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Innover dans l’éco-construction

La règlementation énergétique 2020 s’apprête à s’imposer pour tout projet de construction, en lieu et place de celle de 2012. Les obligations d’éco- construction évoluent rapidement et sont de plus en plus pointues. Dans ce contexte, il est permis aussi d’innover et de pousser encore plus loin la démarche, comme la Ville le fait avec le pôle éducatif Jean d’Ormesson.

photographie, tourisme, Nimes

JEAN D’ORMESSON : 900 mètres carrés de panneaux photovoltaiques seront installés sur la toiture de cet équipement E+C- labellisé par l’ADEME.

La règlementation actuelle, issue du Grenelle de l’environnement, limite la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP (m2/an). Les équipements les plus récents construits à Nîmes ont donc intégré cet objectif, en veillant notamment à la qualité de l’isolation par le recours à des matières inertes, comme la pierre, le béton, et par l’épaisseur des murs. Sont prises en considération également les méthodes de production des matériaux et l’impact environnemental de la construction. L’utilisation de matériaux biosourcés, issus de filières courtes, comme le bois, a été privilégiée comme à l’école maternelle Jean Carrière.

Bâtiments Durables Méditerranéens

En s’adossant à la démarche coopérative Bâtiments durables méditerranéens (BDM), ces équipements, comme l’école maternelle Kergomard ou le groupe scolaire de Courbessac, ont suivi un protocole technique adapté à notre région tout en répondant aux exigences environnementales nationales, avec une évaluation à chaque étape : conception, réalisation, fonctionnement. L’insertion dans le territoire et le site, les matériaux, l’énergie, l’eau, le confort et la santé, l’approche sociale et économique, la gestion de projet sont ainsi évalués. Le groupe scolaire de Courbessac a même obtenu le BDM d’argent pour la conception et la réalisation.

Bâtiments autonomes

La règlementation énergétique 2020 imposera prochainement aux nouvelles constructions de produire davantage d’énergie qu’elles n’en consomment. Cet objectif repose sur le principe des bâtiments à énergie positive (BEPOS). Ces constructions affichent une consommation énergétique minimale, compensée par le recours aux ressources renouvelables. Cette règlementation cible donc le zéro gaspillage. 

Le pôle éducatif Jean d’Ormesson, dont le chantier se termine dans trois mois, respecte la Charte de Construction Durable, vise la labellisation Bâtiment Durable Méditerranéen et le niveau BEPOS dans une logique de sobriété du bâti « négawatt », tout en assurant le confort des occupants, par la qualité de l’air, de l’éclairage, le confort visuel. Les impacts environnementaux prennent en compte l’analyse du cycle de vie des matériaux utilisés.

Labellisation E+C-

À ce titre, le projet a été sélectionné par l’ADEME pour expérimenter une nouvelle forme d’éco construction, encore plus ambitieuse que la RT 2020 : le label E+C- (pour plus d’énergie et moins de carbone). Il s’agit en effet de permettre au bâtiment de produire non seulement l’énergie dont il aura besoin pour son fonctionnement (consommation électrique, VMC…) mais aussi de compenser l’énergie mobilisée pour sa construction à travers la production et le transport des matériaux, ce que l’on appelle « l’énergie grise ». Pour obtenir ce résultat, un bureau d’étude missionné par l’ADEME suit le chantier du Mas de Teste. Par la suite, les techniques innovantes mises en place à Nîmes, dont les protocoles pourront être reproduits, serviront d’exemple pour les constructions briguant ce label.

Plus d’infos :
Reglementation energetique : rt-2020.com
Batiment durable méditerranéens : www.envirobatbdm.eu
Labellisation E+C- : www.batiment-energiecarbone.fr

36

véhicules municipaux électriques et hybrides.

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10

vélos à assistance électrique.

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-100 000 €

d’économie de carburant en cinq ans malgré la hausse des cours.

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-40 %

de consommation d’éclairage public d’ici 2024.

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Éclairage public :
un réseau wi-fi intégré

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Afin de suivre les consommations en télégestion, toutes les données des armoires d’éclairage public sont centralisées via un réseau wi-fi. La rénovation de l’éclairage public, engagée jusqu’en 2024, utilise les technologies LED et Cosmowhite de dernière génération.

« Si on maîtrise aujourd’hui le confort thermique d’hiver, notre défi est de fournir dans les mêmes termes un confort d’été.

Un enjeu à concilier avec le parti pris d’ouverture visuelle que propose le bâtiment. L’encastrement dans la colline, la ventilation double flux garantiront le rafraichissement, la superposition des niveaux permet une épaisseur isolante, les grandes casquettes visibles de loin procureront de l’ombrage, le béton éco-certifié favorisera l’inertie. Une centrale photovoltaïque produira toute l’énergie nécessaire au bâtiment. Les faux plafonds en frêne brut pour 90% créeront une ambiance chaleureuse. »

Frédéric Devaux,
architecte agence MDR.

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« Je suis missionnée par la Ville pour accompagner les objectifs environnementaux du projet. Depuis la programmation jusqu’à la livraison en janvier prochain,

en passant par la participation au jury de sélection du maître d’ouvrage. Mais aussi dans les deux années qui vont suivre, pour vérifier que les choix validés produisent les effets attendus. Ce bâtiment E4+C1- traduit l’ambition ferme de la Ville d’un bâtiment à réelle énergie positive. Toute une démarche est menée pour réduire l’impact carbone du chantier : gabions fabriqués à partir de la roche décaissée du site, béton conçu à partir de résidus industriels aux fortes propriétés d’inertie…»

Karine Pellerey,
ingénieur qualité environnementale, bureau d’études Adret.

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L’ÉCOLE DE COURBESSAC suit avec rigueur le protocole de Bâtiments Durables Méditérranéens, dont elle a obtenu la médaille d’argent.

L’ÉCOLE KERGOMARD, conforme à la réglementation 2012, utilise la canopée comme source de rafraichissement.

Une flotte automobile plus propre

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La loi de transition énergétique impose aux collectivités territoriales 20 % du renouvellement de leur parc par des véhicules à faibles rejets de CO2. Nîmes se situe au-dessus de cette exigence : sur 21 véhicules essence ou diesel renouvelés cette année, 15 l’ont été par des véhicules électriques ce qui représente plus de 71 % du renouvellement. 7 sites municipaux sont équipés de postes de recharge. Si la flotte électrique et hybride représente plus de 10 % de l’ensemble du parc, et plus de 12 % des catégories véhicules légers et utilitaires, la flotte s’oriente progressivement vers les mobilités douces et économes.

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