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Le Festival
Flamenco a 30 ans

Eduardo Guerrero.

Bien ancré dans la programmation culturelle hivernale de Nîmes, le Festival Flamenco souffle cette année ses 30 bougies. Cette édition ne sera pas un festival nostalgique, mais bien tourné vers l’avenir dans un registre contemporain. Il présentera les grands noms de la discipline, mais aussi de nouveaux artistes qui seront à Nîmes du 9 au 19 janvier.

Si à ses débuts, le festival était un concours ouvert aux musiciens, chanteurs et danseurs flamencos, il a depuis 30 ans fait du chemin. Il est aujourd’hui connu et reconnu par ses pairs en terre espagnole. Pour célébrer cet anniversaire, une projection de photos réalisées par les photographes ayant immortalisé ces 30 ans de vie, sera retransmise tous les soirs sur la Maison Carrée. Pépé Linares, membre fondateur du festival racontera, lors d’une conférence, l’épopée du Festival Flamenco. Sans oublier l’exposition au musée des Cultures Taurine El Encuentro retraçant la collaboration entre les deux maestros du flamenco Paco de Lucia et Camarón.

Côté programmation

Chema Blanco, programmateur du festival et François Noël, directeur du théâtre, offrent au public des spectacles engagés, homogènes et d’une grande exigence. Mariola Membrives et David Lagos, ouvriront ce trentième anniversaire à Paloma. D’Eduardo Guerrero à Joselito Acedo, en passant par le phénomène Patricia Guerrero ou encore la guitariste flamenca Antonia Jiménez, la jeune génération du flamenco contemporain se dévoilera entre chant, danse et guitare. Les artistes confirmés ne seront pas en reste. Israël Galván, Rocío Molina, Mayte Martin ou encore Vicente Amigo séduiront les aficionados.

Sensibiliser le jeune public

Qui mieux que Chely la Torito pour transmettre la culture flamenco dans les écoles de la ville. Nîmoise, de parents siciliens, petite danseuse classique dans l’école de danse de Michèle Lucibello, rien ne la prédestinait à croiser le chemin du flamenco et de ses origines. C’est pourtant au détour d’un spectacle de flamenco, sur l’avenue Jean-Jaurès, qu’elle va tomber littéralement sous le charme de cette danse, tout droit venu d’Andalousie. Malgré son jeune âge, sa détermination lui ouvrira les portes de cette culture. Un coup de foudre qu’elle se plaît à raconter dans son spectacle La Fabuleuse histoire de MamZelle Flamenka. Accompagnée à la guitare par Nino Garcia, elle est aujourd’hui une ambassadrice pleine de charme et de poésie du flamenco. Cette année, elle retrouvera le temps du festival les bancs de l’école pour initier les élèves nîmois avec son spectacle Poetika. Les scolaires auront également la chance de pouvoir assister à l’Odéon à 3 représentations théâtrales. Franito, est une pièce burlesque où l’irrésistible clown-mime Patrice Thibaud s’associe au danseur Fran Espinosa.

Pour en savoir plus
Retrouvez le programme complet sur : www.theatredenimes.com

« 30 ans, c’est le temps de la maturité, de la plénitude. Sans renier le passé et fort des figures historiques, le festival se lance fougueusement vers demain, toujours dans le respect, l’admiration et la tolérance. »

François Noël
directeur du Théâtre de Nîmes.

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Amir ElSaffar.

Gema Caballero et Javier Patino.

Chely-LaTorito_NIMES

Chely La Torito

Danseuse flamenca.

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Qu’est-ce que vous retenez de ces 30 ans de Festival ?

J’avais 11 ans lors de la première édition et en 30 ans je n’en ai jamais raté un seul. J’en garde des souvenirs très forts, notamment d’Amante, Farruquito et bien sûr de Camarón aux Arènes. Le Festival nous a donné la chance de nous approcher de ces grands artistes.
Il y a également eu Jose Galvan. C’était ma première rencontre avec un professeur de flamenco et mon premier stage. Le festival a pour moi été très didactique. Je pense qu’il a toute sa place à Nîmes qui transpire le flamenco depuis toujours. Nîmes est la ville la plus flamenca de France.

Comment initiez-vous les plus jeunes à cette culture ?

Soit par le biais d’ateliers ou par mon spectacle. Dans les ateliers cela passe par l’écoute de chants différents comme la buleria qui est un chant burlesque en opposition à un martinete qui est le chant de la persécution. Et j’observe leur réaction, sur le premier chant ils ont envie de bouger, tandis que sur le second ils sont sensibles à la gravité du morceau. Je travaille aussi avec des photos sur les mimiques de chanteurs comme Chocolate par exemple. Je leur apprends que le flamenco c’est l’art de dire des choses avec la voix, la guitare ou la danse. Je leur explique que c’est le cri d’un peuple qui a souffert et qui peut soigner sa tristesse en racontant des blagues avec une buleria par exemple.

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