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Un quartier durable
au Puits de Roulle

L’engagement de la dernière tranche opérationnelle de la zone d’aménagement concerté du Puits de Roulle va permettre de terminer l’urbanisation du versant nord de la colline de Valdegour, avec la construction de 150 logements, dans le respect du patrimoine et de l’environnement du lieu.

C’est une zone de 6,5 hectares située à l’ouest de Nîmes, entre les quartiers de l’Alouette, du Puits de Roulle et de Valdegour, sur une pente culminante aujourd’hui en friche libre, dont la Ville est propriétaire depuis de nombreuses années. Elle était autrefois peuplée de petits mazets à grandes parcelles entourées de clapas. Puis la ville champignon a poussé avec la ZUP sur le versant sud, qui devait s’étendre versant nord jusqu’à la route de Sauve. Un projet qui ne s’est heureusement réalisé qu’à moitié, les lieux restant figés sous la forme d’une ZAD puis d’une ZAC. Divers projets alternatifs émergent puis aboutissent il y a 10 ans à celui d’un programme prévisionnel de construction de 300 logements respectueux du site et intégrés au paysage.

Création d’un quartier durable

Si les deux premières tranches de la ZAC ont déjà été réalisées, permettant la création de 146 logements dont 76 logements sociaux (notamment les récentes résidences d’Habitat du Gard Charpak et Einstein) complétés par l’Institut Médico Pédagogique La Cigale, la frange Est du site va commencer à prendre forme d’ici la fin de l’année. Elle prévoit la création de 150 nouveaux logements diversifiés sous la forme d’habitats intermédiaires, de petits collectifs de deux ou trois étages partiels et 5 maisons individuelles. Ces programmes d’habitats collectifs favorisent la mise en valeur paysagère environnante des lieux en laissant une large place aux clairières, bassins hydrauliques et espaces publics qui seront créés. L’ambition de la Ville est de proposer le projet à la labellisation Quartier durable Occitanie, en respectant une grille multicritères adaptée aux conditions climatiques de notre région définie par Envirobât Occitanie. À l’heure actuelle, aucun projet n’a encore obtenu ce label à l’échelle d’un quartier.

Une démarche naturaliste

À la demande de l’État, l’inventaire des espèces présentes sur ces terrains en jachères a été soigneusement mené. Une première étude Faune-flore-habitats naturels en 2013 avait identifié cinq espèces rares de plantes sur les lieux. Des spécimens ont été prélevés en 2014, élevés en « pouponnières » durant trois ans au Conservatoire de Botanique National de Méditerranée à Porquerolles, puis ont été réimplantés dans un milieu similaire et protégé de 19 hectares au Mas d’Escattes.

Un bureau d’études est chargé depuis plusieurs années d’accompagner le volet environnemental du projet. Un périmètre de végétation protégé sera conservé sous la forme d’un jardin durable, avec une voie piétonne l’y conduisant. Pour préserver la petite faune et la flore variée des lieux, les futurs travaux de défrichement et de terrassement seront limités à la période du 1er septembre au 30 mai.

Démarrage à l’automne

Le dossier de réalisation modificatif a été approuvé au Conseil Municipal du 30 mai. Il fait suite à de nombreuses actions de concertation des riverains et du public ainsi qu’à la définition d’un projet pré-opérationnel. La Ville doit désormais lancer une consultation pour confier à des promoteurs la vente des macro-lots, ce qui contribuera au financement des travaux qu’elle va engager au deuxième semestre. Ils comprendront la viabilisation des terrains avec notamment la création d’une liaison viaire entre l’avenue Villard de Honnecourt et la rue Arnaud, le raccordement de la rue Moissant au chemin neuf de Pissevin qui sera piétonnisé partiellement, la création d’une zone 30 sur une partie du chemin Neuf de Pissevin et enfin l’aménagement d’ouvrages hydrauliques. Un maillage de dessertes piétonnes liant les quartiers limitrophes sera également réalisé.

Pour en savoir plus
nimes.fr

6,5 ha

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150

logements : 84 collectifs, 51 intermédiaires et 5 lots individuels.

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Un traitement paysager respectueux du site et conservant les traces patrimoniales du site.

La dauphinelle staphisaigre prospère désormais sur une zone de préservation dédiée.

Marie Pierre Quaile et Alice Toulemonde,

agence Quailemonde Architectes de la ZAC.

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Quel est votre rôle dans la conception du projet ?

Notre agence Quailemonde Architectes dirige l’équipe de maîtrise d’œuvre composée de plusieurs bureaux d’études paysagers et environnementaux. Ensemble, nous avons dessiné ce projet de quartier, ses îlots, et défini ses caractéristiques futures. Lorsque la Ville aura commercialisé les lots à construire, nous validerons les permis d’aménager s’ils sont conformes aux exigences municipales que nous avons traduites dans le cahier des charges.

Quelles sont-elles ?

Il s’agit de maintenir le contact étroit avec la nature. L’emprise au sol des logements est réduite, entourée de nature. L’aménageur doit proposer des gestes verts forts, s’engager en matière de performance énergétique. Les voiries sont limitées au strict minimum en privilégiant les voies piétonnes et cyclables, les revêtements perméables. La diversité architecturale est encouragée, dans un style méditerranéen et sobre.

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