LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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RUE DE BOUILLARGUES

Cette rue traversante démarre du boulevard Talabot et rejoint l’avenue Salvador Allende. Appelée autrefois rue des Jardins, à la fin du 18e siècle elle est nommée chemin de Magaille.

Avant la construction du viaduc, elle fut baptisée route d’Arles et suite à la mise en place de la route départementale de Nîmes à Arles, c’est la continuation de la rue des Jardins, au-delà du viaduc, qui devient la rue de Bouillargues. La rue de Bouillargues est incontestablement l’artère principale et historique du quartier Beausoleil. Dans des temps lointains, cette plaine de la Vistrenque, déjà connue pour sa fertilité, abritait certainement des villas gallo-romaines, comme le prouvent de nombreux vestiges. La présence de l’eau en abondance dans les sous-sols n’y est pas pour rien.

Le Moulin de Raspail

Il faut tout de même remonter au 17e siècle pour mieux comprendre la richesse de Beausoleil, à l’époque où la ville de Nîmes était encore très rurale. En cette période, Paul Raspail, médecin nîmois, fait construire un moulin en 1668 (moulin dont il n’a pas pu vraiment profiter car il décède l’année suivante). Le Moulin de Raspail, toujours intact aujourd’hui, est un vestige du passé agricole et céréalier du quartier. La particularité de ce moulin c’est qu’il n’est pas bâti en hauteur mais sur la plaine de Nîmes. Pour le construire, il a fallu ériger la tourelle qui supporte les ailes sur un socle circulaire qu’on appelle une fausse braie. Ce mur de soutien est généralement présent dans les constructions militaires.

Quand religion rime avec social

Dans la seconde partie du 19e siècle, les activités éducatives et sociales se développent rue de Bouillargues. En 1858, les Dames de l’assomption créent le pensionnat de jeunes filles, en lieu et place de l’actuel Institut d’Alzon. En face, en 1868, les petites sœurs des pauvres fondent leur auspice, un lieu emblématique pour les Nîmois qui apprécient leur dévouement pour les plus déshérités. Depuis 1973 l’établissement hospitalier est devenu la maison de retraite « Ma Maison ».

Source : Les Rues de Nîmes d’Aimat Serre / Un siècle et demi de vie derrière les ponts à Nîmes de Marguerite Borelly, Pierre Teissier et Christiane Roux

L’église Notre-Dame des enfants

Cette église est construite à la demande de l’évêque Jean Girbeau en 1933. Elle épouse la poussée immobilière que connaît le quartier. En cette période, les pavillons des cheminots fleurissent dans toutes les rues adjacentes à la rue de Bouillargues. L’église se nomme ainsi car tous les enfants catholiques du diocèse ont recueilli des fonds pour sa construction. L’église sera finalement consacrée en 1948, après la guerre qui a ralenti considérablement les travaux.

Moulin de Raspail au quartier Gambetta.

CHRISTIANE ROUX

Christiane, 67 ans, habite la rue depuis toujours et elle est incollable sur son histoire. Elle loge dans sa maison familiale, la même maison où elle est née. Passionnée par son quartier, elle est la co-autrice du livre Un siècle et demi de vie derrière les ponts à Nîmes. Sa famille est propriétaire du moulin de Raspail depuis 1902, et son cousin germain Jean-Pierre Picard l’a fait totalement rénover dans les années 1990.

BERNARD ACARIE, RUE NUNGESSER ET COLI

D’origine lilloise, ce retraité de 73 ans est l’actuel secrétaire du comité de quartier Route d’Arles-Beausoleil. Il est résident du quartier depuis 10 ans. Il milite pour que le bureau de Poste de la rue de Bouillargues ne disparaisse pas, c’est pour lui un service public de proximité indispensable. Le comité de quartier Beausoleil a vu le jour en 1932 sous l’égide d’Émile Gauzy, c’est l’un des plus anciens de la ville et il reste encore aujourd’hui très actif.

cqbeausoleil@gmail.com

Le C.A.D.R.E.F

Simone Clément (présidente) et Monique Allier-Chay (vice-présidente) gèrent l’antenne gardoise du C.A.D.R.E.F., université de la culture permanente et du temps libre. Cette association, reconnue d’intérêt général, existe depuis 34 ans et compte 2 131 adhérents à Nîmes. Elle prône le plaisir d’apprendre et d’échanger, le partage, la convivialité et la solidarité. Le C.A.D.R.E.F. propose des cours et activités culturelles, artistiques et sportives à destination du public senior. Elle fait partie de ces rares associations qui fonctionnent à 97 % avec leurs fonds propres.
www.cadref.com

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