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Sur les pas
d’Alphonse Daudet

Sur les pas
d’Alphonse Daudet

L’auteur des Lettres de mon moulin est né à Nîmes et y vivra ses neuf premières années. La ville marquera profondément le futur écrivain avant qu’il ne s’exile à Lyon puis à Paris. Si ses écrits reflètent pleinement ses origines méridionales, Nîmes conserve l’empreinte de l’artiste.

C’est dans le secteur des négociants textiles, au 24 boulevard Gambetta, que naît Alphonse Daudet le 13 mai 1840. Il est baptisé à la cathédrale Notre-Dame Saint Castor. Ses parents, originaires de l’Ardèche cévenole et tisserands de métier, avaient une fabrique à Grézan, sur l’actuelle rue de Brunswick, et un maset en garrigue. Peu de temps après sa naissance, les affaires paternelles commencent à péricliter. La famille déménagera plusieurs fois, quittant la belle maison Sabran où étaient installés le magasin et un atelier d’ourdissage, pour s’installer en face, au 1 rue Graverol, dans une maison plus petite, puis rue Arc-du-Gras près du marché Bellecroix, dans le secteur des tripiers, avant de se loger directement dans la fabrique, où le jeune Alphonse et son frère Ernest jouent les « Robinson » près de « hauts lauriers » (Le Petit Chose et Quarante ans de Paris). Après la vente de la fabrique aux Carmélites, ils s’installent rue Séguier, face à l’Académie, où ils disposent « d’un jardin et d’une serre abandonnée ».

Scolarité nîmoise

Placé en nourrice à Fons-outre-Gardon, il revient à Nîmes à 3 ans puis repart à la campagne, en raison de sa forme chétive, chez Anne Trinquier à Bezouce, village qu’il évoquera plus tard comme « son petit Maillane ». Il y demeure jusqu’à l’âge de 6 ans dans une atmosphère rustique et joyeuse, apprenant à lire à l’école du village. De retour à Nîmes, il fréquente l’école des Frères de la Doctrine chrétienne à la Calade, puis l’école privée Canivet rue Colbert, « … avec sa cage à poules au fond de la cour plantée d’arbres ; une pension mêlée de catholiques et de huguenots, des batailles… ».

Dans ses écrits, l’auteur évoque Nîmes à travers ses jeux d’enfants et ses yeux d’écolier, les courses de taureaux, les monuments, ses déambulations place du Grand Temple avec son cousin Léonce Vermez, fils de pharmacien, sa sieste à la Tour Magne où il avait pourtant résolu d’apprendre son Histoire, les moulins à vent du Mont Duplan. En 1849, la famille doit partir à Lyon. Le jeune Alphonse quitte Nîmes le cœur serré. C’est au lycée Ampère qu’on l’appellera, pour la première fois, « le petit chose ». Huit ans plus tard, c’est la faillite, la famille se disperse, Alphonse doit interrompre ses études et prend une place de surveillant à Alès. Durant cette année, il écrit des poèmes remarqués par l’impératrice Eugénie, puis s’installe à Paris avec son frère Ernest, pour démarrer une carrière littéraire. Il rencontre Frédéric Mistral et participe aux félibrées.

Brandade et croquant

Alphonse Daudet fut nommé président de la société « La Brandade » fondée par ses amis gardois exilés comme lui à Paris. Il faisait venir celle de Chez Cadet le jeudi soir par le « Rapide », « la vraie blanche, pilée fin, crémeuse, une pointe d’ail, telle qu’on la fabrique à Nîmes. » (Numa Roumestan). Il garda en souvenir les croquants de Villaret dont il ne retrouva jamais l’équivalence de leur « fondu croustillant et friand ».

Pour en savoir plus :
Samedi 27 avril, visite du musée Alphonse Daudet à Saint-Alban-Auriolles, proposée par l’association Éternel Alphonse Daudet (30 €) : inscriptions mo.degrave@gmail.com

Plus de 50 ouvrages.

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Le moulin de Fontvieille attire chaque année

1 million

de visiteurs

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Visite guidée proposée par l’office de tourisme,

6 avril

à 14h30 et le 22 juin à 10h30, inscriptions sur nimes-tourisme.com

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Inauguration de la statue d’Alphonse Daudet à Nîmes, le 8 avril 1900.

Maison natale d’Alphonse Daudet au 24 Boulevard Gambetta.

Daudet Mistral-Nimes 

Top 5 des œuvres
d’Alphonse Daudet

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Le plus lu : Les Lettres de mon moulin
Le plus nîmois : Numa Roumestan
Le plus camarguais : Le Trésor d’Arlatan
Le plus autobiographique : Le Petit Chose
Le plus tardif : La Doulou et Quarante ans de Paris (édités à titre posthume)

Monique Degrave-Nimes
 « La passion d’Alphonse Daudet m’est venue en 2008, alors que j’étais chargée des affaires culturelles à la mairie de Bezouce, où se trouve la maison où l’auteur fut placé en nourrice. Sa nostalgie du Sud de son enfance, lui qui vécut surtout à Paris, fait écho à mon vécu héraultais-belge et à ma dualité Nord-Sud. »

Monique Degrave
auteure des Chemins d’Alphonse Daudet, présidente de la fédération « Éternel Alphonse Daudet »

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Alphonse Daudet-Nimes
 «  Tout petit, je jouais à la marelle sous la Porte d’Auguste, aux osselets dans les Arènes et sur les marches du Temple de Diane »

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Le saviez-vous ?

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Alphonse Daudet a sa statue à Nîmes, square de la Couronne. Réalisée par Alexandre Falguière, il s’agit de la toute dernière œuvre du sculpteur, malade. Inachevée, il lui manque une main et c’est Armand Bloch qui termine le monument, inauguré en grande pompe le 8 avril 1900 en présence de sa veuve et de ses enfants. Alexandre Falguière meurt onze jours après. La même statue se trouve au bas des Champs-Élysées.

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