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Je, tu, il végétalise

Je, tu, il végétalise

Le renforcement de la présence végétale en ville constitue l’une des priorités du Plan Local d’Urbanisme révisé en 2018. La Ville accompagne par ailleurs les initiatives associatives ou de quartier qui se multiplient ses dernières années.

photographie, tourisme, Nimes

Le jardin partagé entre les étudiants d’Unîmes et le centre social Emile Jourdan, est dans les douves du Fort Vauban. Vous voulez y participer ? Contactez le 04 30 06 77 40.

Régénérer et conforter le patrimoine végétal de la ville, en préservant des trames vertes, véritables corridors écologiques, et les trames bleues pour assurer la perméabilité des sols, tout en préconisant plus de présence végétale en milieu urbain, telles sont les orientations d’urbanisme que la Ville s’est donnée pour les dix prochaines années.

Nouvelles obligations

Cela se traduit d’abord par le gel de l’urbanisation dans les garrigues habitées et en plaine agricole. Le Plan Local d’Urbanisme révisé préconise l’insertion de la nature en ville et crée un coefficient d’espace libre pour les zones urbaines mixtes à densité faible ou moyenne (UC et UD). Dans ces zones, 30 à 50 % de la superficie du projet de construction ou de rénovation doit être réservée à un espace naturel perméable. Si ce n’est pas possible, la façade ou la toiture doit être végétalisée en compensation.

Le renouvellement urbain bleu et vert

Les grands projets nîmois accompagnés par les financements du plan national de renouvellement urbain proposent tous un changement radical de conception, avec la création de parcs et d’espaces verts en lieu et place du béton aujourd’hui dominant.

À Pissevin – Valdegour, l’ensemble des constructions sur dalle ou pilotis est appelé à disparaître pour retrouver le niveau naturel du sol et les chemins de l’eau. Des jardins, parcs et espaces agricoles pédagogiques constitueront la frange ouest du Mas de Mingue tandis qu’un parc de 2 hectares doit prendre place au nord du quartier Chemin Bas d’Avignon.

Jardins partagés

En attendant cette transformation à long terme, les projets d’habitants se succèdent pour verdir leur cadre de vie. Tel le groupe de femmes de La Pause ambitieuse, qui a demandé à créer un jardin partagé place Jean Calvin. L’espace vit en auto-gestion, sur un mode très ouvert : tout le monde peut planter et récolter. Les jardinières s’y donnent rendez-vous de 14h à 16h30 tous les mercredis. Dans le même temps, les habitants en partenariat avec la Maison de projet ont proposé de planter des espèces de garrigue le long du nouveau chemin de la colline aux oiseaux. En face du centre social André Malraux, un jardin partagé devrait aussi voir le jour cette année. Ces initiatives qui se multiplient ont débuté à Nîmes il y a 5 ans dans les douves du fort Vauban, avec un espace co-cultivé par les étudiants et les habitants du quartier Gambetta. Un lieu toujours activement géré, qui vient de s’enrichir d’un parcours de biodiversité.

La Ville a acheté en 2018 les 45 hectares des terres de Rouvières à l’Armée. Après une phase de dépollution, le site sera débroussaillé avant l’été pour le risque incendie puis aménagé en espace naturel ouvert au public. Jean-Paul Fournier et Nora Makran, conseillère municipale déléguée aux espaces naturels et massifs forestiers, visitaient le site le 19 avril.

L’association Incroyables comestibles a installé des bacs potagers dans 13 quartiers différents, en partenariat avec la Ville, afin de créer un lien social entre voisins. N’hésitez pas à les rejoindre.  Incroyables comestibles.

Mesures compensatoires

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Sans mettre la ville sous cloche, les zones à urbaniser ou certains aménagements comme les cadereaux engagent s’il y a lieu des mesures compensatoires.
Un arrêté de protection du biotope préserve ainsi des variétés replantées au Mas d’Escattes sur une zone naturelle de 19 hectares protégée du public. D’autres zones près du Clos Gaillard, ou même dans d’autres communes ont été mises en place pour la régénération d’espèces identifiées de faune et de flore.

« Zéro produit phytosanitaire »

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Depuis 4 ans, la Ville s’est engagée dans un plan de suppression des produits phytosanitaires et une gestion raisonnée de l’eau par l’arrosage automatique, déclenché en fonction des conditions météorologiques. Herbicides, insecticides n’ont plus droit de cité, la lutte antiparasitaire étant aussi menée en bio-contrôle.

Evelyne-Bordes-NIMES

Évelyne Bordes,

Conseillère municipale déléguée aux parcs et jardins.

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Quelle est la politique menée par la Ville concernant les espaces verts ?

Depuis trois mandats, la Ville a tout fait pour développer ses espaces verts et proposer un cadre de vie plus agréable à ses habitants. Les allées Jaurès, l’avenue Feuchères, le tour des boulevards de l’Écusson, le jardin du Musée de la Romanité témoignent entre autres de cette volonté d’aménagement en harmonie avec le tissu urbain, dans une diversité de plantations. Elle le fait tout en optimisant ses pratiques dans un souci écologiquement responsable : gestion de l’eau, choix des espèces en adéquation avec notre climat, suppression des pesticides avant que cela ne devienne obligatoire et suppression des herbicides au profit du désherbage thermique, mécanique et manuel.

Quelles sont les réalisations programmées cette année ?

Nous renouvelons les espaces verts et ronds-points les plus vieillissants, et concevons des aménagements à la demande des conseils de quartier, dans un esprit de proximité. Les giratoires de Vacquerolles, des 9 arcades, le square de la Couronne, les abords de la rue Briçonnet, la place Alexandre Sirvin à Courbessac, les jardins de Saint Césaire et de l’allée de Sauniers seront réaménagés. Par ailleurs, nous venons de lancer le concours de maîtrise d’œuvre pour définir cette année le projet paysager des 14,5 hectares des pépinières Pichon et l’aménagement des Terres de Rouvières va démarrer.

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