LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

Vivre Nîmes
ACCUEILDOSSIERS > Au plus près des familles

Au plus près des familles

Des actions sont menées au quotidien par la Ville et ses partenaires associatifs dans les quartiers pour soutenir les parents dans leur rôle éducatif.

photographie, tourisme, Nimes

L’ÉCOLE DES PARENTS accompagne ces derniers depuis 1958 dans différentes structures comme les crèches, les écoles ou les Relais d’Assistante Maternelle. La Ville lui octroie une subvention annuelle. L’école des Parents gère la Maison des Mistons située au 50 boulevard Gambetta et celle du Mas de Mingue. Ce lieu d’accueil des tout-petits de 0 à 3 ans encourage la socialisation des enfants et l’échange avecles parents. Deux professionnelles issues du champ médico-social éducatif y accueillent les familles. L’idée est de leur faire prendre conscience de leurs compétences parentales. C’est anonyme, à la carte moyennant un 1€ symbolique.  L’école des parents participe également sur le quartier Pissevin/Valdegour avec d’autres associations au lieu d’accueil itinérant Grandir Ensemble.

Les projets d’animations des centres socio-culturels et sportifs de la Ville, agréés par la Caisse d’Allocations Familiales, intègrent pleinement des objectifs de soutien à la parentalité. Les projets famille des centres doivent répondre aux problématiques familiales repérées sur le territoire et développer des actions contribuant à l’épanouissement des parents et des enfants, tout en animant un réseau avec l’ensemble des acteurs de soutien à la parentalité sur le quartier. Une mission qui ne cesse de se développer dans chacun de ces équipements, où des référents famille ont été recrutés.

Une mission qui se développe

Les nouveaux projets des centres du Chemin Bas d’Avignon et du Mas de Mingue, en cours d’examen pour la période 2020-2023, en témoignent. Celui du centre André Malraux au Chemin Bas d’Avignon a été élaboré en concertation avec les publics, à travers des ateliers créatifs : mur des expressions, débat mouvant, questionnaires hors les murs ont permis d’inclure les familles dans le débat « agir sur la parentalité », l’un des axes piliers du projet social. Pour définir ces orientations, les paramètres démographiques les plus récents sont pris en compte comme celui de la hausse du nombre de familles monoparentales dans le quartier (20 % des familles), avec souvent de très jeunes mamans fortement isolées. « Ces mamans ne viennent pas spontanément nous voir. Elles sont souvent à bout, prisonnières d’une relation fusionnelle qui n’est pas propice à l’épanouissement de leur enfant ni du leur. On essaie de créer avec elles un espace d’échange, d’expression, pour leur permettre de souffler et de se livrer sur leurs difficultés familiales en confiance, » détaille Nawel Esquirol, référente famille du centre. Souvent, la crainte de l’institution fait frein. Chaque mois, tous les acteurs institutionnels et associatifs traitant de l’aide à la parentalité, se réunissent pour travailler dans le même sens, chacun dans son rôle, et partager les situations. Tous les mercredis sont organisés des ateliers jeux ou cuisine parents-enfants, lors des vacances, des sorties familles permettent de mieux connaître ces dernières. Les mardis et jeudis après-midi, les parents sont accueillis sur le centre autour d’un café, pour favoriser les projets collectifs et les échanges.

Affirmer les parents dans leur rôle éducatif

Au centre Jean Paulhan du Mas de Mingue, même démarche. « On met en place une diversité d’actions pour permettre aux parents de s’affirmer dans leur rôle éducatif » résume Sandrine Gorge, référente famille. Une fois par trimestre ont lieu des ateliers récréatifs parents enfants et des soirées jeux en famille. Sorties familles, préparations de fêtes comme le carnaval sont des occasions de faire participer les parents et de valoriser leurs compétences (culinaires, d’organisation, créatives…) aux yeux des enfants. 

Chaque jeudi à 14h, le café des parents accueille qui le souhaite pour évoquer un sujet selon une thématique définie en commun et qui varie chaque mois : sensibilisation au rôle et à la place des parents dans l’école, ateliers santé autour de la vaccination, jeux de société en famille, échanges culinaires…Depuis deux ans, le groupe de mamans qui le fréquente s’est constitué en association de parents d’élèves, encouragé par les professionnels du centre. Régulièrement consulté, elle a joué un rôle important dans l’élaboration et le suivi du projet de l’école Jean d’Ormesson, qui ouvrira ses portes le 24 février.

Les bibliothèques en soutien

Dans ce nouvel établissement scolaire, la ludo-médiathèque qui y prendra place fonctionnera en complémentarité de l’école, afin que les enfants puissent s’y rendre avec leurs parents en sortant de cours. À travers le jeu, la relation interfamiliale sera ainsi encouragée. Une action en cohérence avec les pratiques du réseau des bibliothèques, qui visent à familiariser les jeunes enfants avec la langue, l’écrit, la musique en présence de leurs parents à travers des animations comme l’heure du conte. La médiathèque de Pissevin, dont 50 % des inscrits ont moins de 18 ans, propose ainsi habituellement plusieurs rendez-vous en lien avec le réseau associatif, notamment Les triplettes de Pissevin (animations auprès des tout-petits) ou les cinés parents avec l’association des Berceuses de Vadegour, qui ont lieu deux fois par mois en alternance à Pissevin et à Valdegour. Le 19 novembre, dans le cadre de ses missions cofinancées par le contrat de ville, le réseau des bibliothèques organisait une journée de la petite enfance destinée aux professionnels et aux bibliothécaires, un rendez-vous apprécié des intervenants et qui a lieu chaque année.

« Être dans la communication bienveillante, l’écoute active, l’échange collectif qui permet de faire jouer le lien de solidarité, c’est ainsi que nous accompagnons les 250 familles qui fréquentent le centre André Malraux.
Les activités parents enfants améliorent beaucoup la relation intra familiale, à travers la valorisation du parent qui devient acteur aux yeux de l’enfant et favorise le respect de son autorité.»

Nawel Esquirol,
référente famille du centre socio-culturel et sportif André Malraux.

_________

« Notre collectif s’appuie sur la pédagogie Pikler Lockzy à l’égard des tout-petits, qui a montré les importants bienfaits de l’attention de qualité, de l’observation bienveillante et le soin portés aux nourrissons dans le développement de l’apprentissage, à travers la motricité libre. Les enfants ont besoin pour se construire du regard de l’adulte. »

Marie Verdeille,
association des Berceuses de Valdegour.

_________

LES ATELIERS parents-enfants dans les centres socio-culturels et sportifs offrent des moments de partage précieux aux familles.

L’ASSOCIATION PASEO fait partie du réseau d’aide à la parentalité, qui compte une trentaine d’associations à Nîmes. Des « parents bénévoles », parents eux-mêmes ou grands-parents, agissent au cœur de familles fragiles à domicile et au cours d’ateliers collectifs. Leur accompagnement éducatif par le jeu, l’écoute, les sorties, le dialogue procure un réel soutien apprécié des familles. www.paseo-asso.org

SUITE DU DOSSIER

Share This