L'ACTUALITÉ DE LA VILLE DE NÎMES

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Ancien Palais de l’Évêché datant du XVIIe siècle,
le bâtiment est classé au titre des Monuments historiques
depuis le 18 mars 1986.

Le Musée

du Vieux Nimes
a 100 ans

Le Musée du Vieux Nîmes, installé dans l’ancien Palais épiscopal, fête le centenaire de son ouverture au public. Pour cette célébration, deux expositions permettent de retracer l’histoire de l’institution et l’action de son fondateur, et mettent en lumière la richesse de ses collections.

Juin 2021

La première de ces expositions est un hommage à une personnalité entreprenante et attachante, celle d’Henry Bauquier (1873-1952), fondateur et premier conservateur du musée entre 1920 et 1952. À sa prise de fonctions, Henry Bauquier rédige un règlement constitutif définissant les buts qui sont assignés au musée : « Le musée du vieux Nîmes se préoccupera surtout de réunir les documents relatifs à l’histoire administrative de la ville et du département, à ses industries particulières, à ses mœurs et ses coutumes. » Dès 1921, les collections sont riches et diversifiées : Bauquier n’a eu de cesse de solliciter son entourage proche afin de rassembler des collections, réceptionnant en décembre 1920 avec le Comité d’organisation du musée les dons des premiers souscripteurs et donateurs. Il fait lui-même partie des premiers, en offrant 35 pièces de ses collections personnelles. En 1924, l’axe de la collecte que mène Henry Bauquier est bien défini et s’organise autour de trois sections principales : une section historique réunit de nombreux documents iconographiques concernant Nîmes et sa région ; une section industrielle autour d’une collection de textiles qui doit montrer le rôle essentiel que la fabrication et le commerce des étoffes ont tenu dans les activités économiques nîmoises, du Moyen Âge au début du XXe siècle ; une section dite ménagère qui est constituée de mobilier et d’un ensemble de céramiques issues de l’Uzège. Après la mort d’Henry Bauquier en 1952, le Musée du Vieux Nîmes continue son développement selon l’orientation voulue par son fondateur, tout en diversifiant et en complétant les thématiques d’origine. Tous les domaines se trouvent peu à peu représentés, traitant de la vie quotidienne, administrative, sociale, culturelle, économique, politique ou militaire de Nîmes et de sa région.

Objets insolites

C’est à cette diversité, comme à la richesse des collections que s’attache la deuxième exposition, sous le titre de « Cabinet de curiosités ». Des crocodiles, des crèches, un chat habillé en homme, un trombone à gueule de monstre, un plastron d’armure, des casques de pompier, des chaises à porteur, un télescope grégorien, de la numismatique aux plaques muletières et autres lanternes magiques et appareils photographiques, la liste des collections pourrait se décliner tel un inventaire à la Prévert, tant elles sont riches et diverses. Conçue pour en faire découvrir au grand public les multiples et singulières facettes des collections, l’exposition met ainsi plus particulièrement en exergue la présentation d’objets insolites et d’œuvres habituellement en réserves.


POUR EN SAVOIR PLUS
Musée du Vieux Nîmes
Place aux Herbes 30000 Nîmes
musee.vieux-nimes@ville-nimes.fr
Contact : 04 66 76 73 70

6 000

pièces textiles.

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575

pièces de mobilier.

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1 240

objets en céramique.

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5 000

documents iconographiques.

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L’IMPORTANCE DE L’INDUSTRIE TEXTILE NÎMOISE

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La place du textile est bien attestée dès l’ouverture du musée par des châles de fabrication nîmoise, des fragments d’étoffes, tentures, panneaux et tapisseries d’ameublement. Des enrichissements successifs dus à des dons de particuliers, de fabricants nîmois mais aussi d’acquisitions de pièces montrant l’évolution de la mode au travers de différentes époques. Au début des années 1990, le musée pose la question de l’origine nîmoise du jean et du denim. Levi Strauss aurait en effet acheté dans un comptoir new-yorkais un ballot de toile en provenance de Nîmes dont il se serait servi pour fabriquer les premiers pantalons appelés à devenir le pantalon jean. Légende ou vérité, le terme Denim reste désormais lié à la Cité des Antonins. Remarquable par sa diversité et sa richesse, le fonds textile du Musée du Vieux Nîmes, estimé à près de 6 000 pièces, éclaire toute l’histoire industrielle et manufacturière de la ville, celle qui pendant plus de quatre siècles a conféré à la capitale gardoise un rôle de premier plan en Languedoc.

HENRY BAUQUIER, REPÈRES BIOGRAPHIQUES

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Après des premières années de formation dans sa ville natale, Henri Jules Marie Joseph Bauquier (qui transforme son prénom en Henry), né le 29 mars 1873 à Nîmes, abandonne les études pour s’engager dans l’armée. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1917 après une carrière dans l’infanterie et sa participation aux combats de la Grande Guerre en tant que capitaine. En parallèle et dès 1897, Bauquier écrit et fait publier des contes, poèmes et tragédies. En 1898, il entre au Petit Méridional dont il sera le correspondant et le publiciste entre 1902 et 1933. À ces activités, Henry Bauquier adjoint rapidement celles de chercheur, historien mais aussi collectionneur. Engagé en politique aux côtés de Josias Paut qui est élu maire en décembre 1919, il est nommé second adjoint et délégué à l’Instruction publique et aux Beaux-Arts. C’est un homme public dont l’entregent et le dynamisme vont faciliter le développement rapide du Musée du Vieux Nîmes. Il en sera le conservateur entre 1920 et 1952, devenant, en 1939, conservateur des musées de la ville. Henry Bauquier meurt à Nîmes en décembre 1952.


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