LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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A situation exceptionnelle,
mesures d’urgence

Très rapidement, la Ville a dû s’adapter et mettre en place des mesures d’urgence permettant de soutenir les infrastructures médicales, assurer le respect du confinement, informer les populations avec réactivité.

photographie, tourisme, Nimes

Les écoles Capouchiné et Henri Wallon ont accueilli depuis le 16 mars les enfants de personnels soignants et mobilisés pour gérer la crise, encadrés par des enseignants, des ATSEM et animateurs volontaires

Dès la fermeture des écoles et des crèches le 16 mars était organisé, en collaboration avec l’Education Nationale, un service d’accueil des enfants de soignants, progressivement ouvert aux enfants de personnes travaillant dans les EHPAD ou participant à la gestion de la crise sanitaire sans solution de garde, sur les groupes scolaires Henri Wallon et Capouchiné. Durant la période des vacances d’avril, ce système de garde a été maintenu avec des animateurs volontaires. Mesures d’hygiène, prise en charge individuelle des enfants, nettoyage des jeux et du matériel : des conditions particulières sanitaires étaient appliquées pour éviter toute contamination.

Soutien aux soignants

Par ailleurs, c’est par une aide matérielle et technique que la Ville a pu apporter un renfort aux équipes soignantes. A partir du lundi 6 avril, elle a mis à disposition des médecins de la maison médicale de garde, centre COVID 19, une des salles de son central d’appel du Poste de Commandement Communal, situé avenue Bompard, afin de leur permettre d’assurer dans de bonnes conditions le suivi des malades atteints de coronavirus ne nécessitant pas d’hospitalisation : 40 internes et trois médecins seniors s’y relaient pour répondre aux sollicitations des médecins gardois, appeler tous les jours les malades et enregistrer ce suivi sur un fichier partagé par le CHU, jusqu’à la sortie de crise. Par ailleurs, en cas d’évolution défavorable de l’épidémie, la Ville a aménagé un centre de consultations Covid 19 en collaboration avec le Département de médecine générale de la faculté de médecine, la Maison médicale de Garde de Nîmes, l’Agence régionale de santé et le Conseil de l’Ordre des médecins du Gard. Pouvant accueillir jusqu’à 500 consultations par jour, ce centre permettrait de suppléer les organisations de soins dédiées (Maison médicale, SOS médecins et Valsanté, pouvant accueillir jusqu’à 40 consultations par jour) en cas d’afflux massif de malades. Accessible aux personnes à mobilité réduite, aménagé pour respecter la distanciation nécessaire entre chaque patient, ce centre peut être opérationnel en 48h si besoin. Entretien, mobilier, téléphonie, mise en sécurité seraient assurés par la Ville.

Sécurité : 90 agents mobilisés par jour

Respect et contrôle du confinement, du couvre-feu institué de 22h à 5 heures du matin depuis le 22 mars, surveillance renforcée des commerces et bâtiments municipaux devant rester fermés et donc plus vulnérables aux cambriolages, des espaces naturels où il était interdit de se rendre, veiller plus que jamais à la sécurité des Nîmois, accompagner les opérations d’aide sur terrain : la Police Municipale a mobilisé de manière maximale ses équipes de jour comme de nuit, grâce à plus de 40 agents volontaires pour renforcer les effectifs en particulier les week-ends. En concentrant ses missions sur la prévention, elle a surtout réalisé des contrôles piétons, réservant les verbalisations aux personnes réfractaires ou récidivistes. En coordination avec le Centre Urbain de Vidéoprotection et la Police Nationale, qu’elle accompagnait aussi sur 12 points de contrôle véhicules, elle a assuré un rôle fondamental de surveillance et d’information durant le confinement. Des outils de protection (masques, gel, lingettes et écrans plexiglass dans les bureaux) leur ont été fournis pour mener à bien leurs missions face à la population.

Information des Nîmois #crocosensemble

Dès le premier jour du confinement, la Ville a créé une page spéciale d’information sur son site nimes.fr, mise à jour quotidiennement, afin de rester informé sur les mesures et informations pratiques mises en place pendant la crise sanitaire. Relayée par les réseaux sociaux et l’application Nîmes, elle a permis de conserver le lien entre la population et la Ville. Par ailleurs, un accueil téléphonique renforcé a été mis en place pour accompagner les Nîmois dans leurs démarches en ligne pendant la période de confinement et de fermeture des guichets. Le système de téléalerte (on s’inscrit sur nimes.fr pour être alerté par SMS en cas de survenance d’un risque majeur) a également permis de renforcer le lien auprès des 62 000 Nîmoises et Nîmois inscrits.

Un centre d’appel des malades du Covid-19 accueilli aux services techniques de la Ville.

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Un atelier de fabrication de masques

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L’atelier de couture, habituellement chargé de la mise en état des rideaux des écoles, a été rapidement mis à contribution pour confectionner des masques doublés et molletonnés selon le modèle du CHU de Grenoble. Au rythme de 200 masques par jour, le stock de tissu a vite été épuisé et c’est grâce à un don de l’entreprise Souleiado et de son PDG Stéphane Richard que la fabrication a pu être poursuivie. Ces masques ont été mis prioritairement à la disposition des agents municipaux en contact avec le public. Merci à la marque emblématique du sud !

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Frédéric Jacquet

directeur de la santé et de l’hygiène de la Villede Nîmes.

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Quel est votre rôle dans la gestion de la crise sanitaire ?

Médecin inspecteur de santé publique, j’ai travaillé dans l’humanitaire, au ministère de la santé et au sein de l’Agence Régionale de santé. Je suis donc particulièrement habitué aux questions de crise sanitaire. L’objectif est d’apporter une compréhension, une bonne appréciation de la situation au Maire et à l’administration pour une approche pragmatique, et projeter les différents scénarios pour gérer au mieux les réponses locales. Par exemple, au début du confinement, nous savions que pour être efficace ce dernier devait durer au moins six semaines. Nous l’avons anticipé.

Quelles sont les conditions de la réussite du déconfinement ?

Une épidémie ne se contrôle qu’au rétroviseur : difficile de prédire son évolution. Mais si le nombre de personnes contaminées par un malade reste inférieur à 1 (le fameux RO), car tel est le résultat que nous avons obtenu grâce au confinement, alors nous allons lisser l’épidémie dans le temps, sans surchauffe de notre système de santé, mais seulement si on respecte la distanciation sociale, les mesures barrières, sa protection personnelle comme celle d’autrui. Cela reste les meilleurs remparts contre la propagation du virus.

Des mesures économiques d’urgence

Des mesures ont été prises pour soutenir les commerces du centre-ville.

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