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FABRICE ÉBOUÉ
L’interview

L’humoriste issu de la génération 2006 du Jamel Comedy Club, a fait du chemin depuis ses premières scènes. Fort de ses 20 ans de carrière il présentera son 3e spectacle Plus rien à perdre au Théâtre de Nîmes, le samedi 9 novembre. Son humour piquant et sans concession ne laisse personne sur le côté, tout le monde y passe : les vegans, les complotistes, les croyants, les couples mixtes et bien d’autres…

C’est la première fois que vous venez à Nîmes ? Vous avez pu visiter ?

J’ai fait une petite visite en venant jusqu’ici, c’est très charmant. Je suis content de jouer à Nîmes. J’ai tourné beaucoup autour de Nîmes, j’ai joué un peu partout dans la région, mais jamais ici, je ne sais pas pourquoi, et là ça y est je serai ici le 9 novembre.

Dans votre spectacle tout le monde en prend pour son grade, mais quelle est votre cible préférée ?

Mon objectif ce n’est pas de taper sur les uns ou sur les autres, c’est plutôt de tourner à la dérision et de caricaturer la société dans laquelle on vit. Étant donné qu’on parle beaucoup de vegans depuis 2-3 ans, c’est pour ça que j’ai écrit un sketch là-dessus. Je parle aussi beaucoup des complotistes parce qu’aujourd’hui le moindre sujet d’actu est là pour en cacher un autre ou pour mieux faire passer ceci ou cela… donc au bout d’un moment ça devient une telle paranoïa ambiante qu’il faut en parler aussi.

Comment un spectacle évolue avec le temps ? C’est avec la pratique ?

Oui avec la pratique. Ce qui est parfois un embryon de blague peut devenir un sketch. J’ai rodé ce spectacle dans une petite salle d’une trentaine de places à Paris, qui s’appelle Le lieu, alors il y en a qui font le choix de roder 10 minutes par 10 minutes, moi vu que j’ai beaucoup de running gag, je rode une heure complète. Le problème quand tu rodes une heure complète, c’est que tu t’exposes à certains accidents, certaines soirées de souffrance. C’est en le jouant et en le rejouant que tu vas faire le tri, tu dis : là, ça ne rit pas parce que ce n’est pas clair, parce que c’est maladroit, parce que c’est mal amené… C’est pour ça que je dis qu’on a tendance à écrire avec le public, parce que c’est sa collaboration à travers les émotions qui fait qu’ensuite tu sors quelque chose de tout ça. Mais la partie où je construis le spectacle, c’est la soixantaine de dates de rodage qu’on a pu faire.

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