LE JOURNAL D’INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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Face à la précarité

Nous sommes en hiver et c’est la pleine saison pour les acteurs associatifs de l’aide d’urgence, leurs quelques salariés et leurs nombreux bénévoles, affairés aux collectes, opérations logistiques, distributions et maraudes. Depuis 11 mois, ils se sont organisés pour répondre à un afflux accru de demandes causé par les conséquences économiques de la crise sanitaire. Élans spontanés de générosité de la population et soutien des pouvoirs publics, dont celui de la Ville, ont permis de renforcer leurs actions.

photographie, tourisme, Nimes

Avec un taux de pauvreté de 28 %*, Nîmes est située dans l’un des départements les plus touchés de France par la précarité. Elle connaît durant les périodes hivernales une active mobilisation des associations reconnues d’utilité publique pour apporter une aide d’urgence aux plus fragiles, même si cette action ne s’arrête pas aux beaux jours. Depuis mi-mars, le confinement a déclenché une multiplication des personnes en rupture de ressources, et les associations tout comme le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville ont vu arriver des publics avec lesquels ils n’avaient pas jusque-là à faire : étudiants et lycéens, familles monoparentales fragilisées par la fermeture des cantines, travailleurs précaires, intérimaires, auto-entrepreneurs, personnes âgées, notamment celles touchées par la diminution des interventions des aides à domicile pour raisons sanitaires… À son échelle, la Ville a intensifié son accueil d’urgence, son soutien financier auprès du secteur et mis en place de nombreuses actions ciblées : suivi des personnes vulnérables inscrites sur son fichier, colis alimentaires, distribution de kit d’hygiène, mise à disposition de locaux, aides financières exceptionnelles…

Élan de solidarité

Plusieurs centaines de bénévoles, bien souvent retraités ou âgés, s’investissent dans les associations. Le risque de santé en ayant écarté un nombre important, elles ont pu compter sur l’engagement de nouveaux profils. Grâce à la réserve civique en ligne (covid19.reserve-civique.gouv.fr), l’Association Protestante d’Assistance (APA) a pu compenser la perte de bénévoles âgés : « Un énorme élan de solidarité citoyenne absolument massive ». Bernard Boulery, président des Restos du cœur du Gard, se réjouit de voir les jeunes prendre la relève « on reçoit au moins un appel par jour pour faire du bénévolat. »Et pour acheter, stocker, préparer et délivrer les quelque 133 millions de repas délivrés par l’antenne locale, il en faut des bonnes volontés. Autre effet inédit : la collaboration entre les associations s’est développée : ajustements de stocks, répartition de bénévoles, échanges sur les pratiques ont facilité la réactivité face à l’urgence et fait émerger les bénéfices d’un début de coordination, désormais conduite par la Direction départementale de la Cohésion du territoire dont c’est la compétence.

* INSEE 2017 (pourcentage de ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national)

52 %

des aides sollicitées auprès du CCAS sont des aides alimentaires.

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785 338 €

des personnes versés par le CCAS en 2020 aux associations.

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128 000 €

d’aides d’urgence accordées directement par le CCAS dont 76 000 € d’aides alimentaires directes.

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21 552

personnes accueillies par le CCAS en 2020.

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725

personnes hébergées en urgence en 2020 (Croix-Rouge).

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