter du 18 juin, le Musée des Beaux-Arts et le Muséum d’Histoire naturelle complètent ce parcours muséal avec de nouvelles expositions.

Nos nuits d’été, enfin

Au cœur de la torpeur estivale, les nuits sont le théâtre privilégié de nos sorties entre amis ou en famille. Le couvre-feu progressivement supprimé, si l’embellie se confirme du point de vue sanitaire, le retour des Jeudis de Nîmes est prévu à partir du 1er juillet dans une configuration analogue à celle de l’année dernière, avec le déploiement privilégié des animations sur les pourtours de l’Écusson. La Nuit des Musées, reprogrammée quant à elle le samedi 3 juillet, offrira une occasion nocturne supplémentaire.

Soif de cinéma

Après en avoir été privé durant des mois, l’été nîmois met triplement en valeur le 7e art avec le retour du festival des Écrans Britanniques du 11 au 20 juin et deux festivals de cinéma en plein air, dès le 28 juin, avec « Une salle sous les étoiles » parrainé par Reda Kateb, qui investit pour un mois le Cloître des Jésuites puis fin juillet le festival « Un réalisateur dans la ville » dans les Jardins de la Fontaine avec Alexandre Arcady comme maître de cérémonie.

Des expositions-événements pour rythmer la reprise.

Le retour du festival de la BD sur l’Esplanade, du 3 au 5 juillet

« La municipalité s’est mobilisée pour maintenir un niveau élevé de festivités durant cette période de réouvertures estivales »

Jean-Paul Fournier

Grands événements et nouveaux rendez-vous

Week-end taurin du 11 au 13 juin, Journées Européennes de l’Archéologie du 18 au 21 juin, festival de la BD du 3 au 5 juillet, maintien d’une programmation française pour le Festival de Nîmes avec des stars emblématiques comme Kendji Girac, Christophe Maé, Vianney ou Francis Cabrel, le Tour de France les 8 et 9 juillet donneront le tournis en ce début d’été décidément très show. Avec « Nîmes s’illustre», un nouveau venu fait son entrée dans le paysage de la culture nîmoise : un parcours en ville composé de cinq espaces scénographiques met à l’honneur de grandes figures de l’illustration avec le collectif The Parisianer, Jean Lébédeff, Jean Michel Tixier, la maison Tangible… « Nîmes, par son héritage et ses traditions, est un berceau d’accueil idéal pour l’illustration. Les arts visuels participent depuis l’Antiquité aux manifestations qui marquent la vie régulière de la cité. Nîmes s’illustre avance le cœur battant pour faire découvrir et partager une grande édition du 2 au 25 juillet 2021 », précise Margot Arrault, chef de projet de l’association organisatrice soutenue par la Ville.

Que le spectacle recommence

Dans une jauge à 35 %, puis à 65 % dès le 9 juin, un couvre-feu élargi à 23h jusqu’au 30 juin, le monde du spectacle doit s’adapter au mieux. Difficile d’improviser une nouvelle programmation ad hoc. Le théâtre de Nîmes, qui a multiplié les résidences d’artistes durant l’épidémie, a néanmoins pu rallumer les projecteurs fin mai tout comme le théâtre Christian Liger. Ce dernier propose une déambulation le 16 juin en partenariat avec le Péri­scope. À Paloma, après des mois de fermeture, on prépare surtout la nouvelle saison et une programmation légère à jauge réduite pour juin et juillet « Les cachets artistiques n’ont pas varié donc on privilégie les artistes locaux ou régionaux. Les concerts avec artistes nationaux en salle (re)programmés en juin seront assis avec 360 places disponibles au maximum », explique-t-on à la salle de musiques actuelles. Quant à l’organisation de la Fête de la musique, difficile là aussi d’envisager une configuration habituelle, même si la Ville sera en mesure de proposer une offre ce premier jour d’été.

LE RéVEIL TOURISTIQUE

La saison qui débute suscite de nombreux espoirs pour les professionnels et les acteurs économiques, avec la réouverture des frontières prévue le 9 juin et le retour d’une clientèle avide d’évasion.

photographie, tourisme, Nimes

Jean-Paul Fournier et Valentine Wolber sont allés au-devant des commerçants et restaurateurs le jour de leur réouverture le 19 mai 

