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Feu vert pour la
rénovation urbaine

Le 6 novembre, l’État a validé les propositions nîmoises pour la transformation profonde des quartiers Pissevin-Valdegour, Chemin Bas d’Avignon-Clos d’Orville et Mas de Mingue. Face à l’ampleur des projets, il se porte garant de 35 à 80 % du financement. Le détail sur les opérations qui seront lancées d’ici 2024.

Écoles, voiries, places, parcs et jardins publics, logements, commerces… Baptisés « quartiers d’avenir », les trois projets urbains conçus par la Ville et ses partenaires, en concertation avec la population des quartiers concernés, présentent l’ambition de redynamiser le cadre de vie. Porteurs d’une forte attente en termes de qualité de vie, d’image, d’attractivité, de sécurité et de modernité, précisés au cours de marches exploratoires et d’ateliers participatifs avec les habitants et les conseils citoyens, ces projets ont été élaborés par trois cabinets engagés par la Ville. Ils ont permis de dessiner les contours d’une nouvelle trame urbaine, vivante, aérée et végétalisée, qui va pouvoir se matérialiser progressivement.

Comité d’engagement

La présentation des 3 dossiers en comité d’engagement national début novembre a marqué une étape cruciale dans le processus de contractualisation avec l’État. Si les restitutions écrites sont attendues, les conventions ne seront signées que l’année prochaine. Les études peuvent d’ores et déjà être lancées et la préparation des opérations se poursuivre.

Pissevin-Valdegour

C’est l’opération la plus lourde, représentant 68 % des investissements à prévoir, pour lesquels l’État s’engage à 50 %. L’aménagement des deux entrées de Pissevin, la Porte des Arts et Kennedy, va pouvoir commencer, avec des programmes mixtes de commerces, maison de santé et logements : 89 sur Kennedy sud (accession à la propriété abordable) et 30 sur la Porte des Arts (seniors et accession abordable). La démolition de Carrefour puis de Trait d’Union sont un préalable. Deux programmes de création de logements mixtes, principalement en accession à la propriété pour petits budgets et logements sociaux, vont pouvoir être engagés à l’est et à l’ouest de Valdegour (55 logements). Le déplacement de la ferme école sur la pinède de Valdegour permettra de lancer un programme mixte avec moyenne surface, activités économiques et 75 logements à son emplacement actuel. De même, la démolition du viaduc Puccini, puis de la dalle Debussy et des Angloros devrait intervenir, tandis que le plan de sauvegarde des grandes copropriétés Wagner se poursuit. Ces démolitions laisseront place à des espaces publics, bassins paysagers, programmes immobiliers, espaces hydrauliques et voiries nouvelles. Est également programmable la création d’un nouveau groupe scolaire en remplacement de la maternelle Paul Langevin, actuellement en zone inondable, sur les anciens terrains de jeux Condorcet. À noter également côté sport la réhabilitation du gymnase Diderot et la requalification du stade des Amandiers, actuellement en cours.

Chemin Bas d’Avignon-Clos d’Orville

Dans ce quartier va pouvoir s’engager l’opération de requalification de la copropriété « Le Portal » à horizon 2025, pour laquelle l’État s’engage financièrement à 80 %. Une partie des logements sera résidentialisée, tandis que 10 villas en accession à la propriété et un espace public seront intégrés au futur parc Delestraint. Côté route d’Avignon seront créés 800 mètres carrés de commerces et 24 logements en accession rue Braque sur l’emprise des anciens locaux de la maison médicale. Des accès piétons de l’axe Jean Moulin accompagneront sa reconfiguration dans le sillage du TCSP, où sont prévues deux démolitions Habitat du Gard. Le programme de destruction/reconstruction de l’école Léon Rousson, dont le choix d’aménagement devrait intervenir dans les prochains mois, va pouvoir prendre forme. En attendant les séquences suivantes du projet urbain, des actions de proximité sont prévues en 2020 avec l’aménagement du demi-stade Pelatan et la création d’un espace de jardins et de convivialité sur le square Paul Tondu.

Mas de Mingue

Plusieurs démolitions vont pouvoir démarrer dans les prochains mois : celles de l’immeuble de la Boule d’Or et de l’école Albert Camus. Suivront celles de la galette commerciale, des garages des Grillons et des résidences Montaigne et Ronsard. Une opération de rénovation de l’habitat (OPAH) est lancée sur les 82 logements des Grillons pour cinq ans, avec un financement couvrant 90 % des coûts propriétaires pour 3 millions d’euros, tandis que la Société Publique Locale Agate engage 4 millions au rachat des commerces et garages des Grillons, pour une reconfiguration de la place, de l’offre de logements et de commerces. L’ouverture en février du Pôle éducatif Jean d’Ormesson, l’aménagement en mai de la voie piétonne Du Bellay le desservant, du square Montaigne et d’un terrain synthétique courant 2020 sont en outre au programme. Plus tard, ce sera le tour de la reconfiguration de l’entrée du quartier via l’avenue Clavery, la rénovation du centre Jean Paulhan avec l’installation de la mairie annexe, la construction de nouveaux logements Habitat du Gard au Clos de Courtelle, d’autres en remplacement de Montaigne. Suivront les aménagements des espaces publics.

Des maisons de projets vous accueillent au Mas de Mingue, Chemin Bas d’Avignon et Pissevin.
Plus d’infos sur nimes.fr

En finir avec l’habitat dégradé, un enjeu majeur.

Coût total :

470 M€

dont 140 M€ pour l’ANRU et 57 M€ pour la Ville.

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25 000

habitants concernés.

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Logements :

1055

démolis,

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1968

réhabilités ou résidentialisés .

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295

à construire.

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