L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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Archéologues en herbe

Dans la peau de jeunes archéologues, deux classes de CM1 et CM2 de l’école la Placette ont fouillé le passé romain de la cité des Antonin.

out a commencé un matin du mois de janvier au centre de loisirs du Mas Boulbon. C’est là que pendant deux semaines, les jeunes Nîmois ont mis à jour des vestiges de l’époque romaine. Le résultat d’un travail d’équipe initié entre les animateurs du Mas Boulbon, les chercheurs de l’Inrap et les enseignantes de l’école élémentaire de la Placette. En effet, un solide partenariat entre l’Inrap et la Ville permet à l’institut de réaliser des actions de valorisation auprès notamment du jeune public. « Les archéologues participent régulièrement à des actions de médiation », explique Charlotte Gleize, chargée de communication de l’Inrap. « Nous menons auprès du jeune public une mission de transmission ». Pour ce faire, l’Inrap met à disposition des enseignants des outils pédagogiques permettant de les préparer à cet atelier.

Premier pas…

Dès leur arrivée, les enfants ont été mis en immersion à travers une activité scénarisée, conçue par l’équipe du Mas Boulbon, qui les a conduits à chercher des traces de vie animale et humaine. Puis, en petits groupes, les archéologues Vincent Mourre et Richard Pelé les ont initiés à l’archéologie. Le premier, spécialiste de la période paléolithique, leur a présenté le métier et la manière de pratiquer. Très attentifs, les jeunes apprentis ont pu mettre les mains dans les bacs à fouille et appréhender un chantier comme les grands. Puis ils sont partis à la découverte du riche patrimoine de Nemausus.

Un public sensible à son patrimoine

Avec Richard Pelé, spécialiste de la période romaine qui a notamment participé aux fouilles des remparts romains et suit le chantier de l’amphithéâtre, ils ont étudié les différentes unités stratigraphiques, permettant la caractérisation et la datation d’une présence humaine sur un site fouillé.

Curieux, les enfants n’hésitent pas à poser des questions ou à montrer leurs connaissances : « le Dolia pouvait avoir une contenance de 2 000 litres », explique l’archéologue. Quand un petit garçon complète : « les Romains pouvaient y mettre du vin ». Ils sont nîmois et en alerte quand on parle de l’histoire de leur ville. C’est donc avec intérêt qu’ils écoutent le récit des fouilles de la salle cruciforme qui se cache sous l’amphithéâtre. À l’issue de ces journées, un parcours initiatique autour des principaux monuments de la Ville est venu compléter cet atelier : Porte Auguste, Castellum, Square Antonin, Maison Carrée, Arènes, ils ont passé au peigne fin chacun de ces édifices qui font toute la richesse de notre cité. « Nous avons cette année au programme la période gauloise », explique Charlotte Cura, enseignante à l’école de la Placette. « Cet atelier permet de compléter le programme d’histoire. Il est également prévu que nous nous rendions au Musée de la Romanité afin de clôturer cet atelier. »

« Notre mission de transmission
passe par le jeune public. »

Charlotte Gleize
chargée de communication à l’Inrap.

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