Durement touchée depuis un an et demi, l’activité économique liée directement ou indirectement au secteur touristique aspire à reprendre des couleurs. Rouvert le 19 mai, l’Office de Tourisme et de Congrès n’a pas chômé ces derniers mois pour entretenir l’image de la ville et la commercialisation de la destination, en prévision de jours meilleurs, auprès de la clientèle internationale.
« Nous restons présents auprès de la clientèle américaine, qui se place en 5e position parmi les publics accueillis à Nîmes avec 120 000 personnes en 2019 », explique Xavier Labaune, directeur de l’Office. Les longs week-ends de mai ont permis de faire le plein à 80 % des réservations hotelières, qui voient d’ores et déjà s’afficher des jolis taux pour cet été.
Avec la reprise des visites guidées le 22 mai, de la circulation du petit train le 9 juin, l’Office développe plusieurs mesures : le renouvellement de sa campagne « Tous les chemins mènent à Nîmes », l’offre « Un city-pass acheté, un city-pass offert » pour les clients des hôtels nîmois et la chasse aux trésors pour les familles avec remise d’un cadeau aux jeunes explorateurs en herbe. « La saison va ressembler à celle de l’an dernier, composée à 90 % de Français, et 10 % d’ Européens. La clientèle asiatique et sud-américaine ne sera pas au rendez-vous et les incertitudes demeurent quant à la clientèle de groupe. En revanche nous notons déjà une forte reprise du tourisme d’affaires dès le mois de septembre », précise Xavier Labaune. Depuis mai, la compétence de l’Office de tourisme s’est élargie au territoire de l’agglomération, enrichissant ainsi son panel d’activités d’un volet nature et terroir supplémentaire mais aussi de l’abbatiale de Saint-Gilles dans son parcours patrimonial. Une opportunité de plus pour allonger la durée des séjours sur Nîmes.

Ces hôtels qui parient sur Nîmes

L’offre hôtelière, parfois insuffisante en pleine saison, est elle aussi enrichie de nouvelles propositions aux concepts novateurs pour séduire une clientèle diversifiée. Vertigo, ouvert depuis le 3 juin, est une nouvelle forme d’auberge de jeunesse qui cible une clientèle au pouvoir d’achat limité et avide d’escales découvertes. Ce concept déjà développé à Marseille par le Nîmois Hervé Landa cartonne. En face de la gare Feuchères, il se situe dans l’ancien Hôtel de Paris que la Société d’Aménagement Local Agate, qui reste propriétaire des lieux, a entièrement rénové à la demande de la Ville.
Rue Fresque, l’établissement hôtelier 4 étoiles Margaret accompagné d’un restaurant et d’un bar, a pris place dans les 2 500 mètres carrés classés Monuments historiques de l’Hôtel Chouleur. Ce lieu propose une immersion aux racines de la culture festive de la ville et ouverte sur l’extérieur notamment grâce à Rouge, son nouveau bar-restaurant. En s’adjoignant les services de la cheffe Georgiana Viou, c’est la carte de l’originalité, de la modernité et de l’expérience culinaire qu’il joue, enrichissant l’offre gastronomique nîmoise d’une nouvelle place forte.

Visites guidées et des animations de l’Office de Tourisme attirent d’ores et déjà le public.

Des monuments à nouveau accessibles

« Nous abordons cette saison avec une forte attente pour une reprise des événements historiques, avec l’organisation du spectacle Nemaus, et un retour des visiteurs dans notre belle ville, dans les meilleures conditions sanitaires (réservation en ligne, distanciation, etc.). Nous attendons un regain certain de la fréquentation nationale par rapport aux années précédentes, en espérant que, comme en 2020, elle vienne, au moins en partie, compenser la perte temporaire du public international », déclare Christophe Beth, directeur Culturespaces des Arènes. Avec un desserrement progressif des contraintes (une jauge de 250 personnes par heure aux Arènes, 15 par séance à la Maison Carrée et deux par deux ou groupe sur la plateforme de la Tour Magne), ces derniers ne devraient pas tarder à refaire le plein.

Nîmes, destination gastronomique.
Avec l’arrivée de la cheffe Georgiana Viou aux fourneaux du nouvel hôtel-restaurant Margaret, dénommé Rouge, c’est un établissement qui vient compléter une offre gastronomique de premier choix à Nîmes aux côtés de Damien Sanchez, Jérôme Nutile, Pierre Gagnaire pour ne citer qu’eux.

Xavier Douais,

adjoint délégué au tourisme, administrateur de la SPL Agate

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À quoi va ressembler selon vous cette saison touristique ?

En 2021, l’envie de s’évader est encore plus forte. Les campagnes de vaccination massives pratiquées nous permettent d’entrevoir de meilleures perspectives de fréquentation que pour l’été 2020, qui malgré tout avait été assez bon, dans le contexte que nous connaissons tous. La reprise de la programmation culturelle et événementielle est également un élément majeur de notre attractivité touristique.

Quels sont les leviers que vous allez enclencher
pour favoriser un retour de la fréquentation touristique ?

Nous avons adapté notre offre à une fréquentation familiale et de petits groupes. Sous la dénomination « Nos offres découvertes », c’est tout un panel d’activités culturelles et de plein air clés en main que nous proposons désormais à nos visiteurs. Par ailleurs, le territoire élargi de Nîmes et de son Agglomération permet de proposer de nouvelles activités, et donc d’allonger la durée de séjour.

Les Nuits de Nemaus programmées les 5, 6, 9 et 10 août 2021

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