LE JOURNAL D'INFORMATION DE LA VILLE DE NÎMES

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Promenade dans la rue des Moulins

Septembre 2018

D’elle on dit que c’est la plus jolie de Nîmes. Ponctuée de tours d’anciens moulins à vent, au sommet d’une crête surplombant un rocher vieux de 125 millions d’années, la rue des moulins fait figure de petit Montmartre local, au cœur du quartier Croix de Fer. Découverte et rencontres.

Cette rue est située le long
d’une crête sur la colline

au soleil ?) ou « colline des Moulins »,en référence aux nombreux moulins à vent qui y étaient installés et dont demeurent, dans des propriétés privées, quatre tours à quelques centaines de mètres l’une de l’autre. On l’appela aussi Mont du Martyre, en souvenir de St-Baudile qui y aurait été supplicié à la fin du IIIe siècle.

L’oratoire du premier prêcheur du Christ à Nîmes, placé en contrebas sur la rue des trois fontaines, aurait été édifié sur le lieu de sa décapitation, et, comme dit la légende, sa tête en rebondissant au sol, aurait fait jaillir trois sources dotées de dons miraculeux pour diverses maladies : de peau, des reins, oculaires et serait même bénéfique pour les estropiés !

Limite de la ville romaine

Sur cette zone en hauteur propice à la surveillance longue portée pourrait bien être passé le rempart romain. Le tracé est incertain : la rue s’est appelée « ancien mur de la ville », tout comme la rue Démians, qui la prolonge.

Les moulins à vent couvraient depuis le Moyen-Âge les collines de la Tour Magne jusqu’au Mont Duplan. Cette zone délaissée par les cultures servait aux lavandières à étendre le linge. Au XIXe siècle, la Ville tente d’acquérir tous ces moulins, dont certains serviront de télégraphe durant la deuxième guerre mondiale.

Georges Chouleur

« J’aime cette rue parce qu’elle est calme, mon voisin élève même des oies. Et je vais en ville à pieds, c’est pratique. » Georges Chouleur s’est installé il y a trois ans dans sa mini « maison des cochons » comme il l’appelle, un mélange parfait entre le mazet et la maison troglodyte grecque, prenant la succession du musicien et producteur Mathis Haugh. Journaliste et formateur à la retraite, il est le fils de l’architecte et résistant nîmois Georges Chouleur, à qui l’on doit notamment le bâtiment Pablo Neruda. Membre actif de l’association Post Scriptum pour laquelle il mène des ateliers d’écriture et des ateliers de lecture à haute voix, il participe à Nîmes à la création de spectacles chez des particuliers, dans des bars ou encore tous les 3e mardis du mois à l’Instant T. Il est aussi président de l’association Nîmes Boxe. 

Mauricette et Jean-Claude Lautrec

« C’est la campagne à dix minutes de la Coupole. Pourvu que cette rue ne change pas, surtout. » Habitant les lieux depuis 1980, ce couple de retraités amoureux des chats et aficionados dans l’âme apprécie son cadre de vie et la convivialité du voisinage. Jean-Claude a fait quelques recherches généalogiques et s’est même trouvé des ancêtres nîmois jusqu’avant la Révolution, quartier Placette. Tous les deux sont très impliqués dans la vie associative : Mauricette s’investit chaque semaine à la Table Ouverte, auprès des sans-abris, quartier Richelieu, tandis que Jean-Luc accompagne bénévolement les interventions de prévention routière dans les établissements scolaires et gère en tant que trésorier la bodéga del Pilar.

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