LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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Faire grandir la culture
du risque

Parce que notre territoire est soumis à plusieurs risques naturels et technologiques, il est du devoir de la commune d’organiser l’alerte, l’information et les mesures de sauvegarde de la population Nîmoise. En coordination avec les services de sécurité civile et préfectoraux, celle-ci se décline principalement en quatre étapes : l’information préventive à la population, l’anticipation, la surveillance, cruciales pour aborder la dernière, la gestion de crise.

photographie, tourisme, Nimes

Combattre les aléas s’effectue sur le long terme. Alors qu’un événement, lorsqu’il se produit, impose une réactivité immédiate, a fortiori à Nîmes où les inondations torrentielles sont soudaines et conséquentes, la préparation de la réponse, pour sauver des vies et limiter les dégâts matériels, engage des investissements de longue haleine. Combattre les éléments, c’est aussi faire évoluer les mentalités, informer, développer la responsabilité et la capacité de chacun à réagir correctement, pour assurer sa propre protection ainsi que celle de son entourage, de sa famille ou de ses employés. La catastrophe du 3 octobre 1988 résonne encore aujourd’hui dans les mémoires et constitue une première prise de conscience collective, bien que ce type d’événement ait affecté notre commune régulièrement dans son histoire et risque d’être plus fréquent avec le réchauffement climatique.

La prévention, une obligation et une nécessité

Inondation, risque feu de forêt… Ces phénomènes sont répertoriés par les services de l’État et la commune a obligation de les prendre en compte afin d’assurer l’alerte et la sauvegarde de la population, le tout étant consigné dans son Plan Communal de Sauvegarde. La Ville, ses partenaires et l’État ont entrepris des aménagements hydrauliques d’ampleurs (bassins de rétention, élargissement des cadereaux en zone urbaine dense et en aval pour les inondations à travers le programme Cadereau). 

Entretien des fossés, surveillance des espaces naturels durant les périodes de risque incendie, sont également assurés par la Ville en complément de l’entretien des pistes DFCI réalisé par le Syndicat intercommunal des Garrigues permettant l’accès aux pompiers. La connaissance du terrain de ces équipes est précieuse en cas d’incendie pour l’acheminement des secours. Mais ces mesures ont une portée limitée si la population ne développe pas elle-même les bons réflexes en cas d’événement.
Ce constat vaut pour tous les risques majeurs qui menacent notre territoire. C’est la raison pour laquelle les mesures de prévention prennent différentes formes afin d’avoir un impact le plus large possible. Identifier les risques, exercer une veille attentive, mettre en place des systèmes d’alerte, réduire la vulnérabilité des enjeux, prendre en compte les menaces dans l’aménagement du territoire, dresser des retours d’expérience, éduquer et informer la population sont les actions menées par la ville au quotidien.

« 1 euro investi dans la prévention = 7 euros d’économisés dans la gestion de crise »

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« Toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile. En fonction des situations auxquelles elle est confrontée et dans la mesure de ses possibilités, elle veille à prévenir les services de secours et à prendre les premières dispositions nécessaires. »

Article L721-1 du Code de la Sécurité intérieure.

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9

sirènes d’alerte.

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21

reconnaissances de catastrophes naturelles depuis 1982 dont 16 pour inondations, 4 pour mouvements de terrain.

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1 000

enfants sensibilisés sur le risque inondation torrentielle par an.

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53

propriétés en zone fortement inondable rachetées et détruites à l’aide du Fonds Barnier.

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SUITE DU DOSSIER

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