LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

Vivre Nîmes

Les trois piliers

Les trois piliers

À la croisée des quartiers Cadereau, Alouettes et Camplanier, le secteur des trois piliers présente un dénominateur commun : la Route de Sauve, l’une des plus grandes traversantes de Nîmes, entourée de collines et de vallons baignés de végétation.

Les Trois piliers de la Route de Sauve, désignés « quatre pilons » avant que l’un deux ne disparaisse sans laisser de trace,

ont longtemps été sujets à interprétation, pour les historiens comme pour les quidams. Des cartes postales du début du XXe siècle prétendaient même que ces vestiges énigmatiques étaient d’origine antique. Léon Ménard, au XVIIIe siècle, les confondit avec les gibets de potence médiévaux, les « fourches patibulaires » ou « carafrach », où l’on pendait les condamnés et laissait à leur triste sort leur corps supplicié. Or ces dernières existaient bien mais sur la route d’Alès, face au bois des Espeisses. Il s’agirait plutôt d’une croix couverte, édifice religieux du Moyen Âge : une croix entourée de quatre piliers et couverte d’un toit, près de laquelle brûlait une lampe le soir.

Début XXe, un petit tramway passait devant les piliers pour rejoindre Castanet, avant que l’on agrandisse la route en 1959 et que l’on déplace ces trois colonnes près de l’église Saint Joseph*.
* D’après Nemausensis.com

Le Carmel

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Le couvent des Carmélites de Nîmes ayant été bombardé pendant la guerre, les religieux s’installèrent au sommet du chemin du belvédère, dans une construction refaite à l’identique dédommagée par l’État. À la fin des années 1980, la Ville rachète le site et le transforme en centre aéré. Sur le temps scolaire, c’est l’École de plein air des enfants malades qui y tient ses activités.

Les cartes imaginaires de Paul Rieu ont tout de vraies.

Madeleine Sallès, Présidente du comité de quartier Alouettes, 29 chemin du Puits de Roulle. Ses parents s’installent et construisent sur ce terrain en 1950, à une époque où la colline est couverte de prés et clairsemée de modestes mazets sans eau ni électricité. « Les gens venaient avec un vélo et une carriole pour entretenir les jardins. » Puis est construit Valdegour : le projet initial prévoit l’aménagement du versant nord jusqu’à la route de Sauve. Il sera longtemps différé, les lieux restant figés sous la forme d’une ZAD pendant trente ans. « On ne pouvait pas vendre, ou seulement à l’État, ni agrandir les maisons. » Un éco-musée de garrigue est envisagé, le site sert un temps de balise pour l’aviation civile. C’est un projet d’éco quartier de 150 logements qui finalement devrait voir le jour. A l’issue d’une étude faune et flore, quelques espèces végétales remarquables ont été prélevées (tulipes, roses…), multipliées en pouponnière puis replantés sur une zone réservée au Mas d’Escattes.

Maryse Fauquier, la culture du bénévolat, 5 chemin Henry Appy. Cette professeure de biologie à la retraite s’investit tout azimut dans le tissu associatif. Amoureuse du théâtre, elle fait partie du conseil d’administration de l’Association pour le Théâtre Populaire de Nîmes depuis plus de trente ans. S’étant mise sur le tard au saxophone, elle enfonce le bec au sein de la pena Hijos de Tuba. Une troupe qui reverse toutes ses recettes aux classes orchestres de la Zup et qui s’apprête à fêter ses 10 ans à Nîmes les 18 et 19 mai prochains. Animatrice sport senior santé pour l’association Olympe, qui compte plus de 1 000 adhérents, elle entraîne à la gymnastique volontaire, à la zumba et à la randonnée plusieurs fois par semaine.

Paul Rieu, cartographe de l’imaginaire, 16 rue Paul soleillet.  Sans doute le monde n’est-il pas assez grand pour cet infatigable voyageur. Non content d’avoir visité la quasi-totalité du globe, Paul Rieu invente de nouvelles contrées qui ont tout de vraies dans un réalisme troublant : archipels ciselés, reliefs variés, villes aux noms probables, drapeaux, réseaux routiers, ferrés, voies navigables sont délicatement tracés sur papier au crayon de cire. Des données démographiques, climatiques et géographiques tout aussi vraisemblables complètent ces œuvres. L’artiste a exposé plusieurs fois en Italie, pays bien réel de prédilection. Hasard, destin : il passait sur le viaduc de Gênes la veille de son effondrement.

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