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Des couleurs
dans ma ville

Depuis huit années un souffle alternatif et artistique donne des airs de « petit Berlin » aux quartiers Gambetta et Richelieu. Jusqu’au 26 octobre, c’est l’Expo de Ouf, l’occasion parfaite pour le nord du centre-ville de devenir le terrain de jeu des street artistes les plus talentueux du moment.

Ce coin de la ville est en pleine mutation depuis quelques années et il est devenu, au fil du temps, plus propice à la vie de quartier, un quartier où les gens se rencontrent facilement, un quartier à taille humaine. Le boulevard Gambetta cache bien des secrets et a fait de sa mixité sociale sa plus grande force. L’émergence de lieux de vie associatifs comme l’Archipel et Le Spot ne sont pas pour rien dans cette évolution.
L’Expo de Ouf c’est aussi un moment pour réfléchir collectivement aux enjeux économiques, sociaux et culturels de sa rue, de son quartier…un temps de réflexion et de rencontres humaines. Créée en janvier 2019, la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif Les Spots) réunit 83 coopérateurs, aux profils variés, avec comme objectifs communs le développement des « tiers lieux », la dynamisation durable du territoire et la création d’une synergie humaine pour impliquer les habitants dans la vie de leur quartier. Une manière, encore une fois alternative, d’imaginer le monde de demain et de s’y préparer au mieux.

Le parcours artistique

En accord avec la ville et les habitants, certains murs voient fleurir des peintures en tous genres et, cette année encore, la programmation artistique de l’Expo de Ouf a de quoi faire rougir les villes les plus underground.

Artistes locaux et à la renommée internationale se partagent des fresques dans les rues nîmoises. On retrouve des incontournables comme Grumo, le très connu Rezo et le nîmois Supocaos ; mais aussi des nouveaux tels que le marseillais Difuz et son univers unique. Plus original encore : les montpelliérains d’Indexpouce, peintres en lettres à l’univers très graphique. Grâce aux aides financières apportées, notamment par la ville, l’Expo de Ouf commence à trouver une stabilité économique : tous les street-artistes sont rémunérés, ce qui n’est pas le cas dans tous les événements associatifs. L’expo à ciel ouvert vit aussi le reste de l’année, avec des visites scolaires de plus en plus fréquentes, accompagnées par des médiateurs culturels. Les touristes et les curieux peuvent aussi compter sur l’Office du tourisme, qui organise régulièrement des visites street-art.

Pour en savoir plus :
Jeudi 24 octobre – Afterwork / Présentation de la SCIC
LE SPOT – Gratuit – 18h – 22h
Visites guidées street art
horaires sur le www.expodeouf.fr
réservation 04 66 36 85 64 ou lemaildeouf@gmail.com
« Street-art en ville » visite prévue le 30 novembre, 14h30, avec l’Office du tourisme de Nîmes.
nimes-tourisme.com

 « Les Nîmois redécouvrent ces quartiers autrement, sans appréhension. »

Cédric Crouzy

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15

nouveaux artistes en 2019.

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57

fresques murales.

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Fresque géante réalisée par le Gardois Pyrate.

Peinture d’Olivier Bonhomme, originaire de Montpellier.

Cedric Crouzy_NIMES

Cedric Crouzy

Médiateur adultes-relais dans les quartiers Gambetta et Richelieu, missionné par la Préfecture du Gard et organisateur de l’Expo de Ouf.

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Quelles sont vos missions ?

Créer du lien intergénérationnel dans le quartier, orienter les « primos arrivants » et favoriser les prises d’initiatives associatives et locales.

Quel est le but social de l’Expo de Ouf ?

C’est un moyen de créer du lien dans le quartier et entre les habitants, peu importe leur classe sociale. C’est une bonne excuse pour créer un premier contact entre les gens.

Nîmes est-elle une bonne ville pour un tel événement ?

Oui, les artistes s’y sentent bien et ce genre de projet est difficile à imaginer dans d’autres grandes villes françaises, qui ont des politiques qui freinent le développement du street-art.

Quels sont les retours des habitants du quartier sur les fresques ?

On reçoit beaucoup d’encouragements et certains propriétaires nous donnent leur confiance et jouent le jeu en mettant à disposition leur façade. Certaines personnes sont plus récalcitrantes et c’est normal. Pour contrer les préjugés sur le street-art on essaye de varier les styles et les couleurs.

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