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Pablo Neruda
poursuit sa mue

Pablo Neruda  
poursuit sa mue

Pour ses 50 années d’existence, le centre Pablo Neruda s’offre un lifting. Avec des performances énergétiques augmentées de 35 %, un ravalement de façade dernier cri et un parvis bientôt embelli, sa nouvelle jeunesse va sans doute en conquérir plus d’un.

Réduire de 35 % les consommations des bâtiments les plus énergivores, tel est le sens de plusieurs chantiers entrepris par la Ville depuis 2016, à travers deux contrats de performance énergétique. Le principe : le titulaire du marché doit trouver les solutions techniques pour atteindre cet objectif. Une fois les travaux terminés, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, les pénalités prévues sont appliquées et d’autres mesures sont prises pour y parvenir. Après Carré d’Art-Jean Bousquet, le Musée des Beaux-Arts, le centre Pablo Neruda termine à son tour sa cure d’amaigrissement calorique, profitant de l’occasion pour embellir ses extérieurs. C’est le groupement Eiffage – Engie – MN Lab  – Oteis Befs et Carré d’Archi qui réalise ce triplé, pour 5 M d’euros.

Livraison fin juin

Côté façades, le changement de toutes les menuiseries, l’ajout d’une isolation et d’un bardage moderne rue du Cirque Romain et au niveau de l’entrée du public contribue à cette amélioration qui se veut aussi esthétique. Les opérations se terminent actuellement rue du Mail pour une livraison du bâtiment fin juin. Côté piscine, le remplacement de l’installation de traitement de l’air par un système de récupération de chaleur, permet de ventiler le site sans déperdition thermique et de réduire l’air humide en intérieur, réduisant aussi par la même occasion un facteur important de dégradation. La mise en œuvre d’un système de déchloramination vient également améliorer le confort des nageurs. Le traitement de l’eau est aussi concerné par la mise en place de pompes à débit variable. Un système de cogénération de chaleur a été installé, ainsi qu’une gestion technique centralisée et des éclairages leds à détection de présence. Enfin, la chaudière obsolète a été remplacée par une chaudière à condensation à brûleur modulant.

 Parvis embelli

Par ailleurs, le rez-de-chaussée fermant le parking côté rue du Mail, qui abritait le comité de quartier et des associations, vient d’être démoli afin d’ouvrir l’espace. Ici doit prendre place un parvis paysager. Des fouilles archéologiques sont programmées pour permettre ces opérations. Les associations qui occupaient les lieux ont été relogées : le Comité de quartier au 19 rue Bigot, Surdi 30 route de Beaucaire et l’Unafam, Ufac et Udac à la maison des associations. Pour couronner le tout, l’équipement de 9000 mètres carrés, qui compte un théâtre, une piscine et des salles d’activités associatives, sera bientôt accessible directement en tram bus des quartiers ouest et sud. Que demander de plus !

«L’isolation par l’extérieur nécessite un nouvel habillage. Nous avons opté pour une dentelle de métal, qui apporte de la légèreté, unifie le bâtiment et le distingue dans son environnement tout en jouant le rôle d’un brise-soleil. »

Hervé Le Stum
architecte, agence Carré d’Archi.

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2,6 M €

pour Pablo Neruda.

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10 M €

pour l’amélioration énergétique des bâtiments de 2016 à 2023.

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Visite de chantier au mois d’avril. Le bâtiment sera terminé fin juin.

Rénovation énergétique : 10 autres bâtiments concernés

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En marge du groupement chargé des opérations sur Pablo Neruda, après celles de Carré d’Art et du Musée des Beaux-Arts, la Ville a négocié un autre marché pour l’amélioration d’au moins 35 % des performances énergétiques de 10 autres bâtiments municipaux. Entamé en 2018, il doit s’achever en 2023, après avoir traité menuiseries, isolation, chauffage des groupes scolaires Courbet, Foucher, Jean Jacques Rousseau, Cigale, d’ élémentaires Langevin, Gazelle, de la maternelle Jean Jaurès, de l’école de Plein Air du Carmel, du centre Simone Veil et de la crèche Delon Soubeyran. Un total de 5,5 millions d’euros sera investi, en partie financé par des subventions.

Marc-Taulelle_NIMES

Marc Taulelle,

Adjoint au Maire délégué notamment à la construction, aux bâtiments communaux et au plan lumières.

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En quoi Nîmes est-elle une ville pilote sur la performance énergétique de ses bâtiments ?

Nous avons lancé des marchés en utilisant la formule particulière des dispositifs CREM (Conception, Réalisation Exploitation et Maintenance) et REM pour la rénovation de 13 bâtiments municipaux. Seuls les objectifs sont spécifiés : obtenir une économie d’énergie de 35 %, charge aux entreprises de l’atteindre, sous peine de verser des compensations financières. Avec Pablo Neruda, nous disposons désormais d’une deuxième chaudière à cogénération gaz, procédé qui consiste à autoproduire de l’énergie, la première étant sur l’unité de chauffage urbain. Celle-ci utilise l’énergie de combustion des déchets de l’incinérateur du SITOM. L’école Jean D’Ormesson au Mas de Teste sera le premier bâtiment à énergie positive de la Ville. Nous allons créer un parc photovoltaïque sur la toiture des locaux de Grézan que nous sommes en train de rénover et développer autant que possible cette énergie durable.

Quels sont les objectifs de cette politique volontariste ?

Il s’agit d’être pragmatique : l’énergie va coûter de plus en plus cher dans les années qui viennent, il nous faut utiliser moins d’énergie et en produire, à moindre coût. Les investissements réalisés aujourd’hui sont les économies de demain. À travers notre système de Gestion Technique des Bâtiments déployée dans toutes les écoles, la production d’énergie est automatisée et réglée au plus juste besoin. Nous allons progressivement l’étendre à nos autres bâtiments.

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