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Pépinières Pichon : une concertation fructueuse

Pépinières Pichon : une concertation fructueuse

L’avant-projet d’aménagement de parc urbain sur les 14,5 hectares des anciennes pépinières Pichon a fait l’objet d’une large concertation dont le bilan a été dressé en décembre. Une Déclaration d’Utilité Publique va être lancée pour permettre à la Ville d’acquérir le terrain par expropriation.

Entre la gare de Nîmes et l’Autoroute A9, ce vaste terrain horticole privé, aujourd’hui à l’abandon, mérite une valorisation et une intégration urbaine à l’échelle du sud de la ville. Depuis 2016, la Ville a planché sur le sujet et élaboré un avant-projet ambitieux. L’attente des habitants étant au cœur de la réflexion sur le devenir de ce futur parc, la Ville a lancé une concertation dans le but de créer un dialogue sur les orientations d’aménagement à définir. Durant 8 mois, elle a suscité un réel intérêt et permis de réunir plus de 300 personnes au cours de réunions publiques, d’ateliers participatifs, de marches exploratoires ou encore d’avis recueillis en ligne sur le site nimes.fr. Construit à partir du XVIIIe siècle, le faubourg Richelieu présente un intérêt patrimonial certain, fort d’une identité ouvrière et cheminote. Conçu en îlots denses quadrillés par une trame de voirie orthogonale, où il est difficile de stationner, son habitat de plain-pied + un étage comporte souvent des cours et jardins intérieurs avec des logements en fond de parcelle. Durement touché par les inondations de 1988, situé en zone 100 % inondable à la confluence des cadereaux des Limites et d’Uzès, son parc s’est progressivement dégradé et paupérisé par endroits depuis cet épisode, avec des rez-de-chaussée parfois restés insalubres.

Les grands objectifs confortés

Habitants volontaires, représentants d’associations, de comités de quartier et de conseils citoyens ont formulé des recommandations et des suggestions, toutes collectées dans un document bilan. Ce dernier conforte dans sa globalité les objectifs initiaux, à l’exception quasi unanime du projet de construction de 65 logements en bordure de la rue Quatrefages. Compte tenu de l’opposition exprimée, la Ville a donc renoncé à ce programme.

Les idées exprimées :

– Une priorité : préserver et valoriser la richesse naturelle du site : gestion écologique, protection de la biodiversité, création de sentiers de découverte, de jardins pédagogiques, partagés ou solidaires, d’une maison de la nature sont proposées.
– Un parc conçu comme lieu d’activités, de rencontre, de détente et de mémoire : installation d’un kiosque guinguette, d’aires de pique-nique, de jeux pour enfants, de parcours santé et agrès fitness, organisation de festivals et d’expositions…
– Un parc accessible, sécurisé, fédérateur et connecté : ouvert aux modes actifs piétons et cyclables, permettant de relier le sud au centre-ville, accessible grâce à des parkings limitrophes. Les conditions de franchissement du boulevard Allende et la fermeture au public en nocturne sont en question.

EN SAVOIR PLUS

Marie Reine Delbos,

Adjointe au maire chargée de l’urbanisme

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Quel bilan dressez-vous de cette phase de concertation ?

Nous nous réjouissons du vif intérêt exprimé par les riverains, acteurs associatifs et plus largement la population, qui ont apporté leur contribution à ce vaste projet. Il traduit notamment une sensibilité aux thématiques environnementales et de cohésion sociale, et vient conforter notre démarche et les principaux axes d’origine du projet. Cela montre que nous répondons à une réelle attente.

Le programme de 65 logements est abandonné, qu’est-ce que cela va changer ?

Nous l’avions envisagé sur certaines parcelles constructibles pour répondre notamment à nos objectifs de création de 800 logements par an imposés par le Programme Local de l’Habitat, aussi parce que cela apportait une recette foncière permettant d’adoucir la facture de ce projet estimé à 15 millions d’euros. En l’abandonnant, nous suivons l’avis général, qui souhaitait valoriser le plein potentiel de nature et d’ouverture de cet aménagement. Cela fait aussi baisser le montant transactionnel de l’acquisition. Nous maintenons en revanche l’idée de transformer le mas de Maurice Pichon en petit hôtel de charme et lieu de restauration, car il nous paraît important de créer une activité sur le site.

« Dans une ambiance très constructive, ces ateliers ont permis d’associer divers profils, comme des étudiants paysagistes et des habitants. La préservation et la valorisation de la nature ont clairement fait consensus »

Clémence Souid-Poncelin,
chargée d’animer les ateliers
(société Lisode)
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14,5

hectares de parc gratuit pour le public

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15 millions d’euros

coût prévisionnel d’aménagement (hors traversée du périphérique)

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EN SAVOIR PLUS

BONUS

Portfolio des pépinières pichon

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