LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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La Gazelle

La Gazelle

Elle serpente sur un vallon en partant du chemin de Ventabren, desservant des maisons enveloppées de végétation et de petites impasses tranquilles, jusqu’à l’animée route d’Uzès.

Pour l’emprunter, évitez le 4x4, oubliez le SUV :

le passage est étroit et sinueux, comme un peu partout dans ce quartier autrefois peuplé de masets. À son débouché sur la route d’Uzès palpite le cœur de ce mini village dans la ville.

Primeur, pharmacie, tabac-presse, boulangeries, coiffeur, pizzeria, boucherie, agence immobilière contribuent à maintenir une activité commerciale de proximité digne d’une bourgade de la Vaunage, favorisée par les flux de piétons auprès des salles associatives et des écoles toutes proches.

Sans oublier les multiples professionnels de santé : du cardiologue aux infirmières en passant par l’ostéopathe, les habitants du quartier n’ont pas besoin de se déplacer pour se soigner, il y a tout sur place. Même nos amis les bêtes y ont une clinique vétérinaire !

Tram hippomobile
C’est à partir du XIXe siècle que le quartier a commencé à se développer : les habitants de l’Écusson viennent s’y ressourcer dans leurs modestes propriétés de garrigue le dimanche. Un tram à cheval avait été mis en place en 1880, électrifié vingt ans plus tard. Il fonctionnera jusqu’à la fin des années trente. En 1910, la création de l’école, qui accueille cinq classes, atteste de l’installation de populations. Depuis, le quartier s’est densifié et étoffé toute en conservant une vie de proximité chaleureuse.

« Origine du mot Gazelle : rien à voir avec le svelte quadrupède africain, il s’agit d’une déformation du toponyme occitan casela qui évoque une capitelle. Le Puech de la Cozelle est cité dès 1380 dans le compoix, cadastre de l’époque. »

S’il habite depuis plus de 32 ans dans le quartier, sa belle-famille y est implantée depuis très longtemps,
ce qui lui a permis de conserver de multiples témoignages de la Gazelle d’autrefois. Administrateur au comité de quartier de la Gazelle, une structure très active, avec ses ateliers et sa fête annuelle, ses diverses associations qui travaillent à créer des relations Intergénérationnelles par des manifestations communes, il est également bénévole de l’église du quartier, la paroisse Saint Vincent de Paul. « La Gazelle est un tout petit village à l’écart de la ville, séparé par le pont de chemin de fer jusqu’aux garrigues, il y fait on vivre. », déclare-t-il avec affection.

Bruno Coppola, bénévole multicasquettes

Association sportive historique du quartier, elle réunit depuis trente-cinq ans près de 200 adhérents qui participent à la dizaine d’activités proposées pour les adultes. En journée ou en soirée, selon les goûts et disponibilités, les habitants peuvent pratiquer la gymnastique, le yoga, la marche active, dans la salle de l’école de la Gazelle, ou le qi gong devant le petit chalet de la Gazelle. L’aquagym se déroule à la piscine Fenouillet, et certaines activités comme le pilates salle Jean Bouin. Bref jamais très loin. Car il y a plusieurs principes qui régissent la philosophie de Gym Gazelle : rester à l’échelle du quartier, ne pas augmenter le nombre de ses adhérents au-delà de ses capacités et fidéliser ses intervenants de qualité.
Dominique Chavan, présidente de l’association Gym Gazelle


Des « fans de récup »

Depuis quatre ans, elles se réunissent chaque jeudi dans le petit chalet de la Gazelle, micro-salle municipale réservée aux associations, pour y confectionner toutes sortes d’objets utilitaires ou décoratifs à partir de matériaux de récupération. Vieux sacs, calendriers en carton, chutes de tissu, tout est bon pour être reconverti en une création unique et originale. L’étendue de la créativité des fans de récup est sans limite, en témoigne leur page Facebook. Ces objets de qualité seront présentés lors du salon Nimagine 2019, en attendant l’équipe espère être sélectionnée au concours de sacs Créativa de Montpellier. « C’est un passe-temps, nous prenons plaisir à nous retrouver et cela vide la tête », plaisante la présidente Anne-Marie Costantini. Tous les jeudis de 13h30 à 17h30 au chalet de la Gazelle.  fan de récup, 06 34 95 85 21/06 07 01 02 10
Anne-Marie Costantini, présidente de Fan de récup

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