L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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La station Météo France de Nîmes-Courbessac,
site français de radiosondage

La station Météo France de Nîmes-Courbessac, site français de radiosondage

Pour réaliser ses prévisions, l’antenne de Météo France créée à Nîmes-Courbessac en 1921 (comme l’aérodrome) utilise un ballon-sonde gonflé à l’hélium. C’est l’une des rares antennes de France métropolitaine à disposer de cet outil.

Depuis 1950, la station nîmoise envoie deux fois par jour (à minuit et à 13h) un ballon-sonde dans l’atmosphère pour mesurer la pression, la température et l’humidité de l’air. Traversant d’abord la troposphère (du sol jusqu’à 15 km d’altitude en moyenne), puis la stratosphère (de 15 à 50 km), ce procédé est un élément essentiel dans la prévision météorologique. Ces radiosondages en altitude sont utilisés dans cinq stations réparties sur l’Hexagone pour un maillage du territoire optimal (Ajaccio, Brest, Bordeaux, Trappes et Nîmes) et viennent compléter les mesures des stations météorologiques au sol. Des capteurs embarqués sur les bateaux de commerce et les avions de ligne sont aussi des alliés précieux pour les prévisionnistes. Mesures mises à mal par le confinement et l’arrêt du trafic aérien, et pour éviter un important déficit de celles-ci, la station de Nîmes-Courbessac (pour l’Occitanie) a alors multiplié les envois de ballons-sondes dans l’atmosphère.

Un système automatisé

Inventé par l’aéronaute et physicien Français Gustave Hermite en 1892, le ballon-sonde est un ballon en latex gonflé à l’hélium (le premier était fait de papier enduit au pétrole) sur lequel est accroché un boîtier en polystyrène contenant une sonde et une balise GPS dont les données sont collectées en temps réel par la station d’observation. Aux heures programmées, un carrousel tourne et met une sonde en place pendant qu’un ballon en latex se gonfle. Lorsque le ballon-sonde est prêt, le toit de la station coulisse et libère l’appareillage.

Au décollage, il mesure 1,20 m de diamètre et va se dilater jusqu’à atteindre dix fois son diamètre initial. Il finit par éclater sous la pression atmosphérique (25 à 30 km d’altitude en moyenne). Le boîtier sonde est alors ralenti par un petit parachute qui protège les installations ou les personnes au sol.

Nîmes, site précurseur pour l’environnement

Le centre Nîmes-Courbessac va être le premier à utiliser des sondes plus petites, passant de 180 à seulement 36 grammes, ce qui permettra de miniaturiser tous les composants, comme la taille du ballon, des piles, du parachute et du volume de gaz nécessaire. De plus, un nouveau bâtiment situé à seulement quelques mètres de l’actuel va permettre de fabriquer sur place de l’hydrogène (vapeur d’eau), moins coûteux et deux fois plus léger que l’hélium (gaz). Les premiers tests devraient avoir lieu au début de l’été.


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