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Maîtriser l’énergie à l’échelle d’une ville

La nécessité de réduire le recours aux énergies fossiles, appelées à se raréfier, et l’impact carbone des activités humaines engage chacun à remettre en question ses consommations, à titre individuel ou collectif, alors même que nous vivons dans un environnement de plus en plus connecté tributaire de l’énergie. La Ville propose de nombreux services publics, gère plusieurs centaines d’équipements, tous consommateurs d’énergie. Dans un souci à la fois environnemental et budgétaire, elle a engagé des actions de modération de ses consommations.

photographie, tourisme, Nimes

La centrale photovoltaïque des Lauzières, inaugurée en 2018, sur une ancienne décharge, dispose de plus de 11 456 modules. 6 500 MWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 3 000 personnes, ont été produits en un an, soit une économie de plus de 175 tonnes de CO2.

Bâtiments scolaires, crèches, gymnases, bibliothèques, piscines ou encore patinoire : proposer des services publics de qualité n’est pas neutre d’un point de vue environnemental, même si le principe de l’équipement collectif consiste à modérer l’impact par la mutualisation des usages. La réduction des consommations devient un enjeu majeur non seulement pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour limiter l’impact budgétaire des hausses à venir du prix de l’énergie. La Ville de Nîmes a donc lancé, il y a plusieurs années, une action visant à évaluer les conséquences de l’objectif de réduction de 40 % des consommations d’énergie du patrimoine bâti municipal, puis a mis en place une méthodologie de réduction des consommations.

Haro sur l’énergie fossile

Le plan local Climat Énergie se traduit à Nîmes par des mesures d’écoconstruction, des investissements de réduction de la facture énergétique dans les bâtiments communaux, dans le parc de véhicules, et par une part croissante des énergies renouvelables dans le fonctionnement de la cité. Il en va ainsi pour le chauffage urbain, qui concerne à Nîmes 22 000 foyers et des équipements publics, comme le Centre hospitalier universitaire Carémeau, les lycées Darboux, Jules Raimu, l’IUT. 

En 2015, un circuit de récupération de l’énergie de l’usine d’incinération des déchets, géré par le Sitom, a été mis en place pour le raccorder au réseau de chauffage urbain des quartiers ouest, afin de réduire la part fossile de l’énergie produite, mais aussi les coûts pour les utilisateurs du réseau, ou tout du moins à les modérer dans un contexte de hausse du cours du gaz. Cette installation produit en outre à 70 % de l’électricité et à 30 % du chauffage. En 2017, une unité de cogénération gaz a permis d’optimiser encore d’au moins 5 % cette production. Le projet de rénovation urbaine des quartiers Pissevin-Valdegour prévoit une incitation au raccordement des nouvelles constructions qui seront, de plus, moins énergivores, car conformes à la nouvelle réglementation thermique 2020.

«  La production de froid et de chaud représente 20 % des émissions mondiales de CO2 et 30 % de l’énergie consommée dans le monde »

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9

tonnes de Co2 économisées par an grâce au raccordement du chauffage urbain à l’incinérateur.

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500 000

euros économisés/ an pour le CHU.

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100 000

euros pour les bâtiments municipaux.

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SUITE DU DOSSIER

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