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Nîmes au cœur de l’art
contemporain

Nîmes au cœur de l’art
contemporain

Questionnement sur le monde, l’actualité, l’histoire et sur l’art en lui-même : c’est à une véritable réflexion que nous invite l’art contemporain, dans une offre constamment renouvelée. Le musée d’art contemporain de Nîmes confirme cette exigence et son rôle d’avant-garde à travers ses propositions d’été, toutes intégrées aux Rencontres Internationales d’Arles.

photographie, tourisme, Nimes

RAYYANE TABET, Fragments, une exposition sur les traces archéologiques d’une cité antique découverte fin XIXe, sur fond d’histoire d’espionnage.

 Fragments, de Rayyane Tabet

L’artiste Libanais est au premier plan de la scène actuelle de l’art contemporain et son escale à Nîmes s’associe naturellement à l’événement arlésien, qui met à l’honneur cette année le Liban. Il est aussi à l’affiche du musée du Louvre du 2 mai au 12 août dans le cadre de l’exposition Royaumes oubliés, de l’Empire hittite aux Araméens. Fragments sera exposée ensuite au Metropolitan Museum of Art de New York pour l’exposition Alien Properties. En avril, le magazine Les Inrocks l’a sélectionné parmi les 5 incontournables à voir en France.

Archéologie personnelle

Composée de dessins, tapis, performances, sculptures, l’exposition est le produit d’une quête personnelle de l’artiste, menée durant trois ans, mêlant son histoire familiale à l’Histoire des peuples. Partant d’une carte postale, il se penche sur une mission archéologique conduite au tournant du XXe siècle par le diplomate et historien allemand Max Von Oppenheim, en compagnie de son arrière-grand-père, sur le site de Tell Halaf, au Nord-Est de la Syrie. Son ancêtre est chargé officieusement de renseigner la France sur ces fouilles, qui suspecte des manœuvres de l’Allemagne à l’encontre de ses intérêts, avant que la mission ne soit interrompue par la guerre et les objets trouvés réduits en fragments à la suite d’un bombardement ou dispersés. Relancées en 2005, les fouilles ont été à nouveau interrompues par la guerre. Un récit que Rayyane Tabet dévoile, associant des épisodes personnels à des figures éminentes de l’Histoire, questionnant les notions d’héritage familial, la conservation des vestiges archéologiques, de l’appropriation culturelle, les pratiques muséologiques. Traversant les âges, les générations et les continents, l’exposition explore les déconstructions et reconstructions de vestiges, conséquences d’« accidents de l’histoire ». Et se penche sur nos propres vestiges intimes. Jusqu’au 22 septembre Carré d’Art Jean Bousquet Musée d’art contemporain.

Leaders, Daniel Garcia Andujar

Cette installation dans laquelle des photographies de dirigeants politiques sont détournées en empruntant les codes de la publicité, l’artiste espagnol induit une réflexion sur le pouvoir des grands de ce monde, sur celui des images ou encore des fake news. Artiste multimédia, Daniel Garcia Andujar est l’un des fondateurs du mouvement Net.art. Son travail engagé dans l’art vidéo est remarqué sur le plan international.

Il questionne les médias et les stratégies utilisées par les moyens de communication actuels en mettant en évidence la volonté de contrôle sous des apparences de transparence et les échecs d’un accès démocratique aux données. Dans une démarche critique, il analyse les relations sociales et de pouvoir présentes dans les différentes sphères de la société et comment les nouvelles technologies les ont transformées, tout comme elles ont altéré notre expérience de la réalité. Jusqu’au 3 novembre Galerie Foster, Carré d’Art Jean Bousquet.

30 ans après – Art Collection Telekom

Quatre salles au sein des espaces de la collection permanente sont consacrées à ce « Project Room », qui réunit treize artistes photographes d’Europe de l’Est. Trente ans après la chute du mur de Berlin, comment les changements vécus depuis au sein de ces pays sont-ils évoqués et perçus par ces jeunes artistes ? Le projet Art collection Telekom ambitionne de suivre leur travail sur plusieurs années et met en évidence les changements géopolitiques et les interrogations qu’ils suscitent dans ces différents pays, mais plus généralement en Europe.
Du 11 juin au 10 novembre Carré d’Art Jean Bousquet musée d’art contemporain.

Thanx 4 nothing, d’Ugo Rondinone

L’artiste Suisse Udo Rondinone, l’un des plus grands de la scène internationale, et dont on peut admirer l’œuvre Sunrise East entre les escaliers du musée de Carré d’Art, revient à Nîmes, plus précisément à la Chapelle des Jésuites, dans une installation vidéo qui nous parle poésie.
Le poète John Giorno, figure de la culture underground et initiateur de la poésie sonore, y apparaît, déclamant un texte sur sa vie aux côtés des nombreux artistes qu’il a côtoyés (Andy Warhol, John Cage, Trisha Brown…), dans un concentré de nostalgie et de philosophie bouddhiste. Habillé d’un smoking qui passe du blanc au noir, vacillant sur ses pieds nus, dans un flux incantatoire, il incarne ainsi la fragilité du genre poétique qu’il met physiquement en scène. Du 25 juin au 29 août, Chapelle des Jésuites.

Plus d’infos sur : www.carreartmusee.com
Expositions à voir du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Thanx 4 nothing, Ugo Rondinone.

« Je me rends très régulièrement au Musée de la Romanité à titre privé, pour mon association et avec mes élèves.

L’organisation de l’espace,
très didactique, ne peut qu’éclairer le visiteur sur l’évolution de la population installée sur ces terres si bien situées entre l’Italie et l’Espagne, en bordure (presque) de l’arc méditerranéen, évolution qui s’est faite dans une forme de continuité, d’emprunt et de cohabitation. Les outils modernes de la muséographie sont extrêmement pédagogiques, je n’ai pu que constater leur efficacité sur mes élèves, notamment avec les maquettes numériques. Les expositions temporaires présentent de beaux objets, représentatifs, dans un espace assez intimiste qui leur donne plus d’humanité. »

Martine Quinot,
professeur Langues et cultures de l’Antiquité au collège Feuchères, présidente de l’association Carpe Feuch.

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« Mon épouse et moi-même suivons avec beaucoup d’attention ce qui se passe à Carré d’Art, depuis son ouverture.

C’est à nos yeux en France le musée d’art contemporain le plus important après le Centre Pompidou, de par son contenu et son architecture. Les expositions temporaires s’ouvrent à des artistes déjà confirmés sur la scène internationale, mais peu connus du grand public et sur le marché. Ces choix sont toujours très novateurs, pertinents, avec une approche pédagogique à travers ses actions de médiation et ses catalogues. Nous revenons de la Biennale de Venise où figuraient de nombreux artistes passés par Carré d’Art. »

Josée et Marc Gensollen,
collectionneurs et mécènes, membres du Comité International des Musées d’Art Contemporain, affilié au Conseil international des Musées (ICOM).

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30 ANS APRÈS LA CHUTE DU MUR DE BERLIN, comment le regard évolue à l’Est ? Art collection Telekom.

LEADERS, DE DANIEL GARCIA ANDUJAR, les dirigeants du monde comme vous ne les aviez encore jamais vus.

SUITE DU DOSSIER

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